CHAPITRE X. — LA CHASSE AU CANADA
ces conditions, les trappeu-rs de race blanche aient renoncé presque totalement à un métier qui ne payait plus, et que nos tribus sauvages en aient accaparé le monopole.
Ces pauvres gens se partagent, par familles, les solitudes du Labrador, de la Baie d’Hudson et du Nord-Ouest, visitant régulièrement, l’hiver, leurs pièges, levant les peaux, renouvelant les appas.
Au printemps , ils reviennent à la côte, vendent leurs prises aux postes ou forts de traite, achètent les effets qui leur sont nécessaires pour l’année nouvelle, et accomplissent leurs devoirs religieux.
Parmi les principales Compagnies de fourrures citons, en première ligne celle de la Baie d’Hudson, puis les Révillon, de Paris.
Les chiffres suivants, tirés de l’Annuaire fédéral de 1922, nous renseignent sur le nombre des fourrures enregistrées dans l’année 1921.
Castors
Visons .
Ours
Martres ....
Renards
Rats musqués . . .
Chevreuils
Autres peaux . . .
Loutres
Valeur totale :
Notons que cette évaluation, faite par le gouvernement, est de beau-
coup inférieure
aux prix des marchés
d’Europe et d’Amérique.
Prix moyen de chaque espèce de fourrure :
Un Pékan
Un Ours . . . . .
Vison
Castor ....
Martre
Lynx .
Loutre
Rat musqué . .
Hermine
Écureuil . . .
Caribou
Lièvre ....
Orignal
Loup .
Chevreuil
Ranards.
Un Renard rouge .
blanc
bleu