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MM. Wallis fils et C°, Custom House et Wool
A Quay, Londres, recommandent aussi de veiller à la | solidité des boîtes. Ils ajoutent que le fromage canadien man: À | reçu sur la place a généralement donné grande satisnpille | faction; la saveur de ce produit plait aux consommaes es L teurs. L’inexactitude des livraisons par les navires ou même L leurs agents est très préjudiciable. Sur vingt arrivages, ae des M ouze laissaient à désirer sous ce rapport. és par | MM. Trengrouse et C*°, 51-57, Tooley street, et appli M'J.-T. Warrington, 49, même rue, Londres, s’étene, dont | dent sur chacune des précédentes observations. Les | fromages doivent être compacts, onctueux, propres à ndres, | la consommation immédiate; ceux qui sont fabriqués permet | quand les vaches se nourrissent des premiers herbages es fro- L de printemps sont trop durs et élastiques (semblables Ja loi | à du liège). Peut-être faudrait-il en cette saison cuire e cette moins le lait ou augmenter la température de la chambre d’affinage? Le poids préféré par les acheteurs Water M variant de 27 à 32 kilogrammes, les fromages plus es pro- | lourds ne devraient être livrés qu’en cas d'ordres is, qui Spéciaux,
MM. Forrest et Turnbull, le Leith, vantent la qualité du fromage canadien, lequel n’est guère différent du « Cheddar » anglais. Le district d’Ingersoll (Ontario) } sembie fournir les meilleurs produits. A noter surtout | une consignation de l’honorable Thomas Ballantyne.
Pour conclure, nous reproduisons, comme dans le D GC du beurre, quelques états relatifs aux ventes de : fromage opérées dans le Royaume-Uni pour compte du commissaire fédéral de l’industrie laitière.
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Érar N° 1. — Fromage de la laiterie de Perth (Ontario). (M' C.-A. MATHESON, gérant.) Compte de la vente de 250 boîtes de fromage rèçues par paquebot « Bra.
silian », 22 novembre 1892, pour J.-W. Robertson, Ottawa, par A.-J. Rowson, Londres (Angleterre).
1893. Boites. (aux, Lbe, PS TT 14 janvier. Ex. 30 247 151 56à 56s. . . ” 424, 4. ( 3 fromages donnés.
Moins 3 mois d’escompte à 5 p. c. ” 5. 6.0 $ 418.18. 0 A déduire :
Fret, droits de port, déchargement, camionnage, frais. . . . . . 19.11. 4 Réception, pesage, tonnelage, camionnage, entrepôt, assurance, ete. . 3, 2. 6 Commission et garantie, 4 p. c. . . 16.19. 4 ——— 39.132 Produit net. . . ” 379. 4.10
ÉraT N° 2. — Fromage de la laiterie de Perth (Ontario). Compte de vente de 528 boîtes de fromage reçues par paquebot « Numi dian », pour J.- W. Robertson, par Andrew Callender et Ci, Liver. pool.
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4 janvier. Vendu 190 34 131 77 à 50 s. » 329. 4. 5 165 35 116 4à%0s. . 9290. 1.9
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A déduire : LS UK CE Fret de 416 quintaux 62 Ibs à $ 0.40% par 100 be 0 2 DNS Mure à USE Déhargement ete ét nt 5 LI8SS Droits d'entrée, de port et d'octroi . . . +. . 1.10. 0
Course au navire, ramionnage, réception, emmagasinage, présentation à la douane, pesage,
tonnelage et livraison . . . . . . . . 7.10. 6 Loyer, 98 s. 4 d.; assurance contre l'incendie, 40 s. 6.18. 4 Intérêts sur débours. . . . . . . . . . 0.12. 6 Commission de banque . . . . . . . . . 1. 0.6 Courtage et garantie, 2 p.e. . . . . . . 18. 2.10 ———— 77.7.1 Produit net dû le 14 janvier 1893 . . . . . . . . . 822. 2,9
Liverpool, 18 janvier 1893.
D'autres états concernent des fromages de la ferme d'expériences à Ottawa, vendus par MM. Andrew Clement et fils, Manchester, le 14 juin 1893, moyenn:nt 48, 43, 53, 55 et 56 shillings ; des fromages vendus le 9 août 1892 par MM. Andrew Callender et C°, Liverpool, sous les désign2tions suivantes, savoir : Fromagerie canadienne n° 1, « The Glen », « Empey », « Empress Queen », « Empress », le tout à 48 shillings, etc.
Moutons.
Droits d'entrée : Les animaux reproducteurs pour l'amélioration des races sont admis en franchise (art. 491 du tarif); animaux sur pied, 20 p. c. al valorem (art. 11) ; viandes fraîches de mouton et d'agneau, 35 p. c. ad valorem (art 16).
Il y a mouton de toison et mouton de boucherie; la chair de l’un, la laine de l’autre, sont produits relativement inférieurs. :
Le mouton à toison jouit de la liberté, mais subit les intempéries et les privations ; il a pour habitat les terres maigres, les sols rocailleux impénétrables à la charrue, les hauteurs inaccessibles et incaltes ; c'est un animai de grand élevage, dont nous ne disputerons pas le monopole aux pays neufs, en partie déshérités sous le rapport agricole.
Mais le mouton de boucherie vit à l'étroit ; il lui faut des abris et une nourriture plantureuse, composée de navets, colza, luzerne, trèfle, avec addition de grain, pois, tourteaux ; c’est un animal de ferme, que des contrées fertiles comme la Belgique et le Canada peuvent avantageusement produire en dépit de toute concurrence.
Notre répartition en deux classes ne s’applique pas seulement au régime. Il existe des races distinctes de moutons dont les qualités dominantes, soit pour la tonte, soit pour l'alimentation, ont été accentuées par l'effet d’une longue sélection.
Le grand éleveur recherche naturellement les animaux à haute laine qui, même engraissés, sont moins comestibles que les animaux prédestinés à l’étal.
. Mais les premiers nous parviennent généralement à l’état maigre et sous forme de bêtes entières, soumises à une réfrigération ou même congelées. Par le fait même, la viande en subit une dépréciation qui l’exclut de la catégorie des denrées destinées aux consommateurs aisés. En supposant que l’animal soit expédié sur pied, notamment des États de la Plata, il ne trouvera d’acheteur que moyennant un prix très inférieur à celui des «Southdown » et autres moutons d’engraissement.
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Nous ne perdons pas de vue le nouvel intermédiaire entre l’éleveur argentin et le boucher. Mais cet « invernador » ne deviendrait le rival dangereux des fermiers européens où nord-américains qu'après avoir offert au «ranchero » une compensation suffisante pour le décider à substituer, même partiellement, des races d’alimentation aux races de toison.
Les fermiers canadiens ne renonceraient pas facilement au mouton, étant persuadés que jamais celui-ci ne devient le débiteur de son propriétaire. Agneau, il tente déjà le boucher ; adulte, il se multiplie rapidement et devient pour le cultivateu: un auxiliaire précieux. Dans les terres nouvelles qu’il contribue à fertiliser, à dépouiller d’herbes sauvages, c'est un pionnier comme le colon ; dans les anciens établissements, c’est un consommateur des produits volumineux dont l'expédition est onéreuse ; en se les assimilant, il en décuple la valeur, sans cesser d'enrichir le sol qui les fournit.
Rappelons aussi que la mise de fonds pour la formation d’un troupeau de moutons n’est pas considérable ; que son premier rapport ne se fait pas attendre ; que la perte pécuniaire du métayer est relativement peu sensible en cas d’épizootie chez la race ovine. Nous ne croyons point d’ailleurs qu’elle y soit plus sujette que les bovidés, surtout dans un climat sec comme celui du Canada. Notre pays étant moins privilégié à ce point de vue, les animaux doivent y être entourés de soins plus assidus, tendant à augmenter leur prix de revient ; mais, par contre, la main-d'œuvre est chez nous moins coûteuse.
En tant qu’elles s'appliquent aux provinces cana-
diennes, toutes les observations précédentes visent moins le présent qu'un avenir prochain. Cet avenir appartenant, selon nous, au «mixed farming», qui remplacerait partout le régime d’une récolte unique, ka production des animaux de ferme augmenterait, tandis que le grand élevage tendrait à disparaitre. Mais, en fait, celui-ci est pratiqué aujourd’hui quant aux moutons sur différentes « ranches » de l’Ouest, situées notamment dans une zone de pâturages que le colon ne cesse d’envahir (). Aussi bien, un territoire occupant toute la largeur d’un grand continent comprend-il nécessairement des districts que l’agriculture peut sans inconvénient abandonner à l’industrie pastorale. Celle-ci serait dès lors appelée à seconder dans une certaine mesure le fermier, en lui fournissant au besoin de jeunes animaux pour l’engraissement et la vente locale ou extérieure. Tel serait le rôle logique des « ranches» en présence de la concurrence exercée par l’Australasie et d’autres pays, dont les moutons constituent l’une des sources principales de prospérité. Mais, en attendant que l'orientation économique de l'élevage, grand et petit, soit accomplie au Canada, ce pays a importé de la métropole des animaux reproducteurs apparlenant aux meilleures races ovines de toison et de boucherie. Dans notre pensée, les premières sont logiquement destinées à disparaitre. Aussi bien, la qualits de leur laine tend-elle à se détériorer, sauf en Colombie britannique, par l’influence du climat Si favorable qu'il soit à la salubrité et à l’engraissement des animaux, les
(4) Supra : « Bétail », p. 142-143.
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grands écarts entre les températures d'été et d'hiver ne laissent pas de nuire à cet ensemble de propriétés, force, finesse et lustre, qui caractérisent une tibre parfaite (*). Nous ne perdons pas de vue que la valeur des toisons est affectée aussi par d’autres causes, variant selon les localités : telle l’influence du sol.
Dans une étude sur la laine, publiée aux recueils de la « Royal Agricultural Society », le comte Cathcart rappelle que « Bakewell classifie les sols, dans leurs « rapports avec la laine, de la manière suivante : l’ar- « gile; puis le sable et, enfin, les calcaires. » L'auteur cite des exemples confirmant cette appréciation : « Il « paraît que les toisons des moutons « Southdown » « élevés sur terrains calcaires ne se feutrent pas bien, « mais qu'elles s’améliorent quand les moutons sont « placés sur d’autres sols. » « Dans la partie nord du « Derbyshire, où les stratifications sont brusquement « rompues, la différence entre les laines d'animaux de « même souche est caractéristique et reconnue au « point qu’acheteurs et vendeurs comprennent par- « faitement cette observation : J'offre de la laine au grès (?), laquelle vaut plus que la laine à la chaux de « mon voisin. »
(’} Vide : Conférence de M" Gcorge E. Day, attaché au Royal Agricuitural College de l'Ontario (Rapport de la « Sheep Breeder’s Association », Toronto, 1894).
(*) Allusion au grès rouge commun en Grande-Bretagne.
Statistique de la race ovine au Canada ().
ANNÉES, PROVINCES, NOMBRB. TONTE, RAG Kilogrammes !
1881. | Québec . . . . 889,833 | 1,239,668 LUNA Ge 1 RASE 799,025 | not 1881. | Ontario . 1,359,178 | 2,1730,000 Dorset 1391 . Id. . 993: 748 L f Hampshi 1884. | Nouvelle-Écosse. 377,801 518,668 | Leicester 1891 Id. 318,855 . LE tacle 1881. Nouveau-Brunswick. 221,163 345,281 L Oxford. 1881. | Ile du Prince Hdouard . 166,496 240,538 E Southdow 1891. Id. 147,097 , Are eo 1881. | Manitoba. 6,073 7,469 1891. Id. 35,816 ” 1881. | Colombie britannique , 27,188 38,657 | Totau 1891. Id. 50,406 * 1881. | Les territoires 346 145 1891. . Id. 64,920 » tab 1881. Canada, totaur F pOg78 | 543084 somme | | ) 1892, 937,994 Importation en franchise d'animaux reproducteurs. L Lee | naient COMMERCE SPÉCIAL IMPORTATIONS VIA LE ST-LAURENT, ANNÉES. Pour |. Pour | En 1892, Têtes. Francs. Canada. |” États-Unis. | roraux, En 1893, Têtes. Têtes.
{88 cr. 1,541 54,090 199 56 255 ln ET ARE 286 30,182 212 116 328 ro ANR. 149 14,672 341 147 488 | Eten 41888, . 391 41,828 1,154 862 2,016 : 4 4800. 970 81,432 | 431 178 609 | 1890. . . . 832 106,698 900 1,002 1,902 De « 4891. . . . 1,568 93,436 938 2,085 3,023 HO 6: à 770 102,027 969 1,859 2,828 Li Gr Totaux, 8 ans. 6,307 | 524,965 | 5,144 6,305 | 11,449
(*) Recueil du recensement officiel.