COMMERCE DES VIANDES DE BŒUF
un tel résultat ne pourrait être obtenu qu’à l’expiration de deux ou:trois années, durant lesquelles les motifs
| sanitaires d'exclusion auraient nécessairement dis- | paru. Toutefois, n’a-t-on pas été jusqu'à prétendre que D le bétail propre à l'engraissement existe chez nous, | dès aujourd’hui, en nombre suffisant? Ce serait faute
de connaître les ressources du marché intérieur que les marchands parcourent le monde afin de peupler
à nos étables; une véritable révélation les attend par la L découverte à leurs portes des animaux que la ferme-
ture momentanée de la frontière interdit de rechercher au loin.
En somme, il ne faudrait pas s'inquiéter des espérances que ne craindraient pas d'afficher les partisans d'un régime protecteur à introduire sous le couvert de
la quarantaine. La solution aussi équivoque d’un prophlème économique qui, nettement posé, consacrerait
le triomphe du libre-échange, serait toujours envisagée avec répignance dans les sphères officielles comme parmi le sublic de notre honnête petit pays.
Commerce des viandes de bœuf. — Eu égard aux hesures de quarantaine affectant aujourd’hui le comherce du bétail, la question s'est posée de savoir s’il erait avantageux de développer au Canada l'exportation les viandes et des produits bruts des abattoirs, tels que uirs verts, cornes, sabots, etc.
LA ce propos, M' Dyke, agent commercial de la
lédération à Liverpool, s’est livré au calcul suivant, hvoir () \4
\ à * D Conunercial Relations, Canada, n° 1, p. 44.
182 ÉLEVAUE.
Le poids moyen d’un bœuf dépouillé est de 363 kilo. grammes. Les frais de son transport jusqu'en Angk. terre dans un compartiment réfrigérant s'élèvent à 30 francs. Dernièrement, le fret du bétail sur pie n’excédait pas 34 fr. 38 1/2 c. par tête; mais, dans le cas actuel, il est préférable de se baser sur le taux moyen de 50 francs. Quant au salaire des mécaniciens préposés aux appareils réfrigérants, il équivaut à peu près à celui des hommes chargés de soigner le bétail en cours de voyage. Celui-ci n’entraine pas autant de
dépenses pour droits de quai, taxes municipales, etc. |
mais l’économie ainsi réalisée est absorbée par le coût de l'entretien des animaux après l’arrivée. Bref, les débours à encourir pour faire livraison à Liverpoil représentent 15 fr. 62 1/2 c. de moins dans le cas du bœuf abattu et dépouillé. D'un autre côté, la chair de
l’animal expédié vivant rapporte certainement 12 cer: |
times au kilogramme de plus que la viande exportée en compartiment réfrigérant; sur 363 kilogrammes, k différence est donc de 43 fr. 56 c. Il faut y ajout
91 fr. 25 c. ou même 22 fr. 50 c. à raison de ce que le À
prix des produits accessoires de l’abatage est supérieur dans le Royaume-Uni, En conséquence, le compte #!, solderait par 64 fr. 81 c. à l'actif du bétail sur piel Selon M' Dyke, cette estimation serait d’autant plis modérée que souvent la différence en faveur de le viande sortie des abattoirs locaux est de 25 centimes, durant les chaleurs, la viande importée s'est mêrt vendue au prix minime de 25 centimes, lequel n'ell jamais cours dans ie commerce du bétail vivant.
En résumé, ce dernier ne serait pas destiné à él
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