I.K Canada li.i.i sirk
Or, il \' a au moins \ii)^M ciik] districts ou caiiips I ..i ] ni kIiu t ion totale de l'ari^ciit en igi i s'est
iiiiiiit is dans la proxiiuc (]ui se p.irt.ij^ciit 1rs trois ('levée an (anada à },2,/^(>,j^<^ onces, évaluées ■chaincs (!(> montaj^iies colonihienncs depuis la froii- $ I7,45\1'S.
I icre aiiicncaine jusqu'à Atlin sur la frontière du \'ul<oi) ; on peut en ( oih lure (jue les minerais arj^en-
Klt HK IH.ON DE QIARTZ A PORCrPINE.
tifères sont extrêmement nombreux et que l'avenir réserve peut-être des surprises. Les principaux districts du Kootenay Ouest ont été découverts par un Canadien français du nom de Joseph Bourgeois; la majeure partie des mines métalliques colombiennes contiennent de l'argent, mais cette richesse minière, reconnue par les explorations du Ministère fédéral des Mines, est à peine exploitée. Il est probable que le développement industriel de la Colombie Britannique va prendre un essor considérable avec les chemins de fer nouveaux et l'ouver-
(x)balt (Jntario; entre dans ce (liiKre pour 3(),76i,(kj() onces, la Colomlne linlamnipie |)our i,gi(),323, le Yukon ])()ur .So.jfxj et la province de Ouébec pour i<S,435 onces.
C()I5ALT. - — En 1903, on construisit le chemin de de fer de Temiscamingue et North Ontario et l'on découxrit les gisements de Cobalt (Ontario); on ( rut d'abord à un accident géologique sans imporlaiire. Dans l'été de 1905, M. Obalski, ancien surintendant des mines de la province de Québec, constatait la présence, à la place même où s'élè\-e la \ille de Cobalt, de (]uatre tentes habitées par quelques prospecteurs travaillant à la main pour décou- \rir les filons d'argent. A l'automne de IQ06, quinze à seize mois plus tard, il y revenait ])ar un chemin de fer nouvellement construit et trouvait une ville déjà organisée contenant une i^oj^ulation de plusieurs milliers de mineurs, deux hôtels, deux banques, une douzame de magasins et une agglomération de cabanes et de tentes dressées autour des constructions de pierre qui s'élevaient avec ime ra]Mdité fébrile. Aujourd'hui, Cobalt a près de dix mille habitants, ses maisons sont construites avec tout le confort moderne, les trains de luxe y arrivent de Montréal et de Toronto, et un tramway électrique la relie aux villes voisines de Haileyburg et de New Liskeard, cette dernière située sur le lac de Temiscammgue.
On sait quels événements extraordinaires accompagnèrent les débuts des mines de ce district. On y trouva d'abord le cobalt en grandes quantités, ce cjui motiva le nom de la ville; bientôt la richesse
COBALï, VUE GÉNÉRALE.
ture du canal de Panama, mais on peut dire qu'un siècle d'efforts constants ne suffira pas pour exploiter sérieusement toutes les mines de la chaîne des Cascades, des Selkirk, des Montagnes Rocheuses et du Cariboo.
des minerais d'argent natif attira la foule de» prospecteuîs ; ils se ruèrent sur tout ce territoire qui fut immédiatement loti en claims que la spéculation s'arracha.
De nombreuses sociétés se créèrent nominalement.
Li-: Canada Iliastrk
avec (le ^ros capil.iiix représentés piir des .u lituis de $ I. sur lesquelles lo cents étaient versés. Ces petits papiers circulaient de main en main, portant avec eux l'espoir des trésors d'argent que rencontraient quelques conij^agnies ])rivilégiées. Leur prix s'élevait à chaque échange s.ir des nouvelles plus ou moins véridiques, et montait à p'iusieurs fois leur valeur nominale, jusqu'au jour où il apparaissait qu'aucun minerai n'existait sur la propriété. De grosses pertes furent ainsi infligées aux spéculateurs de Londres et des autres marché? européens qui calmèrent la fièvre de l'argent. Cobalt eut mauvaise réputation et les titres miniers nouvellement créés ne trouvèrent ]ilus d'acheteurs.
visite à la plus riche nnne d'argent (Ju iiujnde, ce qui était exact à ce moment. Il a regardé attentivement les mines Ni]iissing, La Rose, Mac-Kinley, Darragh, Buffalo, l'niversily, et ce qu'il a constaté à la Nipissing est bien fait pour surprendre. Dans des tranchées à ciel ouvert jirofondes de quelques mètres, on voyait des veines d'argent qui brillaient dès qu'on les frottait un peu. Il a arraché de la veine une feuille d'argent qui s'est détac liée à la main comme une feuille de plomb malléable. Dans des tranchées profondes seulement de 18 pouces, il constate des veines très minéralisées d'un ])ied de puissance.
Il visite la Nipissing avec le directeur, qui lui
Rie PRLNCIl'ALE DE COBALT.
La région des raines de Cobalt n'est pas très étendue; toutes les grandes découvertes ont eu lieu dans un périmètre de 24 kilomètres de longueur sur 16 de large, dont le petit lac de Cobalt occupe le milieu. Au nord-ouest du lac se trouve la ville de Cobalt, au nord-est la mine de La Rose, au sudest la Nipissing qui occupe presque toute la rive de ce côté, au sud-ouest la Mac-Kinley. Les terrains de la ville même et de ses alentours appartiennent aux mines Trethewey, Townsite, Buffalo, etc. Les filons se prolongent sans doute sous le lac.
En 1906. deux ans après les premières recherches, M. Barret visitait le camp de Cobalt et laissait une relation intéressante et enthousiaste de sa
fait voir la bonanza ou veine 49, et l'on en sort devant lui une pépite de 3,000 onces en forme de poire qui vaut $ 10,000. En moyenne, la veine 49 ou bonanza contient 6 à 10,000 onces d'argent à la tonne (250 kilos) ; les veines 35 et 27 n'en contiennent pas beaucoup moins; les veines de première classe contiennent de 1,500 à 2,200 onces et les veines de deuxième classe payent toutes les dépenses d'exploitation. li remarque que sur plusieurs points la roche minéralisée émerge de 5 à 6 pieds au-dessus du sol, montrant ses veines métalliques qu'il faut être aveugle pour ne point voir. Mais on lui explique que les bûcherons ne venaient dans ce désert qu'au moment où la neige recouvrait tout d'un manteau blanc de plusieurs pieds d'épaisseur.
I )cs li.irils pliMiis (le iiiiii("r.ii .itkMulciil le (irp.irt cl M. lî.iiicll i('ni,ii(|iic (|n',iii In.i^con rejette be;iu- ((iii|) (1(> t l'.iiMiicnis (pii |).iit(iut iiillciirs sorjiicMit <Mi\ (i\ es à la lunlc.
M. lis les veines sonl irrrj^ailirres ; elles varient de iHK'Ulues pouces à plusieurs pieds de ])uissan(e; elles s(Mit éparses et se croisent sans direction. Tilles forment ainsi des ]X)ches, ]nus disparaissent pour re])araître ailleurs.
Mn 1906. il y avait une vingtaine de mines ouvertes partiellement qui toutes «n étaient encore à leurs débuts, mais elles avaient déjà produit de grosses quantités du plus pur argent qu'on ait vu.
M. Barret interroge et enquête; il veut savoir si le gisement se continue plus loin en surface et plus lom en profondeur. C'est le secret de l'avenir. On a trouvé du minerai à 15 milles au nord du lac et la Casey Cobalt Mine y travaille une veine qui donne de 12 à 33 o/o de cobalt et 40 0/0 de nickel ; on l'a tracée sur quelques centaines de pieds.
D'autres découvertes paraissent avoir été faites à l'ouest, dont nous avons parlé à propos des quartz aurifères de Chibogamo.
Sur les débuts de Cobalt, il y a des romans nom.breux qui sont en partie de l'histoire et deviennent des légendes.
Les trois hommes qui ont trouvé le gîte de Cobalt sont un forgeron du nom de La Rose et deux bûcherons : Mac-Kinley et Darragh. Tous trois ont donné leurs noms à des mines qui sont restées florissantes.
En juillet 1903, La Rose, Canadien français, se trouvant sur la rive sud du lac Cobalt, aperçoit un renard et lui jette un marteau qui frappe la roche et fait scintiller l'argent. Il croit trouver du plomb ! Puis, on raconte que La Rose vendit la moitié de ses clairns à un associé pour qu'il remplît à sa place les formalités légales, puis il vendit sa propre moitié pour 150,000 francs. La Rose ne savait pas lire. S'il eût su lire, il eût réclamé 320 acres que les concessions actuelles ont payés en moyenne $ 21,000 l'acre, au total $ 6,720,000 ou 34 millions de francs. Il ne réclama que 40 acres. Le filon de La Rose contient 3,000 onces d'argent à la tonne.
Un des premiers propriétaires cherche à vendre son claim $ 25,000 et personne ne veut le lui acheter; il trouve $ 400 pour y travailler, et avec ces $ 400 il réalise i million d'argent.
Pareille chance arrive à un autre qui ne peut vendre sa propriété au prix de $ 100,000 qu'il
(Iciiiandc; il se décide à tra\aillcr et en {juatre- \ingt-dix jours il arrive, avec six ou sc.\)\ 1ioiiiiik?s, à réaliser $ loo.rxx) d'argent.
M. (ieorges lî. Wyllie, ancien milicien, reçoit de l'Ltat \()() acres qu'il choisit dans le Townsite Ingram, à cjuelques milles du camj) iiiinicr. Il s'y rend a\'ec cjuelcjues ])arents et trouve un morceau d'argcMit natif gros comme une tête d'homme.
L'histoire de la Nipissing est plus normale. En 1904, cinq hommes font l'acquisition de 846 acres au cœur de la région de C(jbalt; ils se mettent au travail et adressent à l'automne quelques échantillons à M. E. P. Earle, à New- York, qui se décide à venir sur ]ilace et à acheter les claims qui appartiennent aujourd'hui à la Nipissing, dont il est le président.
Dejjuis 1904 jusqu'au 15 juin 1912, il a été expédié de Cobalt plus de 141,500 tonnes d'argent. Pendant le mois de décembre 19 12, 440,000 onces d'argent ont été retirées d'un seul filon de la mine Nipissing. Il apparaît que le dépôt d'argent de Cobalt est probablement plus riche que celui du Nevada Bonanza.
Actuellement, il y a dix mines princijjales à Cobalt, sur une quinzaine, qui produisent le dixième de la production d'argent du monde. Les derniers dividendes de ces dix sociétés ont été :
0(jm]iauiiies
Bcavor 5 1/2 0/0
BuflFalo 34 0/0
Coniagas 36 0/0
Crown Réserve .55 0/0
Kerr Lake 33 0/0
La Rose 8 0/0
Me Kinley-Darragh 50 0/0
Nipissing 30 0/0
Temiscamingue ig 0/0
Temiscamingue H. B i .Soo 0/0
Les expéditions de minerai pour le mois de juillet 19 12 se montent à 1,500 tonnes. Dans ce chiffre, la mine La Rose vient en tête avec sept w^agons d'une chargement total de 250 tonnes; la Nipissing vient immédiatement après avec six wagons et 207 tonnes ; la Townsite a fait pendant le mois de grosses expéditions, avec cinq wagons et 1S2 tonnes, tandis que les Sociétés Me Kinley- Darragh, Coniagas et Cobalt Lake sont également parmi les expéditeurs. Pendant la semaine close le 20 juillet, il a été expédié dix-huit wagons de minerai dont quatorze de haute teneur. Les expéditions de lingots se chiffrent par une valeur de $ 17,072. A ce dernier point de vue, c'est la Nipis-
Lk Canada Illustré
sin^' qui lient la lête, ses envois, depuis le CDinmeiiccnieiil de l'année, ayant atteint (»i).J3S kilos, d'une valeur de $ i.iJO.t)!;. La ("rown Reserve vient ensuite avec ().()7i kilos valant $ iK),i;5i. L'ensemble des expéditions de iinj^ots effectuées depuis le comniencenient de l'année 1912 jusqu'en juillet se totalise par ;^,ooo kilos valant $ 1.432,448.
Cuivre et Nickel.
Les gisements de cuivre existent dans presque toutes les j^rovinces du Dominion ; nous ne pouvons en donner ici qu'une idée succincte et rapide.
Dans la province de Québec, des exploitations existent à LTpton, Acton, Harvey-Hills et Capelton. La commission géologique a même émis l'opinion qu'on en trouverait jusque dans la Gaspésie. et M. Obalski, ancien surintendant des mines de la ]-)rovince, a indiqué une dizaine de mines susceptibles d'une ex]iloitation rémunératrice et dont les échantillons ont donné à l'analyse de beaux résultats. Cependant, la plus grande partie du cuivre de la province de Québec vient, comme produit secondaire, de l'exploitation de p}rites dont on retire l'acide sulfurique.
Autrefois, on a exploité les mines de l'est de Québec avec une certaine activité, lorsque le prix du cuivre se maintenait élevé et, en choisissant les minerais de haute teneur, on recueillait des bénéfices, mais les grandes mines américaines ont fait abandonner beaucoup de petites exploitations canadiennes et, en igio. la production de la province de Québec n'a été que de 877,343 livres de cuivre.
La Nouvelle-Ecosse n'a produit la même année que 381,880 livres.
Au contraire, les mines de Sudbur}-, en Ontario, ont produit près de 20 millions de livres et les très nombreuses mines métalliques de la Colombie Britannique ont produit plus de 38 millions de livres. C'est sur les exploitations de ces deux provinces qu'il y a lieu de préciser quelques détails, tout en faisant remarquer qu'étant donné le grand nombre des gisements de cuivre dans tout le Canada, il est probable que l'avenir réserve à plusieurs d'entre eux une prospérité qu'il est impossible d'envisager actuellement.
La production du cuivre en Ontario provient en très majeure partie des mines de Sudbury où ce métal est mélangé au nickel.
Les grandes constructions d'ouvrages en fer et en acier ont conduit la science moderne à rechercher dans les matériaux la plus grande solidité
unie a la plus grande légèreté possible. De là est venu rem])lc)i universel des aciers dans lesquels entre une certaine projiortion de nickel, ce mélange ayant une force de résistance beaucoup plus grande (]uc l'acier ])ur. (Jr, il n'existe guère que fleux grands gisements de nickel, celui de Sudbury et celui de la Nouvelle-Calédonie; les mines du district de Sudbury Ontario) fournissent plus des trois quarts de la consommation mondiale du nickel.
Le district de Sudbury commence à la baie Géorgienne, sur le lac Huron, et monte droit au nord jusqu'à la baie d'Hudson, à cheval sur le 82' degré de longitude.
La ville de Sudbury est à un peu plus de 50 kilomètres de la baie Géorgienne et les premières découvertes des célèbres mines datent de 1885. On envoya d'abord le minerai consistant en pyrrhotide cuivreuse et nickel lif ère en Europe comme minerai de cuivre, mais on se rendit bientôt compte de l'importance de sa richesse en nickel ''3 à 5 0/0 de nickel et i à 3 0^0 de cuivre), et plusieurs compagnies se créèrent pour le traiter sur place par grillage et fusion, arrivant à des mattes de 40 0/0 de cuivre et 4S 00 de nickel.
On commença en 1888 à traiter les minerais de Sudbury et l'on chercha longtemps les meilleurs procédés de raffinage, mais lorsque les avantages de l'acier au nickel furent bien établis, les difficultés furent vite surmontées et les mines de Sudbury prirent un essor qui ne s'est plus arrêté.
Les plus grandes compagnies, la Canadian Copper et la Oxford Copper, se sont syndiquées sous le nom de International Nickel C" et sont les plus grands producteurs du Canada. L'n immense gisement de pyrrhotide nickellifère et de pyrites de cuivre a été ouvert dans le territoire de Snider, à la mine Creighton qui a commencé à ciel ouvert ; le minerai donne 2 00 de cuivre et plus de 7 0/0 de nickel.
Plusieurs sociétés importantes exploitent les gisements qu'elles possèdent dans le district et cette industrie est florissante. On est arrivé à produire directement une matte contenant 70 0/0 de nickel et 30 o 'o de cuivre, d'où l'on tire le métal 7:ional, très remarquable par sa résistance aux agents atmosphériques et à l'eau de mer. Ce métal est très employé en raison de ces qualités.
M. Romanet du Caillaud a écrit en 1900 une étude : Les Mines de nickel de la région de S7tdbur]\ qui a été publiée à Paris par la Société de géographie commerciale. Il dit : « Bien que le
Lk Canada Ii.lusihk
minerai canaclini soit iiK^ilic moins richr en nickel cjne celui (\c l,i Noiucllc ("al(^(l(iiiic, hicn (|ue son alfina}4"e soit |)lii> (liliicile, connue il rachète ces inconvénients p.ir des a\anta<4cs assez sérieux, tels CHU" l'adjonction au nickel ck^ cui\re el même de métaux précieux, les nnnes de la réf^ion de Sudhur)' ont attiré l'attention des caiiitalisles d'An|j^lclerre,
du Canada et des Etats-Unis I.a li\re anj^'laise
(454 granmies) de nickel contenue dans les mattes est vendue, rendue sur vvaj^on à Sudhury, dix centimes et demi moins cher que le même poids de nickel néo-calédonien rendu sur navire à Nouméa. »
]\Ial^ré la situation avantageuse de l'extraction du cuivre aux mines de nickel de Sudbury, la richesse en mines métalliques de la Colombie Britannique est telle que sa production en cuivre dépasse beaucoup celle de l'Ontario, bien que tous ses gisements ne soient pas exploités ni même connus.
L'exploration géologique sérieuse de la Colombie Britannique a commencé avec la construction du Canadian Pacifique Railway. Pour obtenir sa ligne transcontinentale, la Colombie Britannique en fit une condition de son entrée dans la Confédération canadienne, mais elle promit de céder au Dominion une bande continue large de 64 kilomètres, ayant pour axe central lé futur tracé, sur toute sa longueur dans la province ; c'est le Railway Bel t.
La voie fut terminée en 1885 et immédiatement le gouvernement fédéral installa son service géologique, prit connaissance des explorations faites par le Canadian Pacifique Railway et publia des cartes régionales dont la première date de 1897.
Le rapport annuel du département des mines de la Colombie Britannique donne des études de détail très intéressantes et précises, mais on peut dire qu'en cette province on étudie d'abord les champs miniers dont l'exploitation existe ou est imminente ou projetée, pour une cause ou pour une autre, et que dans cet immense territoire minier on court au plus urgent sans pouvoir suivre une étude d'ensemble qui demanderait une armée d'ingénieurs.
Cependant, sur le Railway Belt du Canadian Pacific, à la Crow's Nest Pass et à Stephen, sur le.tracé du Grand Trunk et du Canadian Northern, à la Yellow Head Pass, les études géologiques ont été très poussées, ainsi qu'aux endroits où de riches gisements ont été découverts.
Quand un mineur découvre un filon ou un placer, il le marque, en demande l'inscription sous un nom
plus f)u moins porte-bonheur et s'y installe en preiiaiii ,1 |,i lorrt \oisine les troncs d'arbres dont il lail sa ( ,ibane. .Si la mine dure, elle dévore |)lus ou moins la foret pour tou.. les usages domesli(|ues ou miniers et souvent par les incendies (ju'all muent les mineurs. Les inspecteurs des mines passent au nouveau gisement quand ils le découvrent, car sou\'ent, dans leur ra])pc)rt annuel, ils déclarent n'avoir pas pu vérifier rem])lacement et le travail de tel ou tel daim ])arce qu'ils n'ont ])as pu l'atteindre.. .
Quand une mine est ex])loitée pendant quelque temps, il s'y installe d'abord une scierie, puis un camp minier oii tout se rencontre : une boutique générale {generdl store), avec bar, hôtel, pension, magasins, maison de jeu et somnambule. Le camp minier devient plus tard une ville et le lock np ou violon installé \)7\x l'administration se transforme en hôtel de ville. C'est ainsi que se sont formées beaucoup de villes de la Colombie Britannique, comme Nanaïmo, Nelson, Rossland, Grand Forks, etc., etc.
Pendant longtemps encore, en Colombie Britannique, il y aura des prospecteurs qui découvriront de nouvelles honanzcis ignorées aujourd'hui tant est immense le champ d'exploration. Et si cela est vrai ]30ur les bonanzas d'or, c'est encore bien plus exact \)0\\x les mines de cuivre qui ont fait autant de fortunes que l'or, mais que les prospecteurs recherchent avec moins d'avidité.
Quand les mines voisines des Etats-Unis commencèrent à s'épuiser, les établissements américains de réduction et de fusion allèrent chercher le minerai à traiter au delà de la frontière, en Colombie Britannique, où commencèrent à prospérer les mines de plomb argentifère. Puis on fondit les lingots sur place et la métallurgie de la province se créa ainsi avec l'aide des Américains.
A côté du plomb argentifère, on traita le cuivre auri-argentifère, puis la blende et la galène des monts Selkirk, entre les lacs Kootenay et Slocan.
Pour traiter le minerai complexe, on commence par le concentrer, opération qui se fait la plupart du temps à la mine, puis on le fond dans quelques usines spéciales.
La production du cuivre fut, pour 19 10- 191 1 :
En Colombie Britannique Livres 38.243.934
En Ontario 19.259.016
En Québec 877.347
En Xouvelle-Ecosse 381 .880
Total Livres 58.762.177
Il semble que la production de la Colombie Britannique doit tlominer de plus en plus, dans l'avenir, celle des autres provinces du Canada.
Plomb et Zinc.
Ces deux métaux se renccuitreni en laibles quantités dans les provinces de l'Est du Dominion, mais c'est en Colombie Britannique, dans cette province qui s'intitule à juste titre la «< province minière du Canada >>, qu'on exploite les mines importantes de galène et de zinc et qu'on a établi des fonderies. En 1910, la production du plomb a atteint une valeur de 1,216,249 dollars et celle du zinc 240,766 dollars.
Pour traiter les minerais complexes, il faut des fours de fusion et un matériel d'usine spécial qui trouve sa meilleure utilisation tantôt avec un métal, tantôt avec un autre, suivant la composition du minerai et suivant les cours commerciaux des métaux. Il en résulte que l'industrie métallurgique ne cesse pas de perfectionner ses méthodes et de faire des progrès dans le traitement des divers minéraux, progrès qui peuvent modifier sensiblement les exploitations minières.
Dans le début on traita surtout, en Colombie Britannique, la galène, sulfure de plomb, qui contient du sulfure d'argent et d'autres sulfures. En 1900, cette province produisit $ 2,886,000 d'argent et $ 2,692,000 de plomb, mais la baisse des cours des deux métaux fit tomber rapidement la valeur de cette production et les propriétaires de mines, menacés d'une ruine rapide, obtinrent du gouvernement une forte prime pour la production du plomb. Cette prime profita surtout aux deux grandes mines du district sud-est de Kootenay. Saint- Eugène et Sullivan. A Saint-Eugène, 5 tonnes de minerai donnent une tonne de concentré qui fournit 33 onces d'argent et 1,300 livres de plomb valant 180 francs, dont 97 fr. 50 pour le plomb. Pour ces 97 fr. 50, la prime est de 47 fr. /^, de sorte que chaque tonne rapporte environ 37 francs de produit, plus 122 francs de prmie. On comprend que sous un pareil régime les mines de plomb se soient vivement relevées.
Le zinc, sous forme de blende, se rencontre en Colombie, surtout à Slocan. où il est associé à la galène. Pendant longtemps, la blende était un embarras qu'on éliminait des concentrés pour le traitement; plus tard, les usines américaines demandèrent la blende et on la leur envoya, puis, une fonderie de zinc montée à Frank 'Alberta^ s'est assuré plusieurs gisements et l'on recueillit
dans les établissements du district de Slocan cette i)lende qu'on méprisait autrefois. La production n'en est pas encore grande, mais il est impossible de prévoir ce que réservent dans l'avenir les nom- Sreu.x minerais complexes de la Colombie Britannique.
On peut obser\er dans les mines de cette province le caractère général des exploitations américaines : réduction de la main-d'œuvre au minimum et utilisation aussi complète que possible des procédés mécaniques et de la situation de la mine. Les galeries sont généralement ouvertes à flanc de coteau, desservies par un transporteur aérien mû par l'énergie électrique prise à une chute d'eau. Les bennes se vident automatiquement dans des récepteurs et les bâtiments en bois s'étagent jusqu'au fond de la vallée, le minerai passant des bro>eurs aux classificateurs, aux concentrateurs, aux grils et enfin aux fours, en vertu de la pesanteur et de l'énergie électrique qui donne la vie aux machines, le mouvement au.x wagonnets et la lumière à toute l'usine.
Ce qui souvent étonne le plus dans ces énormes usines, c'est le petit nombre d'ouvriers. Xous retrouverons ce caractère particulier dans toutes les industries canadiennes.
Fer.
Jusqu'en 1896. la production du fer au Canada ne provenait que de trois hauts fourneaux, deux dans la province de Québec et un dans la Xouvelle-Ecosse. qui arrivaient à un total de 10.000 à 1 2,000 tonnes de fonte.
A cette époque, le gouvernement de la province d'Ontario encouragea l'industrie du fer, de nouveaux hauts fourneaux furent construits et l'industrie sidérurgique prit au Canada un développement qui n'a pas cessé de s'accroître.
Elle est loin d'avoir pris tout son essor, car le Canada est extrêmement riche en bons minerais de fer et l'on peut dire que. de l'est à l'ouest du Dominion, depuis l'ile du Cap-Breton jusqu'à celle de Vancouver, les minerais de fer les plus remarquables se rencontrent dans de nombreux endroits en quantités qui semblent illimitées. Les régions les plus favorisées sont la Nouvelle- Ecosse, la province de Québec. l'Ontario et la Colombie Britannique.
En Nouvel le-E cosse, certains des plus riches minerais qu'on ait découverts jusqu'à ce jour se trouvent en quantité illimitée; le fer qu'ils donnent ne le cède en rien aux plus beaux fers suédois, et
ii6
Lk Canada Illustrk
Sir W il II. lin l),i\\>(iii, (liins son rtudc sur les Icrs c\ 1 li.ii I K iiis (le l;i X(iii\ clic Ecosse, dit (pic, iiiriiic l'ii Aiii^U'hM Tc, le Icr et \c clKirlHiii ne se Iroiivciit ]Ms (l.iiis une plus heureuse pK ixiiuiti'' (ju'en Non \ el \c l'-cosse.
( )ii ,1 ((iDslaté dans cette pruNiiue l.i présenee de tous les umierais de 1er, depuis les hématites et les maj^néliles, jusqu'au fer des marais. L'île du (^ap-Breton possède des hématites à côté de ses énormes gisements de houille; à Wycogamagh, on a mis neuf couches à découvert avec des épaisseurs de I à 3 mètres; à Erniville, on a découvert une couche de minerai s|)éculaire de 20 mètres; dans les comtés de Pictcu, de Colchester, d'Annajiolis et de Digby, on trouve des hématites et des magnétites en grandes masses.
Dans la province de Québec, la magnétite, riiématile el la limonite existent en de nombreux gisements, les dépôts les plus riches de limonites se trouvent à Trois-Rivières, où ils sont exploités depuis 1737. A Saint-Urbain, il existe toute une montagne de fer titanique qui serait une richesse considérable si on pouvait la fondre.
D'après M. Obalski, les sables magnétiques existent par millions de tonnes sur la côte nord du golfe Saint-Laurent. Des gisements considérables de fer chromique ont été rencontrés à Coleraine avec une moyenne de 50 0/0 de métal.
Dans la province d'Ontario, les gisements de magnétite et d'hématite sont nombreux dans les comtés de l'Est, à Renfrew, Frontenac, Peterborough, etc. Au nord des lacs Huron et Supérieur, les gisements d'hématite et de magnétite sont considérables et plusieurs concessions sont en exploitation à l'ouest de la baie du Tonnerre (Thunder bay).
Nous devons une mention particulière aux mines de l'Algoma (Ontario). La mine Helen, située à 18 kilomètres au nord du port de Michipicoten, sur le lac Supérieur, est actuellement la mine de fer la plus considérable du Canada. Elle fut vendue 2,500 francs par le prospecteur qui la découvrit et l'exploitation à ciel ouvert a déjà donné 2 millions de tonnes de minerai. Maintenant, l'exploitation se continue par puits produisant 200,000 tonnes d'excellent minerai par an. La mine Helen contient de grands dépôts de pyrite de fer dont elle envoie chaque année 50,000 tonnes par bateaux de Michipicoten aux usines de produits chimiques de Sault- Sainte-Marie.
La mine Magpie, située à quelques kilomètres d'Helen, sur les bords d'un superbe lac qu'on
.itleiiit pai' un einbr.iiK heiiieiit de voie ferrée, arrivera sans doute à surpasser la prodiKlion de sa \()isiiie. La Compagnie minière est pro|)riétaire de tout le territoire dont elle ne vend pas une par- (elie; elle a (onstruil les maisons d'ouvriers, le \illage t(jul entier; plus tard, une ville, peut-être, lui appartiendra qui sera /^^/c/<7/^r, c'est-à-dire antialcoolique, où l'on ne pourra boire aucune boisson contenant de l'alcool, mais seulement des limonades el du ihé.
Les mmeurs italiens s'en arrangent et peuvent envoyer en Italie jusqu'à 700 francs d'économie par mois sur leurs salaires, mais l'ouvrier anglais se fatigue bientôt du régime et ne reste pas.
Ce pays de la rive nord du lac Supérieur est encore un désert, mais il est superbe avec ses innombrables collines couvertes de pins et de forêts séparées par de nombreux lacs dont les eaux solitaires s'étendent au loin, cachés par d'autres bois et d'autres collines; des rochers sauvages les surplombent; pas de terres cultivées, pas même de terre à cultiver, partout le silence.
Le chemin de fer de l'Algoma Central & Iludson Bay part de Sault-Sainte-Marie et court droit au nord. 11 traverse le Canadian Pacific Railway a Franz et, après 80 kilomètres, arrivera plus tard au Canadian Northern, ensuite au Grand Trunk et à la baie James. Il n'est jusqu'à présent qu'un chemin de fer minier, mais s'il atteint un jour la baie James, il deviendra ligne d'exportation par mer pour l'Ontario du Nord.
Dans le canton de Crosby Nord, on trouve d'épaisses couches de minerai de grande valeur ; à Bridge River, station du Canadian Pacific Railway, il existe \xn filon de 30 à .^c mètres de puissance sur plus de 2 kilomètres de long, qui donne à l'analyse près de 29 o/o de protoxyde de fer et plus de 64 0/0 de peroxyde. De nombreux gisements ont aussi été reconnus plus haut, vers le nord, dans la région de la baie d'Hudson.
En Colombie Britannique, le fer se rencontre sous forme d'hématite, de limonite et de magnétite. La magnétite de la presqu'île Sechart forme un gisement important, l'hématite existe aux lacs Arrow et les couches de magnétite sont très considérables et nombreuses dans l'île Esxada et sur le Canadian Pacific Railway, à Cherry Bluff, prèr Kamloops.
On trouve encore le fer à Sooke, dans l'île Vancouver et dans plusieurs autres endroits de l'île, dans l'archipel de la Reine-Charlotte, sur le continent à Similkameen et dans les monts Cariboo
Li-: Canada Illustrï:
Ou.ind nous ex.iiiuiicrons les grandes industries canadiennes, nous jiarlerons de l'exploitation de ces nombreuses ninies et de l'avenir auquel elles peuvent prétendre, mais au premier coup d'oeil on reconnaît que l'exploitation des minerais de fer est à peine connnencée en Colombie Britannique.
A la Im de igio. il y avait au Canada seize hauts fourneaux d'une capacité globale de 2,880 tonnes par )our, sur lesquels douze étaien'. à feu. En 19 10, le Canada a produit 104,906 tonnes de fonte pro- \enant de minerais de fer canadiens.
|)our produire de grandes quantités ; on construisit des moulins qui sont arrivés à broyer 1,200 tomies de roches par jour. Aujourd'hui, les mines d'amiante canadiennes dominent le marché du monde entier.
En 191 1, la production de l'amiante a été, au Canada, de 100,893 tonnes, d'une valeur de $ 2 millions 922,062, sans compter l'asbeste, qui est le nom générique des substances minérales filamenteuses dont l'amiante est la variété la ])lus blanche et la plus flexible.
Minéraux non Métalliques.
Amiante.
Le Canada produit presque tous les minéraux non métalliques; nous ne parlerons que des trois principaux : l'amiante, le gypse et le sel, qui produisent la plus grosse valeur marchande de cette catégorie.
L'amiante est un silicate de chaux et de magnésie très difficilement fusible; ses fibres, très fines et très flexibles, se prêtent à former des tissus qui résistent au feu et ne s'altèrent pas. Les anciens en faisaient des linceuls dans lesquels on brûlait les rois et qui permettaient de recueillir leurs cendres intactes. L'industrie moderne s'en sert pour former les joints des pistons et des machines qui sont exposés à la fois au frottement et à une température élevée. On fait du carton d'amiante pour les joints des moteurs à gaz et des machines électriques ; certains produits chimiques ne se filtrent qu'avec du papier d'amiante. On comprend, dès lors, combien l'industrie moderne a multiplié les emplois de l'amiante.
Presque tout l'amiante que produit le Canada vient de la province de Québec, des grandes mines de Colcraine, Thetford, Wolfestown et Banville, situées sur la longue zone de serpentine qui s'étend de la frontière du \'ermont jusqu'à Gaspé.
Les principaux centres d'exploitation se trouvent à Thetford, au lac Xoir et à Banville ; on exploite généralement à ciel ouvert, en carrières.
En 1880, la production totale ne s'élevait qu'à 380 tonnes de crude. qui étaient vendues $ 65 la tonne ; en 1886, la production atteignait 3,500 tonnes et les producteurs commencèrent à s'outiller
Ml.NE DAMIAXTE A BLAlK LaKE.
\'oici le tableau des exportations canadiennes pour 191 1 :
Tonnes
Etats-Unis 63.353
Angleterre 7-3 '4
Belgique 2 . 5 1 1
France 2.613
Allemagne 390
Autres pays 135
B'après les rapports officiels, la production canadienne de l'amiante atteint 80 00 de la production mondiale et l'on estime à $ 24,290,000 les capitaux engagés dans les mines et dans les usines.
La Russie pourrait seule faire concurrence au Canada si le fret de $ 35 à 40 par tonne expédiée à Londres ne constituait pas des frais prohibitifs. Quelques carrières d'amiante existent aussi aux Etats-L'nis qui ont produit 7,604 tonnes en 191 1, dont la majeure partie provient du Vermont où
1 iS
Le Canada îi.i.istri':
i.'('"U'Ii(l \c pi'dllill^tMlllMll (lu f^lSCllK'llI ( .III.kIiCII.
Mais 1rs besoins des ICtats luis sont Ikmikou]) plus ( (Uisidérablrs {\\\c leur production cl ils un portent f)2 d'o on\ iron dr la production du l)oiui nion.
La consoiiunat ion de r.iiiii.inlc ^raiidil l)cau(()U|) au Canada depuis (]u'on emploie, ]iour les toitures, l'ardoise d'amiante au lieu de l'ardoise ordinaire. Il y a cinq ans cmiron (]ue cette innovation s'est ré|iandue el l'on ctahlit de nouvelles usines pour la faliricatioii d'ardoises d'amiante. L'amiante est lé^cr el incomhust il)h\ il n'est pas conductible de chaleur cl d'électricité, ce qui lui assure une grande supériorité pour beaucoup d'usages, et sa consommation augmente rapidement. On peut prévoir que cette industrie grandira beaucoup au Canada où elle profitera presque exclusivement à la province de Québec.
Cette évolution de l'industrie de l'amiante ne s'est pas faite sans à-coups. Lorsqu'en 1908 la demande en ardoises d'amiante se généralisa, on vit surgir une quantité de petites mines qui se constituèrent sur des bases imprudentes et se firent une concurrence terrible. Le marché fut désorganisé et deux anciennes sociétés d'amiante furent réduites à entrer en liquidation. Elles furent cependant réorganisées et poursuivent actuellement leur exploitation d'une façon normale.
L^ne manufacture pour la préparation des ardoises d'amiante existe à Lachine, près de Montréal.
Gypse et SeL
Le gypse ou pierre à plâtre forme une industrie assez importante dans le Nouveau-Brunwick. Les dépôts les plus riches sont situés dans le comté Albert, à Hillsborough; il existe aussi des exploitations en Ontario et dans la Nouvelle-Ecosse.
Il y a des mines de sel dans l'Ontario et dans l'Alberta, dans le bassin de l'Athabasca, mais ces gisements n'ont pas, jusqu'à présent, offert des conditions d'exploitation assez séduisantes pour attirer les gros capitaux. D'ailleurs, la concurrence du sel des marais salants et les multiples sources de bénéfices plus attra3''antes qu'offre le Canada expliquent facilement cette abstention.
En 1910, la production du gypse a été de 513,313 tonnes, valant $ 939,838 ; celle du sel a été de 84,092 tonnes, valant $ 409,624.
Les autres minéraux non métalliques produits au Canada ont une valeur beaucoup plus faible : le corindon, avec 1,870 tonnes, valant $ 198,680 ; le
)iiU(i, $ !()(), 3S5 ; les eaux minérales, $ 188,559 ; les autres produclifjiis minérales n'arri\ent pas à un chiffre intéressant.
Dki'Ot |)K ski. l'Ri-.s m- fori Aie. Mirrw.
Le Mini.stère de.s Mines.
Le ministère des mmes n'existe, au Canada, que depuis 1907, mais dès 1841, il y a plus de soixantedix ans, lorsque par VV n'ion Act, le Haut et le Bas-Canada ne formèrent plus qu'une province, le premier Parlement créa la C onnuission géologique, ou Geological Survey. En 1842, sir William Logan fut nommé géologue provincial et commença, avec une organisation qui prit une importance de plus en plus grande, les études scientiiiques et pratiques consignées dans de très nombreux rapports et continuées jusqu'à présent.
Les travaux de la commission géologique furent d'abord presque exclusivement scientifiques, ses ingénieurs explorèrent les provinces de Québec et d'Ontario qui formaient alors tout le Canada. La constitution de la Confédération, en 1867, étendit le champ de ses explorations au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle-Ecosse, et comme ces deux provinces renfermaient de grands bassins houillers, les rapports des ingénieurs i^rirent une précision plus détaillée et s'attachèrent à faire ressortir ies avantages économiques que des exploitations rationnelles pouvaient donner. De scientifiques, les travaux de la commission géologique inclinèrent vers une utilisation pratique bien accentuée.
En 1867, le Briiish North America Act constitua la Confédération du Haut-Canada ou province d'Ontario et du Bas-Canada ou province de