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CHAPITRE V. — UNE PAROISSE CANADIENNE URBAINE

Grand’messes : pour la fabrique . 1.00

Sépultures d’enfants : pour la fabrique. . . . 0.50

» d’adultes : » $ 2.00 à $ 12.00, selon la classe.

Par journées d’église on doit entendre une souscription correspondant au salaire d’une ou de plusieurs journées de travail, à laquelle s’étaient engagés, pendant cinq ans, un certain nombre de paroissiens, au bénéfice de l’église. Ils ont tenu fidèlement leur promesse.

La collecte pour le chauffage de l’église se fait chaque année à domicile par des zélateurs. Au Canada, dans les villes, du moins, l’église est chauffée jour et nuit pendant plus de six mois, lourde charge à laquelle on subvient par une contribution particulière.

Les quêtes du dimanche sont satisfaisantes ; elles produisent en moyenne quatre piastres par dimanche, ce qui s’explique par la générosité proverbiale des ouvriers. Le curé de Saint-François, cependant, ne parle jamais d’argent en chaire.

Le produit de la vente des cierges devant la statue de saint Antoine est également une source appréciable de revenus : $ 178.90.

Les salles du soubassement louées aux diverses sociétés paroissiales rapportent $ 53.25 à la fabrique. Quant aux contributions des enfants de chœur, $ 10.25, elles sont consacrées à l’entretien de leur vestiaire. Tels sont les principaux chapitres du budget des recettes ordinaires. Les deux articles dont il nous reste à faire mention, ont, au contraire, un caractère transitoire. La lumière électrique ayant été introduite dans l’église au prix de $145, il fallut pourvoir à cette dépense de luxe ; on eut recours, pour cette fin, à une souscription publique et à des fêtes. Deux soirées dramatiques furent données dans le soubassement par les jeunes gens de la

paroisse, avec plein succès.

Dépenses.

Droit cathédratique . $ 75.18

Intérêts de la dette . 525.87

Vin et hosties pour la messe, deux prêtres. . 52.00

Luminaire . 87.40

Charbon : 22 tonnes à $ 6.00 . 133.68

Peinture au toit de l’église . 114.50

Réparations au clocher . 25.07 •

Réfection des escaliers et de la plateforme. . 54.10

Réparations ordinaires . 14.45

Lavage et blanchissage . 18.00

Salaire du bedeau : $ 15.00 par mois. . . . 180.00

Appareil de lumière électrique. ..... 145.00

Dépenses diverses . . 55.75

Amortissement de la dette . 686.86

Total . .$ 2,1 67^86

Reste en caisse. ... $ 0.00

Examinons ces dépenses comme nous avons fait des recettes.

On entend par droit cathédratique une taxe de dix pour cent prélevée sur la vente des bancs, dans tout le diocèse, au bénéfice de l’Ordinaire. Chacun sait que l’évêque a la charge de toutes les œuvres diocésaines. Le droit cathédratique constitue sa principale source de revenus.

Nous avons calculé la dépense du vin de messe pour deux prêtres, car, quoique le curé n’ait point de vicaire, un prêtre étranger dit la messe dans son église chaque matin.

Nous avons vu, plus haut, que certaines dépenses ont un caractère extraordinaire : l’installation de l’éclairage électrique, par exemple. Il convient d’y ajouter le coût de certaines réparations et de la peinture du toit. On peut faire de ce chef, dans un budget ordinaire, une économie de deux cents piastres.

En revanche, plusieurs dépenses ordinaires sont loin d’atteindre leur chiffre normal. La fabrique étant pauvre, le curé a recours à une foule de bonnes volontés ; des personnes généreuses se chargent de bien des petits travaux de sacristie ; les chantres, l’organiste ne sont point rétribués ; le bedeau cumule les fonctions de sacristain et de serviteur du prêtre, et en reçoit, pour sa peine, outre son entretien, un surcroît de salaire mensuel de dix piastres.

Telles sont les industries qui ont permis à la paroisse Saint-François, sans recourir aux grands moyens, nous voulons dire aux pique-niques ou aux bazars, d’amortir, dans une seule année, sa dette de sept cents piastres. Dans ces conditions nous en verrons sous peu la liquidation complète.

Si, maintenant que nous avons pris connaissance du budget de la fabrique, nous désirons savoir quels sont les revenus du curé, en voici le tableau :

Support . $431.00

Casuel . 276.00

Honoraires des messes basses . 150.00

Total . $ 857.00

Par support on entend la contribution que doit au prêtre chaque famille catholique. En voici le tarif : pour une famille, deux piastres ; pour un jeune homme indépendant, une piastre. A ce compte la paroisse Saint- François devrait à son curé, rien que pour les familles, $ 660.00 de support. Mais le prêtre est un bon père, comme il convient ; non seulement il ne réclame rien des pauvres, mais il leur distribue $ 335.00 d’aumônes tirées du tronc de saint Antoine. Le casuel se décompose comme suit : 88 baptêmes : une piastre d’offrande ; 20 mariages : cinq piastres d’honoraires ; 46 sépultures, avec un tarif variant de vingt-cinq contins à cinq piastres ;

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