‹ Le Canada héroïque et pittoresqueChapitre 103 sur 225 · LIVRE · texte numérisé non relu

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des rôtis de chiens, de rats musqués, des fritures de civettes et de serpents à sonnettes qui abondaient alors dans ces parages \ »

En 1806, Philémon Wright, alléché par le haut prix qu’avait atteint le bois, grâce au blocus continental établi par Napoléon 1er contre l’Angleterre, eut l’idée de génie de faire descendre à Québec, par le flottage, des radeaux de bois de charpente ou bois carré. 11 lança donc sur l’Ottawa sa première « cage » descendue de la rivière Gatineau, laquelle franchit heureusement les rapides du Long-Sault et parvint à bon port à Québec. L’épreuve était décisive. En 1823, plus de 300 cargaisons furent conduites ainsi dans le port de Québec, qui devint le plus grand marché de bois de l’univers. Douze cents navires montés par quinze ou vingt mille hommes le visitèrent dans une seule année.

Les booms ou estacades s’étendaient alors, sur la rive sud, depuis St-Romuald jusqu’à Lévis et, sur la rive nord, depuis Sillery jusqu’au Sault-Montmorency. Tous les vieux Québecquois se souviennent d’avoir admiré ces innombrables pièces de bois que des centaines de voiliers, flottes de printemps et d’automne, venaient charger et transporter en Amérique et en Europe. C’était le bon temps, comme on dit.

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