CHAPITRE III. — L’INDUSTRIE DU BOIS ET LES CHANTIERS
le gaspillage, les insectes, les maladies cryptogamiques et les défrichements occasionnent.
Il faut bien convenir que les divers gouvernements qui se succèdent régulièrement depuis un siècle se sont rendus coupables d’une inexcusable négligence en ne reboisant pas méthodiquement nos forêts ruinées, sinon partout, du moins dans les régions accessibles. Nous nous trouvons aujourd’hui en face d’une tâche qui décourage les plus optimistes patriotes. Le beau bois de construction devient très dispendieux et ne se trouve plus en abondance que dans la Colombie britannique.
L’industrie forestière qui constitua, durant tout le siècle dernier, la principale richesse du Canada, et dont le chiffre d’affaires s’élevait encore, en 1921, à 254 millions de piastres, mérite bien que nous lui consacrions quelques pages.