PROVINCIALES.| FÉDÉRALES. | SAUVAGES
Kilom, carrés. | Kilom, carrés. | Kil, carrés. | Kil. carrés.
Ohbario US 50,596 ” 2,212 52,808 Québee . . . . . 111,280 »“ 303 111,738 Nouveau-Brunswick. . 11,401 " 44 11,445 Manitoba et ter:itoires. ” 5,524 »” 5,524 Colombie britannique . 1,562 632 # 2,194
Totaux. . . 174,839 6,156 2,559 183,709
Les bois coupés en vertu des concessions ci-dessus représentent les quantités suivantes (?) :
Ontario : Pin, troncs non équarris de sciage, 08,194,643 mètres carrés; autres ironcs non éauarris de sciage, 521,660 mètres carrés; pin blanc, troncs équarris, 108,782 mètres cubes; pin rouge, troncs
| équarris, 495 mètres cubes; autres troncs équarris,
2,109 mètres cubes; bois de « dimensions » et de Cboom » (), 4,225,915 mètres carrés; cèdres, 97,930
(1) Vide annexes (Législation sur domaine de la Couronne).
(} Les quantités en mètres carrés s'appliquent à une épaisseur de L'inch où 0025,
f Par bois de « dimensions », on entend le bois excédant, notamment
mètres courants; billes de chemin de fer, 628,898 pie. Eté ces ; plus des produits secondaires. pl
Québec : Pin, troncs non équarris de sciage, 39,060,187 mètres carrés; autres troncs non équarris
(d'épinette surtout) de sciage, 14,235,468 mètres car. Q onuri rés; pin blanc équarri, 21,383 mètres cubes; pin rouge pe équarri, 569 mètres cubes; autres troncs équarris, Canada 4,716 mètres cubes; bois de « boom », 74,606 mètres Can carrés; bois plat et divers (bois sciés), 73,132 mètres nu courants; billes de chemin de fer, 137,615 pièces, ; plus des produits secondaires. | Nouveau-Brunswick * Troncs non équarris de sciage, x pin et épinette, 7,404,766 mètres carrés; troncs non fa 1e équarris de hemlock, cèdre et hacmatac (tamarac) se
1,319,443 mètres carrés; pin équarri,71 mètres cubes; bois dur équarri, 940 mètres cubes; bois de « boom), 14,204 pièces; billes de chemin de fer, 103,672 pièces: plus des produits secondaires.
suiva L Le
| vinces Manitoba et territoires : Bois scié, non désigné, So
4,914,729 mètres carrés; billes de chemin de fer, 97,402 pièces; plus des produits secondaires.
par s] mains
Colombie brilannique : Bois scié, non désigné, par lé 7,840,067 mètres carrés. | il est
Les recettes opérées par les différents gouverne à Montr( ments en cause du chef des coupes autorisées dont de l'ex
vient d’être question ont été comme suit : Dan
| S'établ les bo de ma C'est 1}
sous le rapport de la longueur, les dimensions usuelles; les « boom” sont des barrages flottants destinés à empêcher les bois de s’en aller à la dérive quand ils ne sont pas assemblés sous forme de radeau.
898 piè-
> sciage, équarris tres Carpin rouge équarris, )6 mètres 32 mètres D pièces,
de sciage, roncs non (tamarac), res cubes:
« boom), 72 pièces;
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EXPLOITATION FORESTIÈRE. 247 RER TELE 22 RTC A EN RNA EEE T SSP ANR SRE ESC AU CR OR RERNRNUR CERN SGEN TRE ALT INA CE RARE one DROITS LOYER PRIX deuteé PROVINCES. DE re D'ADJUDI- | INTÉRÊTS, | TOTAUX, SUCRE. À race, | CATION. ETC.
Francs, Francs, Francs, Frances, Francs, Ontario 3,955,112| 301,821! 6,742,694! 102,706! 11,102,334 Québec. . 2,445,140| 684,873 17,875] 65,101| 3,213,590 Nouveau-Brunswick . 495,188 97,047 ” » 592,235 Colombie britannique 178,669| 163,121 NE » 341,790 Canada, ministère intérieur . pus 328,107| 122,600 26,028| 34,855 511,591 Canada, ministère affaires indiennes 127,087 17,397 »” 6,067 450,550 Totaux. 7,529,9031 1,386,8591 6,786,597| 208,729] 15,912,090
A la vente des limites dans l'Ontario, en automne 1892, le montant total des adjudications représentait une somme de 11,922,250 francs, dont 6,322,480 payés la même année sont inclus dans les chiffres ci-dessus, le solde de 5,599,770 francs étant dû l’année suivante.
Les forêts de la Couronne procurent donc aux provinces canadiennes des revenus considérables.
Souvent les « limites » sont acquises uniquement par spéculation; elles repassent alors de mains en
| mains avant d’être mises en coupe soit directement
par le concessionnaire, soit par des sous-traitants; il est rare que les commerçants, les exportateurs à Montréal, Québec et autres villes maritimes, s’occupent de l'exploitation.
Dans les districts desservis par un chemin de fer
| S'établissent souvent des scieries à vapeur, d’où
les bois faits aux alentours sont expédiés sous forme
| de madriers, de planches et de produits secondaires.
Cest là un genre relativement moderne d'exploitation
qui permet de tirer économiquement parti des «limites» éloignées des cours d’eau.
Mais la pratique traditionnelle est de faire trainer les ‘roncs sur la neige par des chevaux jusqu’à l'endroit où les crues du printemps pourront être utilisées pour les amener jusqu'aux rivières navigables. Là se trouvent des scieries à turbine où se débitent les bois
ronds; quant aux bois équarris destinés à l’exportation, ils sont assemblés sous forme de trains énormes, dont chaque section est une «cage », ou un «cageux), puis remorqués jusqu’au port maritime de chargemert,
Pour se rapprocher autant que possible des sièges d'exploitation ou « chantiers », à l’occasion du transport des approvisionnements qui leur sont destinés, i est essentiel de profiter de la saison où la navigation reste ouverte. En conséquence, les exploitants doivent, dès les mois d’été, faire les avances d’argent considérables que représente l’achat de tout ce qui sera nécessaire, durant l’hiver entier, à l’entretien et au travail de leurs équipes de büûcherons. Ceux-ci devront ercore toucher leur salaire, tout comme les hommes qui, au printemps, seront chargés de surveiller et de diriger le flottage des troncs. Le remboursement et le bénéfice de toute cette mise de fonds n’est à recusiiir qu'à l'expiration d’une année environ, soit après la livraison aux scieries ou la vente des bois, selon le cas.
Le ravitaillement doit s’opérer durant l’été pour une autre raison, au sujet de laquelle il nous serait difficile de nous expliquer sans ouvrir une parenthèse.
Durant un séjour de huit ans au Canada, noi
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novembre ; c’est alors que tombent ordinairement des neiges abondantes dites « bordée de la Sainte-Cathe-
| rne ». Il devient aussitôt fort difficile pour les chevaux
de se frayer un passage dans les chemins de campagne, qu'une circulation suffisamment active finit cependant par durcir. Aussi bien ces chemins sont-ils entretenus, dans les centres suffisamment peuplés, au moyen d’une charrue spéciale et d’un lourd rouleau destinés à les niveler et à les tasser.
Quant aux parages éloignés où sont les limites, le trafic y est sinon suspendu, tout au moins difficile duran: le premier mois d'hiver. Il en résulte que les
\] exploitants doivent, pour éviter un retard irrémédiable
dans le travail, effectuer sur les routes d'été tous camionnages entre les « chantiers » et le point où prend fin la navigation.
Dès que les bois morts, les broussailles et autres obstacles encombrant le sol dans les forêts se trouvent ensevelis sous la neige, les hommes du chantier
mettent leurs raquettes, se rendent à leur poste et
choisissent leurs victimes. Bientôt, sur plusieurs kilo-
| mètres à Ja ronde, les échos sont éveillés, dans la sono-
rité d’une atmosphère glaciale, par les bruits secs des coups de hache, semblables à une fusillade que dominerait souvent, comme une grosse voix de canon, le
| fracas de la chute des arbres.
Ceux que leur essence et leur grandeur ne désignent pas pour l’équarrissement et l'exportation à l’état brut,
} sont coupés en tronçons répondant aux types de lon-
gueur consacrés par l’usage des scieries et du commerce au (Canada. Pour s'écarter de ces types et se con-
FESSES TE : Fr pi = A SSP