D.4NS UNE NOUVELLE VILLE DE L'OUEST
En 1900, elle avait en dépôt 12 millions et les affaires prenaient un essor tel qu'à l'assemblée générale le président déclarait que la Société ne pouvait plus être considérée comme une banque
locale, m. Us (in'oii (lc\ait Télexer au rang d'institution nationale. Mii i()iisé(|uence, le ' janvier h/'I, la Merchants Bank of ilalilax prit le nom de R(.\al Bank of Canada. En 1907, elle transféra son siège social à Montréal et aujtnird'hui elle (jccupe le troisième rang ])armi les institutions de banques, a])rès la Banque de Montréal et la Canadian Bank of Commerce
Elle possède 340 succursales et plus de maisons à l'étranger qu'aucun autre établissement canadien. 2 succursales sont à Terre-Neuve, 29 dans les Indes occidentales, i en Angleterre et i aux Etats-Unis. Ses succursales au Canada se répartissent ainsi : 125 en Ontario, 49 en Nouvelle-Ecosse, 43 en Colombie Britannique, 29 en y\lberta, 23 en Saskatchewan, 17 en Nouveau-Brunswick et 14 dans la jirovince de Québec. Depuis 1900, le dévelo]:)pement s'est accentué ainsi que le prouve le petit tableau suivant :
I goo I 9 I 2
Capital versé % 2.000.000 11.560.000
Dépôts 12.015.700 137.891.600
Bénéfices nets 182.400 1.527.300
Actif total 17.844.000 179.210.700
Il faut noter que le bilan de 1912 a été arrêté le 30 novembre, comme celui de la plupart des banques canadiennes, et que, par conséquent, l'exercice ne compte que onze mois ; les bénéfices sont cependant en augmentation de $ 375,000 sur les douze mois de 191 1.
Ces progrès sont dus principalement au développement naturel des affaires courantes, mais aussi à l'absorption d'un certain nombre de banques étrangères.
En 1903, la Royal Bank acheta le Banco de Oriente de San lago, à la Havane; en 1904, elle absorba le Banco del Commercio du même pays ; en 19 10, l'Union Bank de Halifax qui avait un capital de $ 1,500,000 et une réserve de $ i,250,(Xio, avec $ 10,880,000 de dépôts et 35 succursales dans des localités où la Royal Bank n'était pas représentée.
Enfin, en 191 2, la Royal Bank acquit la Bank of British Honduras, Belize, qui venait de distribuer à ses actionnaires un dividende de 20 0/0.
La Canadian Bank of Commerce, de Toronto, occupe un des premiers rangs parmi les établissements de crédit canadiens. Elle date de 1866 et a demandé sa première charte sous le nom de Banque du Canada. Il y était stipulé que son capital devait être de $ 3 millions, en actions de $ 50, et que la
Le C.\N.\DA ILLISTRÉ
banque pouvait commencer ses ojîérations dès que $ I million serait souscrit. La charte ne fut pas délivrée, parce que le premier million ne fut pas -ouscrit ; elle fut vendue, mais la banque demanda une autre charte sous le nom de Canadian Bank of Commerce, avec un capital de i million en actions de $ 50, autorisant les opérations dès que $ 400.o<x> seraient souscrits et $ 100.000 versés.
En avril 1867. la première assemblée eut lieu pour élire sept administrateurs, et les opérations commencèrent le 15 mai. Elles furent prospères et le capital de la banque fut successivement porté : en 1869, à 2 millions; en 1870, à 3 millions, et en 1S71. à 6 millions. Toutes ces augmentations furent la conséquence du développement des affaires ou eurent pK)ur but l'achat d'autres banques, notamment de la Easîem Townships Bank, qui apporta 19 millions de dépôts.
Au 31 mars 1912. date du dernier bilan, la banque possède 367 succursales, dont 359 au Canada et 7 à l'étranger, savoir : 91 en Québec, 79 en Ontario. 23 en Manitoba. 53 en Saskatchewan. 49 en Alberta et 42 en Colombie Britannique, plus 4 aux
Etats-Unis, i à Londres, i à Terre-Neuve et i à Mexico. L'établissement de ces succursales a nécessité de nombreuses acquisitions de terrains dans tous les districts du Canada, mais la valeur totale de ces immeubles n'excède pas $ 4,400,000, c'està-dire moins de 2 00 de l'actif total se montant à $ 226,221,595.
Le dernier bilan chiffre les dépôts à $ 163 millions 150,288; il y a $ 12,956.246 de billets en circulation et une réserve de $ 12.500,000. Ces chiffres donnent une juste idée de l'activité et de la prosj^érité de la Canadian Bank of Commerce.
A côté des banques à charte, il y a, au Canada, un grand nombre de banquiers privés et des sociétés de prêts sur hypothèques ou sur autres garanties.
Le gouvernement a aussi établi des caisses d'épargne postales ainsi que des banques d'épargne spéciales i .
Pour fi.xer avec plus de précision le mouvement financier canadien, nous donnons (2) le tableau des compensations des banques canadiennes classées par provinces.
I La comparaison des dépôts dans les banques d'épargne du gouvernement, non compris les caisses dépargne postale, présente les chiffres suivants de 1868 à 191 1 :
Années Total des dépôts
1891 17.661 .^yS
La comparaison des dépôts des caisses d'épargne postales est. pour la même période:
Années Total des dépôts
Années Total des déj»ôts
Voici, enfin, la comparaison des dépôts dans les banques dépargne spéciales:
Années Total des dépots
2 1 COMPENS.\TIONS DES BANQUES DU CAN.A.D.\ (Classement par province).