MARTVRE DU P NICOLAS VIEL
NEOPMYTE AHUN amta ATLETE
Jeanne Mance et les Hospitalières de Saint-Joseph soignant les malades — 1642
ous sommes à la porte d'une modeste habitation à laquelle conduisent des gradins en bois. C’est le premier hôpital de Montréal.
Jeanne Mance, qui n'était pas religieuse (elle est en effet habillée comme une dame du monde mais simplement), reçoit un enfant malade qu'une Hospitalière lui amène. C'est le groupe central. A droite, une autre Hospitalière porte un bol de bouillon ou de tisane. Plus bas, près d’un sauvage mourant, une autre sœur dit les paroles qui consolent. Sur le bord des gradins à gauche, en montant vers le groupe central, Lambert Closse avec Son arquebuse et près de lui sa chienne Pilote, C'est en cas d'alerte sans doute, On voit des tentes dans le voisinage. La montagne se dessire au loin, et, à son sommet, paraît la croix qu'y plunta Maisonneuve. Une éclaircie vers le ciel, en haut, à gauche, permet au soleil d’apporter l’un de ses rayons. Il donne en plein, l’aureolant, sur la belle tête de Mile Mance, dont là physionomie, dans cette attitude penchée vers la souffrance, paraît si douce et si bonne.
L'abbé Elie-J. Auclair
Jeanne Mance and the Sisters of Hôtel-Dieu with their sick persons --1642
mn a n w & w < & rm © w w
+ o z a us n ©]
et SAINT
ANCE s
Consécration des Associés de Montréal à la Vierge Marie
es dames illustres, les seigneurs et les prêtres qui ont fait ce rêve de fonder dans une île du Canada sauvage une ville, sous le doux vocable de ‘‘ Ville- Marie ””, sont venus ce matin du troisième jour de février 1641, à l’église cathédrale de Notre-Dame de Paris. Convaincus de la grandeur de leur projet, si hardi qu’on l'appellera, ‘la folle entreprise ””, ils ont voulu réclamer pour leur œuvre auguste l’aide du Dieu vivant et la protection de la Dame du Ciel.
L’inspirateur de cette pieuse démarche, le vénérable M, Olier, ayant dit la messe à l'autel de la Vierge et communié les personnes présentes, s’est tourné, ainsi que les membres de l’illustre Compagnie, vers la statue de la Madone pour lire l’acte de consécration. Près de lui, à sa droite, on voit debout M. de la Dauversière, et, à genoux, M. de Bretonvilliers. A sa gauche, apparaît, un genou en terre, M. de Lauzon, puis, au premier plan, Mme la duchesse de Buillion et une dame de compagnie.
Sur ie groupe recueilli et la perspective harmonieuse des colonnes glisse la gloire d’une lumière d’or. Une tervente prière monte de toutes ces Âmes vers la Vierye. M. Olier, les bras tendus vers la Madone, requiert son divin secours.
C'est l’heure sainte où s’affirme ie rèune du Seigneur Dieu. Toi, qui bientôt sur le bord du grand Fleuve, par mi ies chênes d’Hochelaga, élèveras ton premier temple, toi, Ville-Marie, aujourd’hui le Très-Haut te fonde spirituellement dans l’âme ardente de ces chrétiens. O Ville sainte, tu es née, selon les desseins du Ciel, et par toi, sur le royaume mystérieux des peuples sauvages, ravonnera le parler de France, l'Evangile du Christ et l'honneur de Notre-Dame.
Albert Ferland
The Venerable M. Olier consacrating the Associés de Montréal to the Blessed Virgin in the church of Notre-Dame de Paris
3 February 1641
€ s eo z o = :
LFOSSE Ennec
socié SF dernier EORGES DE
M OLIER, conse . a
+ Léa
n est au pays des Hurons, les sauvaves @ froquois tourmentent les pauvres Pères.
De Brébœuf, srandet robuste, un ath'ete aux muscles solides dont la tête dépasse celles de tous ceux qui l’entourent, est là, au centre du tableau, les mains attachées au poteau, et vivement éclairé par les reflets sinistres d’un bûcher allume tout près. Trois ou quatre sauvages, à la face cruelle et au sourire satisfait, s'acharnent sur lui. L’un lui attache au cou le collier de haches rouvies au feu, f’autre lui brûle la poitrine avec un tison, un troisième attise le feu, un autre encore, plus grand, au bas, à gauche, ricane et semble insulter à la victime: ‘‘Ah!tu voulais nous baptiser, attends un peu!” Et il fait le geste de se saisir d’une marmite d'eau bouillante qui est là pour la lui jeter à la fivure. Sous l'insulte et dans la souffrance, le martyr reste calme et impassible, ainsi que le veut l’histoire. Sa figure sereine. où pas un muscle ne tressaille, offre avec celles de ses bourreaux si pleines de férocité le contraste le plus saisissant, Les sauvases pourront tout-à-l’heure se partager son cœur et le dévorer, il est plus grand et plus brave qu'eux tous celui qui regarde au ciel et qui prie. Un peu plus loin, attaché au poteau également, on voit le Père Lallemant, Ses yeux sont tournés Vers SON COMPagnon. H s'encourage sans doute auprès de sa vaillance, On devine plutôt qu’on aperçoit ceux qui le torturent, C'est dans la forêt, au jour tombant, Des arbres abritent cette scène terrible, Ils sont en partie éclairés par la lueur du bûcher. Sur le fond , à gauche, une éc happée vers le ciel permet de distinguer au loin quelque chose comme un tort de pieux, puis les nuages que dore le crépuscule.
L'abbé Che Auclair
The Martyrdom of the two Jesuits Fathers Brébœuf et Lallemant --1649
JESUITET. GRESOLUF ET LALLE 6 à D'APRÈS LE tami£au