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n’ayant pas de voûtes en pierre, elles sont généralement dépourvues de la splendeur extérieure des arcs-boutants et des contreforts. Au Canada, au contraire, tout est organisé en vue de l'hiver. Les voûtes sont peu élevées et surbaissées, les étroites fenêtres à coulisses, sont doublées ; les édifices sont planchéiés et chauffés à l’air chaud ou à l’eau chaude.
Les constructions particulières dans les campagnes du Canada sont généralement en « log wood » ou madriers horizontalement superposés, épais d’un pied. A l'extérieur, ces murs de bois déjà très chauds, sont revêtus de planches horizontales superposées en larmiers. Les tuiles sont inconnues, les ardoises très rares. On couvre les toits en plaques de hêtre (bardeaux) ou en plaques de fer blanc ou de zinc, appliquées comme des ardoises. Souvent ces plaques sont soudées. L'intérieur des maisons est doublé de bois, puis recouvert d’un lattis sur lequel s'applique la tapisserie. Tout y est fait contre le froid, mais aussi en faveur des incendies.
Les constructions en bois valent les édifices en pierre, dans ce rude climat. Les fortes gelées soulèvent les bâtiments en bloc avec la terre, et au dégel crevassent naturellement les murs des maisons en brique ou en pierre, tandis qu’elles ne disloquent pas les log-houses.
On conçoit la fréquence des incendies, surtoui si
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l’on y ajoute un peu de bonne volonté de la part des propriétaires. On dit qu’on n’est pas trop scrupuleux à Buffalo, les assurances y étant très sûres. J'ai vu indiquer, dans un journal de cette ville, vingt-six incendies pour le mois d’août. On s’y habitue très vite au feu. |
Dans les grandes maisons il y a un timbre électrique relié au dépôt des pompiers « Fire department ». Il y a quelques jours, un Frère coadjuteur de ce collège, voulant montrer l'instrument à un visiteur campagnard, Ôta le capuchon de sûreté de l'appareil avertisseur, et, après en avoir donné l'explication à sa façon, il passa outre.
Cinq minutes après, il y avait dix pompes à incendie devant le collège et un peloton de pompiers dans la maison. C’est que, par le fait même qu’on enlève le capuchon de sûreté, on établit le courant électrique. Le Frère avait donné l'alarme.
Il y a des appareils avertisseurs à tous les coins de rue. ‘un arrachant le couvercle, du coup on donne l’alarme à la station de feu, et le secours arrive au galop des chevaux, juste au coin de rue d’où le signal est parti.
Les villes de l’Union canadienne du nord ressemblent aux vieilles villes d'Europe, sinueuses et entassées. Les villes neuves comme Toronto et Ottawa, et les cités des Etats-Unis au contraire, ont toutes des rues larges et parallèles, souvent