‹ Le Canada illustréChapitre 56 sur 80 · I.K C^AN'ADA ll.I.nSIKF · texte numérisé non relu

I.K C^AN'ADA ll.I.nSIKF

hinucr les deux r(iuip("s dr srpl chanipifjiis ( li.icunc (jui sont nécessaires.

I .e hockey sur j^hicc est Icllnncnt (.iiiadicn que, ci.ins le nioiule entier, il se joue, de préférence, ;i\ec une crosse canadienne, à manche carré de I m. 75 de \o\\<^, munie d'une hime ])hvte et recourbée de c) m. 3C) avec huiuellc on ])ousse le jialet. Celui-ci est aussi, de ])référence, le palet canadien o\\ fitck en caoutchouc durci de 7 centimètres 6 de diamètre et 2 1/2 d'épaisseur, pesant 17^; «grammes.

iNSo p.ir les équipes universitaires de Me Gill Collège et de Victoria à Montréal.

il consiste essentiellement à chasser un palet au moyen de crosses à travers un but fixe. Deux é(|ui|jes de sept i)atineurs chacune ont leur cajjitaine, leurs avants, leur demi, leurs arrières et un gardien du but. La ])artie se joue en deux reprises de vingt minutes et les co-jps sont jugés par un arbitre.

De Moniréal, le hockey sur glace <i passé aux

^ tj ■ '

Match de hockey a Bassaxo (Albtita)

La piste a, en général, loo mètres de long sur 50 de large, d'une glace aussi unie que possible. Ces dimensions se trouvent facilement partout au Canada, sur les rivières et sur les lacs; là où elles n'existent pas, les joueurs modifient les règles à leur gré.

Arthur Pareil, joueur réputé de Montréal, a écrit un traité du hockey sur glace qu'il définit le jeu 70 vol, vite, furieux, brillant, le fins populaire des jeux d'hiver, le jeu des jeux, le plus fasciiiant, le plus scientifique.

Le hockey sur glace n'est cependant pas né au Canada, il a pour ancêtre le bandy, qui se jouait avec ou sans patins, sur glace ou sur terre, dans toute l'Europe, depuis des temps très anciens. Un tableau de Porbus représente des Parisiens jouant sans patins sur la Seine gelée une partie de bandy vers 1608. La longueur de l'hiver et les superbes pistes glacées du Canada sont, sans doute, cause que le hockey prit, dans ce pa^'^s, un développement tout particulier. Cependant, ce jeu n'y fut perfectionné et transformé en sport que vers

Etats-Unis où des matches célèbres eurent lieu à New- York, Baltimore et Boston entre Canadiens et Américains. Puis le célèbre patineur Geo Meagher l'introduisit en Europe en 1894 et le premier hockey-club fut formé à Paris sous la présidence du prince de Sagan. Depuis cette époque, le hockey se répandit dans toute l'Europe, mais nulle part il ne fut cultivé autant qu'au Canada. Il existe uns ligue internationale de hockey sur glace qui réunit déjà six nations : l'Allemagne, l'Angleterre, la Belgique, la Bohême, la France et la Suisse. Les règles du jeu sont unifiées et permettent des tournois internationaux dont celui de Chamonix, en 1909, fut le plus célèbre. Les tournois internationaux d'Europe attendent encore une équipe canadienne qui établirait une comparaison entre les joueurs des deux mondes.

En somme, le hockey sur glace rappelle par ses règles le football et le polo, mais il est moins brutal que le premier et plus précis que le second ; c'est un jeu éminemment sportif puisqu'il se joue entre deux équipes et réclame une tactique d'en-

semble l)icii iilulôt (juc des toups personnels; la science du patin y ajoute un attrait de j^lus et ion comprend l'enthousiasme de M. A. Forell quand il jiarle du sport d'hiver national de son pa\'s.

Après avoir été lon|^tem]is un )eu d'amateurs, le hockey est devenu un sport où se sont formés nombre de professionnels qui, grâce à l'engouement du ]iublic pour ce ieu, \- trouvent un métier réel et très lucratif.

Le Curling, autre jeu sur la glace, n'a pas le caractère brillant du hocke}'. C'est un jeu écossais très ancien et qui doit avoir été apporté au Canada par les Ecossais qui ont été les premiers à peupler l'Acadie et, plus tard, en 1812, ont créé la première colonie du Manitoba sur la Rivière Rouge. Le nombre des clubs de curling est très grand ; il y a quelques années, c'était, après l'Ecosse, la province d'Ontario qui en possédait le plus.

Ce jeu ressemble au vieux jeu de boules d'autre-, fois, avec cette différence qu'il se joue sur la glace ou, au lieu de boules, on lance de lourds galets ou stone pesant 33 livres, faits en granit et munis d'une poignée. Le galet a la forme d'une section de cylindre arrondie dont la base supérieure porte la poignée; la base inférieure est légèrement concave, de façon que le galet ne pose sur la glace que par le bord d'une circonférence, d'oîi faculté de tourner sur lui-même en produisant ce qu'on appelle au billard de V effet. Au mo}'en de l'effet, le joueur habile fait parcourir à son galet non la ligne droite, mais des courbes savamment calculées.

De là le nom du jeu qui vient de curl, courbe, ondulation.

Le curling se joue entre deux équipes de quatre joueurs possédant chacun deux galets et l'équipe dont un des galets est le plus près du but a gagné la partie. C'est un jeu difficile à cause du poids des galets et des courbes savantes qu'il faut leur faire décrire suivant les ordres du capitaine. Car chaque équipe a son skip ou capitaine, qui, placé derrière le but, indique comment chaque joueur doit jouer.

Outre leurs galets, les joueurs sont armés d'un balai avec lequel ils ont le droit de balayer furieusement la glace devant les galets, pour leur rendre la course et la courbe plus faciles. Il y a aussi un marchepied fixé sur la glace par des crampons de fer d'où chaque joueur lance son galet. Les règles sont minutieuses quant à la disposition de la piste et à ses dimensions; le curling est toujours un jeu

trcs .innné à cause de l.i diflii ullé et de la grande variété des cou]3S.

Dans toutes les villes de quehjue nnportancc, on ne compte plus les clubs de curling, dont les tournois annuels excitent le plus grand enthousiasme.

Les clu'os de raquette, en se groupant dans une Union, ont fait faire de très grands progrès à ce sj^ort qui vient des Indiens. La raquette canadienne diffère des raquettes suédoises et autres en ce qu'elle est plus allongée et se termine en ski, ce qui i^ermet de courir quand la neige est plus dure ou moins épaisse.

Il paraît que la raquette est d'origine mongole et son usage se perd dans la nuit des temps. Les Indiens Peaux-Rouges s'en servaient lorsque le Canada fut découvert et la forme plus allongée de leurs raquettes porte toujours le nom de raquette canadienne ; quant au ski, il semble probable qu'au début il se confond avec la raquette, mais sa véritable patrie est la Norvège. Les recueils de poésie et de mythologie Scandinaves racontent les exploits des dieux chaussés de patins de neige et les gra- \ures norvégiennes du seizième siècle reproduisent souvent les formes des skis.

Le ski, introduit au Canada depuis cinq ou six ans seulement, y compte aujourd'hui d'innombrables adeptes et les concours annuels de sauts attirent de véritables multitudes d'amateurs, de spectateurs et de professionnels.

Ce n'est cependant qu'au milieu du siècle dernier que les premiers concours de courses et de sauts sont organisés à Telemark. en Norvège, puis à Christiania, et, depuis cette époque, le ski devient un véritable sport, mais il ne se répand dans l'Europe centrale que vers 1890. Le premier skiclub est fondé en 1891 à Todtnau. dans la Forêt Xoire, et. après les explorations de Nansen au Groenland, les clubs de ski deviennent partout très nombreux.

Aujourd'hui, l'art du ski a été traité dans plusieurs livres; nous indiquons aux amateurs Les Sports dhïver, par MM. Louis Magnus et R. de la Fregeolière, ouvrage des plus intéressants que nous avons consulté avec fruit.

Les Canadiens, qui se servaient depuis plus de deux siècles de la raquette, ont adopté le ski avec ardeur et, en quelques années, leurs clubs ont conquis une véritable maîtrise.

Lice-Yachting, ou canotage sur la glace, est le sport favori des riverains du Saint-Laurent, qui,

Lk Canada Ii.lustrk

dur. ml les j^clâ's, n\ .1 1 i-.fnl di" r.ipidih- cl sillon iKMil \v j^iMiid ll(Mi\c de leurs \(iilcs I )l,iii( lies.

J^c l()n}4" lii\cr du ( iui.ula, ;inisi (juc les noiiibœux lacs cl cours d'eau ijui oflrcnt les jilus belles sur laces «placées lavoriseiil ce s|);)ii (|ui est aïK ieii.

l.'ice \'achtin^' apparaît au sei/ièuie siècle en llollancU" ciiunue une nouvelle iii\<Mition avec gravures à ra])pui. Sur h^s bords de l,i Baltique, on s'en sert connue nio\'en de transport et les ]")remiers colons hollandais ou russes durent en a])j)orler l'idée au Canada, mais il ne se développe aux Etats-Unis et dans le Dominion que vers 1850 et seulement comme sport. De nombreux clubs se forment ; sur la rivière Hudson, les clul)men de New- York luttent de vitesse avec les express dont la lii^ne siut la rivière et, le plus souvent, c'est l'iceboat qui l'eniin )rte.

réunir ,1 r.irnere sur la (|uille en ((jnsolidant le (adre la voilure liahil iiel leineiil adoptée est celle du sloop : briffant nie et loc.

(iiKl ou six personnes ])eu\('iil prendre jjhuc sur Xicc-boat (jui se manœuvre absolument comme un bateau, mais sa sensibilité est extrême. Un faux coup de barre dans un virage fait capoter presque sûrement et, coin me dit <(M'lain auteur anglais, pour conduire un ice-hual, il faut avoir tête froide, main ferme et une bonne assurance ( outre les accidents à une compagnie solvable.

Par un bon vent, on fait en ïcc-hixit plus de 100 kilomètres à l'heure et l'on dit (]ue, par de grands vents, les 145 kilomètres ont été atteints.

Le Tobogganing, ou sport du tol)oggan, avec ses variétés : la higs, le skelclou et le bobsleigh, est un

Un yacht a glace en pleine vitesse.

Uice-boai n'est pas un bateau ; sa carcasse en fortes poutres de chêne, sapin ou frêne est triangulaire et ressemble à celle d'un cerf-volant. Une poutre centrale, longue de 9 à 15 mètres, remplace la quille dont l'extrémité avant porte le mât et le beaupré. Une traverse de 5 à 8 mètres est assemblée en croix à l'avant de cette quille et ses extrémités reposent sur deux parties fixes. L'arrière de la quille repose sur un patin mobile qui fait fonction de gouvernail. Deux poutres, partant de la traverse et formant avec elle un triangle, viennent se

sport absolument canadien. Sur les pistes du parc de Montréal, c'est un simple jeu qui ressemble beaucoup aux montagnes russes d'autrefois, mais il est devenu un sport avec les difficultés et les dangers de la luge dirigeable et du bobsleigh.

Le toboggan canadien se compose de plusieurs planches assemblées, dont l'extrémité antérieure est relevée en chasse-neige. L'appareil a 2 mètres de long sur o m. 50 de large. Un seul coureur peut s'y coucher et le diriger à l'arrière du pied, mais plusieurs personnes peuvent s'y placer à cheval ;

Li-: Canada Illisirk

<e\\e qui est à l'arriére j^uide .i\oi les pieds dans la nei<ïc comme {gouvernail. Quand l.i pisle est bien droite entre deux talus, c'est la luonlaj^ne russe avec les gais incidents qui peuvent rendre la descente plus i)iltoresque, car si le toboggan rencontre des inégalités ou s'il s'aventure dans les talus, il s'ensuit des bonds formidables ou des à-coui)s qui jettent les xoyagcurs et xoxagcuses pcle-nicle les uns sur les autres; tout le monde se ramasse en lias au milieu des éclats de rire.

de la caivulienne en ce que les patins plus légers qui la portent sont doublés d'une monture en acier qui glisse mieux sur la neige glacée. Le siège, plus élevé au-dessus des patins, est su])porté ])ar des montants ou arceaux en fer.

/.(' Shcleion est une luge montée tout entière dans un cadré et sur des jiatins d'acier, ce qui rend je skelelon beaucou]) plus lourd et |)ar conséquent plus rapide. Les skelclons pèsent de 40 à 50 kilos,

La remonte des TOBOGG.ANS EÏ des bobsleigh Est MCJINs KAI'IIH, (jlK I \ l)KS( KME.

Mais il y a des pistes qui ne sont pas droites et dont les courbes plus ou moins accentuées nécessitent des virages parfois difficiles. Là, les toboggans peuvent verser avec leur équipage et l'on n'en sort pas toujours indemne si la vitesse est grande.

La Luge canadienne est un toboggan plus court dont l'avant n'est pas relevé. La planche, sur laquelle le lugeur se couche le plus souvent sur le ventre et la tête en avant, est montée sur deux forts patins de bois, surmontés d'une petite rampe que les mains saisissent pour diriger la luge par des mouvements de l'avant, tandis que les souliers, armés ou non de pointes de fer, dirigent comme un gouvernail par l'arrière.

La luge dirigeable, plus sportive, se distingue

surtout s'ils sont munis d'un frein à l'arrière, c'està-dire de deux griffes placées de telle sorte qu'elles aient prise sur la neige si on soulève l'avant de l'appareil. La vitesse des skeletons atteint 100 kilomètres à l'heure et l'on comprend qu'à cette allure la manœuvre soit très difficile et souvent dangereuse.

Le Bobsleigh se compose de deux luges dont l'une, celle de l'avant, est mobile, sur un pivot commandé par des ficelles ou par une direction à volant et l'autre, celle de l'arrière, est fixe. Sur ces deux luges s'adapte un châssis muni d'une rampe à droite et à gauche. Sur le châssis s'installe l'équipe du bobsleigh ; en tête, le capitaine, le volant ou les ficelles en main, et derrière lui toute

Li-: Canada Ii.li'sirk

l'âiuipc, chaciin ou i haciinc av. ml les |)ic(ls appuyés sur le sicj;c du préœdciil et les j^eiioux lorcéincîU relevés, de façon (|ue l'étiuipe tout riilure est eml)OÎtée les uns (l.iiis les autres.

l'ii lK)l)sleigh monté ])ar (juatre ou cinq per sonnes a 3 ni. 50 de lon^- et pèse un poids considérable. En ligne droite, tout le uiondc, excepté le capitaine, se couche en arrière pour diminuer la résistance de l'air; dans les virages, le bob, en vertu de sa vitesse, monte sur le talus et tout l'équipage se penche en dedans, un bras étendu pour aider au mouvement tournant, un patin est en l'air, tout porte sur l'autre et si l'on ne dépasse pas le talus pour faire panache de l'autre côté, le bob redescend en piste et reprend sa terrible vitesse.

Les courses de luge et de bobsleigh réunissent pendant tout l'hiver les équipes concurrentes américaines et canadiennes et les équipes canadiennes entre elles. Les sports d'hiver sont ainsi pratiqués dans tout le Canada non seulement par des touristes et par des sportsmen privilégiés de la fortune, mais, on peut le dire, par la population tout entière et aucun pays du monde n'offre des condi tions aussi favorables.

Mentionnons encore la Traîne sauvage, qui n'est autre que le traîneau des Indiens, une sorte de bobsleigh rudimentaire. Il se compose d'une dizaine de lattes de o m. 07 de large, fortement jointes comme les lattes d'un parquet. La longueur est variable suivant le nombre de personnes, une à huit, que le traîneau doit porter. L'avant se relève en proue de navire; on s'y installe sur le plancher capitonné assis en tailleur, à la sauvage ou couchés à plat ventre, serrés les uns derrière les autres. La traîne sauvage se gouverne à l'avant avec un b.'lton ou à l'arrière avec le pied et descend ainsi à toute vitesse les pentes de neige.

Ces sports d'hiver qui, depuis quelques années, sont une source de richesse pour la Suisse et tous les pays des ^Vlpes, devraient attirer de nombreux touristes au Canada. Là, plus que partout ailleurs, ils trouveraient un terrain incomparablement favorable et un milieu des plus sympathiques. La beauté naturelle de ces immenses régions, couvertes pendant au moins quatre mois d'un épais tapis de neige, la splendeur d'un ciel presque toujours pur sous un soleil éclatant, l'enthousiasme de toute une population fanatique des sports d'hiver, devraient attirer au Canada, plus qu'en toute autre contrée du globe, ces amateurs qui se dirigent chaque année vers les Alpes de la Suisse et du Tyrol.

De noini)rcu\ loiu-islcs ])arlent cepeiHlant d'An gleterre et d'Amérique pour aller se livrer aux sports que favorise l'hiver canadien, et l'on peut esi)érer (jue ce mouvement s'accentuera et s'étendra au grand bénéfice du Dominion, non seulement par l'argent qu'il y fera entrer, mais surtout par la propagande et la jjublicité (jui s'ensuivront en faveur d'un magnifique i)ays dont runiciuc tort est de ne pas être assez connu.

Si ce courant de tourisme grandit, l'hiver canadien, qui est déjà la cause la plus puissante de la fertilité du sol, deviendra pour le Canada un des moyens les plus efficaces de publicité. Nous ne saurions trop le souhaiter dans l'intérêt de tous.

Chasse.

Orignal. Caribou. Wapiti. Mouflon, Chèvre des Monlafj7tes Rocheuses, Bœuf inusqué. Puma, Lynx, Ours. Ours gri;;ly. Loups, Antilopes, Oiseaux, le canot canadien.

Avant de parler du gibier qui se chasse encore au Canada, il est nécessaire de rappeler celui qui ne se chasse plus, le plus beau de tous, le bison, dont les innombrables troupeaux couvraient autrefois toute la prairie. Il est difficile de s'imaginer ce qu'étaient les troupeaux de buffles quand il y en avait encore. Lorsqu'on arrivait dans le troupeau, on n'en apercevait pas la fin ; les animaux paissaient tranquillement en marchant, laissant entre eux des distances plus ou moins grandes et leurs dos noirs étaient disséminés jusqu'à l'horizon. La migration suivait sa direction insensiblement et souvent les animaux ne se dérangeaient même pas pour un ou plusieurs cavaliers.

Il est arrivé maintes fois que des cavaliers ont traversé un troupeau de bisons depuis le matin jusqu'au coucher du soleil sans en voir la fin.

Au fur et à mesure que le Far- West américain se peupla, les bisons reculèrent devant la civilisation ; mais lorsqu'il fut établi que la peau de bison était la meilleure et la plus belle fourrure contre les froids de l'hiver, en quelques années, un massacre effroyable anéantit la race. Le gouvernement canadien a recueilli les derniers survivants et leur a donné asile dans les parcs réservés. Un petit troupeau existe à Banff, dans le parc national, où toute chasse est sévèrement prohibée ; un autre dans une des réserves du Manitoba, près de Winnipeg, quelques familles de bisons sont parquées dans

Lcgende

Limite sudduBaeufmur^tfué

du Cjribou Limite /iLord du Cjrcjjcu de /j loutre du Castor de /'Ou ri nçir du Cerf de i^ir/^im // de/ Origns/ pur cours du BuCfj/o

^^••i ^^rs --^-. ---x^'-

•Cii

Page 1