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grain, décrit ge. Comme ez nous; là 1s la brunisdité ne temse consume il nous est estion, tant er ainsi un
élément de richesse pour le sol. La terre, pour ètre d'un beau noir sur une profondeur de 45 centimètres - comme c'est le cas au Portage-la-Prairie — ne peut pourtant pas continuer à produire bon an mal an sans recevoir de retour ! |
La paille, et notamment Ja paille d'avoine, n'est-elle pas d'ailleurs un fourrage excellent? Il est vrai que dans cetie partie de l'Oue:: les cultivateurs possédant
à peu ou point de bétail n'ont surtout que des chevaux
de ferme à entretenir. Aussi sont-ils souvent obligés d'acheter leur beurre et üe donner jusqu’à 4 fr. 30 c. ou 1 fr. 65 c. le kilogramme pour du lard de Chicago. En présence de l’anvahisseméent des cultures, il ne reste plus guère de pâturages que dans les larges chemins entourant chaque section de 2* kilomètres carrés, Un bœuf de deux ans, en bon état de chair, vaut de 150 à 200 francs
Au cours de notre première promenade dans le voisi. nage du Portage-la Prairie, nous avons encore recueilli quelques renseignements pour servir à l’étude des conditions faites aux travailleurs et des prix de revient. Un bon ouvrier agricole gagne de 93 à 129 francs par mois, avec pension, mais les journées sont longues, Durant les quatre mois d'hiver, le travail fait généralement défaut, les fermiers n'ayant plus qu'à soigner leurs animaux, s’approvisionner de bois, charrier le froment jusqu'aux élévateurs, réparer les clôtures, etc. Mais, durant cette période, beaucoup d'hommes trouvent un emploi dans les bois, où ils gagnent 5 fr. 15 c. par jour comme bûcherons.
Les labours se font immédiatement après la moisson
ou à la venue du printemps. Avec une bonne charrue ! attelée de deux ou trois chevaux, il est facile de tracer 4
er un jour des sillons de 10 à 13 centimètres de pro-
fondeur sur une surface d'environ 2 hectares, Les ! semoirs à la volée ou autrement peuvent opérer sur À
. 6 hectares par jour. Un homme dirigeant une moissonneuse-7erbeuse tirée par trois chevaux, dispose de 6 à 6 1/2 hectares par jour; souvent cette opération est continuée nuitamment. Le travail quotidien de la machine à battre avec locomobile et une équipe
de quatorze hommes est représenté par une quantité !
de 550 à 750 hectolitres de blé. Mais en présence d’une
telle célérité dans l’exécution, celle-ci ne peut pas être | entourée des mêmes soins que chez nous. Ainsi, beau-
coup de grain se trouve-t-il gaspillé, pour avoir été répandu et foulé aux pieds autour de la machine, Cependant, la mise en petites meules se fait bien, afin d'éviter la décoloration du froment par l'effet de l'humidité s’attaquant aux gerbes qui demeureraient couchées
sur le sol. La grande hâte caractérisant tous les travaux 4
de ferme s'explique par la tendance de cultiver de
grandes étendues avec une main-d'œuvre relativement 4
limitée. Dès la bonne saison, il est essentiel de confier
la graine à la terre sans perdre un moment et d'obtenir 4
ainsi une récolte hâtive, dont il faut précipiter la mois son pour que celle-ci puisse être complètement terminée avant les gelées d'automne.
En vue de compléter cet aperçu général, rappelons que depuis notre séjour au Portage-la-Prairie, les Manitobans doivent à la dépréciation des blés d’être devenus plus ménagers et d’avoir reconnu les avantages
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dune pluralité de cultures, imposant l'élève d’un bon nombre d'animaux. Aussi le phléole des prés (Phleum pratense) tend-il à rempiacer les céréales dans une faible mesure. Il en est de même des racines fourragères dont la conservation, durant la période des grands froids, nécessite pourtant des précautions particulières. Le mieux est de pratiquer à cet effet des excavations assez profondes pour qu’il soit possible d'y enmagasiner, hors des atteintes de la gelée, le produit d’un ou plusieurs hectares.
Rentré à l’hôtel, nous avons eu le soir, avec des notables de la localité, un entretien intéressant portant sur la question de l’enseignement. Nous n’ignorions pas la disposition légale () en vertu de laquelle deux sections, soit presque 518 hectares, dans chaque comté de 93° kilomètres carrés sont réservés pour la constitution d'une rente au profit des écoles. De plus, il est partout loisible à trois contribuables, dont deux chefs de famille, de réclamer la création d’une école dans un district qui en serait dépourvu et où il se trouverait au moins dix enfants er âge de fréquenter l'établissement, sans d’ailleurs avoir à faire, entre celui-ci et leur domicile respectif, un trajet excédant 4 kilomètres.
Il est pleinement satisfait aussi aux désirs spirituels des populations, les villes nossédant de grandes églises, ndis que chaque village a son. chapelle. Les nouvelles agglomérations se zroupent invariablement autour d’un clocher. Aucun cuite n'exerce de suprématie, tous étant égaux devant la loi. La plupart des dénominations
: {t) Vide annexes.
religieuses sont représentées, mais dans le Manitoha ! et les territoires, les méthodistes sont particulièrement nombreux. On y rencontre aussi beaucoup de catho. 1 liques, de preshytériens et d'anglicans.
Notre deuxième journés au Portage-la-Prairie fut d’abord consacrée à la visite de l’un des « élévateurs » et établissements de minoterie de la « Lake of the Woods Milling € ». La machine motrice, &@e 300 chevaux, sort des ateliers de MM. Goldie, Mac Culloch et €, limited, Galt, Ontario. Les chaudières sont chauffées au bois et alimentées par l’eau qué fournissent cinq puits artésiens creusés dans le” sous-sol sablonneux. Les élévateurs ont une capacité de 63,612 1/2 hectolitres et peuvent être chargés simultanément des deux côtés; d’une part, du chemin de fer à raison de 479 hertolitres par heure; d'autre part, des wagons de ferme à raison de 1,44 hectolitres par jour. Le grain passe des véhicules dans un conduit, d’où il tomhe successivement dans un séparateur et dans un immense récipient pour | le pesage ; telle est la rapidité de la livraison, qu'à peine le vendeur a-t-il vidé son wagon et replié ses sacs, que déjà le poids, base de tous les marchés, peut lui être notifié. Il à la faculté d’emporter les résidu: du nettoyage. Les manœuvres employés par la société reçoivent 7 fr. 72 c. par jour; mais le salaire des maitres ouvriers, tels que menuisiers, etc., atteint 10 fr. 30 c. ou 12 fr. 87 c., ou 14 fr. 16 c., selon le cas.
Au Canada, la minoterie est graduellement monopolisée par de puissantes sociétés, disposant de l’installation et de l'outillage les plus perfectionnés. Sous le rapport de la qualité, la supériorité des blés manito:
e Manitoba bans sur ceux provenant des régions plus méridionales culièrement est généralement reconnue Cependant, l'expédition p de catho. ee des premiers, aussitôt après la moisson et le battage,
ne laisse pas de provoquer la vente de la récolte à un -Prairie fut © hux restant inférieur à sa valeur relative. Aussi est-on
ad
élévateurs » d'avis que la mouture de cette récolte devrait s’opé- Lake of the M rer dans le pays même. Il en résulterait pour avanae 300 che- M uges l'occupation d'un personnel nombreux et un ulloch et C', rendement de sous-produits suffisant à la nourriture
chauflées au À d'une grande quantité de bétail, tandis que la farine en nt cinq puils barils commanderait des prix correspondant à son rôle onneux. Les séritable, qui est d’entrer en mélange avec des farines 2 hectolitres Maghises et américaines de titre moindre. Au lac des ; deux côtés; Bois, sur le « Canadian Pacific Railway », à environ 9 hectolitres 22 kilomètres vers l’est de Winnipeg, le pouvoir d’eau rme à raison disponible est quatre fois plus considérable que dans sse des véhi- Mk grand centre meunier de Minnéapolis, où 10,000 à cessiverment 512,000 chevaux de force activent aujourd’hui 32 mou-
écipient pour ins, Le fait qu’il est possible de créer au Canada une , qu’à peine industrie bien autrement puissante n’a pas été perdu
Ses Sacs, que de vue, Déjà une société, sous la désignation de « Keepeut lui être Satin Power C° », est constituée au capital de 5,150,000 du: du net rancs pour tirer parti de cette situation. Le volume société re-
W'eau sortant du lac est censé représenter, selon les des maitres Mbstimations les plus modérées, de 35,000 à 40,000 che- 40 fr. 30 0. Aux de force, tandis que 1,000 chevaux suffisent à S. ne minoterie consommant journellement 1,817 hec- But MONnOpO- oitres de grain pour produire environ 1,000 barils de t de l'instak rie, La société a le projet de capter le débit entier és. Sous le ù lac et d'offrir en vente ou en location des emyplaceblés manito: lents avec force motrice pour ‘ont genre d’indus-
Re ‘ \
tries. Keewatin jouit aussi de la proximité du chemin
de fer transcontinental, dont l’administration est sans
contredit celle d'Amérique qu'anime la plus inteii-f
gente initiative. Ajoutons que les moyens économiques de transport par eau ne font jamais défaut, durant k
période où la navigation reste ouverte, du port lacustrefk
de Fort-William. De plus, la construction d’un canal est
à l’étude entre Winnipeg et Keewatin. Il n’en faut pis
davantage pour assurer à cette localité un avenir industriel des plus brillants.
Mais cet aperçu du développement auquel peut pré tendre la minoterie dans l'Ouest canadien nous 4 entrainés loin de notre point de départ. Reprenons le
pl an me tro
cours régulier de nos notes de voyage, au moment ol? nous entrons en voiture avec le dessein de parcouri les environs du Portage-la-Prairie. Nous n’y rencon
trons point dé « homesteads » vacants, mais nombre de terres sont offertes en vente dans le district à dx prix variant de 125 à 255 francs l’hectare.
Chemin faisant, nous visitons beaucoup de fermes tout en posant à leurs occupants une foule de question qu® nous croyons pertinentes, mais qui seraient impe tinentes si elles étaient inspirées par un sentiment tk simple curiosité. Nous sommes heureux de constate par l’empressement courtois caractérisant les réponsà de nos interlocuteurs, que ceux-ci ne méconnaisst! point nos intentions.
M: Bell (9° section, 12° comté, 6° rang, à l'ouest il méridien initial [']) est, depuis une vingtaine d’annéé
(:) Vcir le système du cadastre aux annexes.
EYo ciet |
té du chemin D dos le district; il y'a d’abord obtenu la concession de tion est sans 64 hectares 74 ares 74 centiares, dont l'exploitation fut plus inteii-@ wmmencée avec une seule paire de chevaux. Le même économiques D irmier à pu étendre par voie d'achat sa propriété, de aut, durant la manière qu’elle comprend aujourd’hui 233 hectares, 1 port lacusteMrtpartis comme suit : froment, 133 hectares; avoine, d’un canal est 28 hectares; le restant, en jachère, récoltes acces- | n’en faut sl soires ou prairie. Il a 25 chevaux. ité un avai M James Bray opère sur 283 hectares, dont 250 en blé et 3% en phléole des prés. Il est depuis quinze quel peut pré: années dans le pays, son capital de premier établisseadien nous dinent s'étant élevé à 1,802 fr. 50 c. Il a maintenant un . Reprenons lRtrouneau composé de 26 vaches de pure race Jersey, au moment oligi? chevaux, 30 moutons Oxford-Down, 30 porcs du Norkshire. Ses granges, au nombre de deux, sont spa- ‘euses, mais elles sont construites en bois.
LOF. Brydon (7° section, 12° comté, 7° rang); environ 130 hectares, comprenant 85 hectares en céréales, principalement du froment, plus quelques hectares d'avoine noire. Ce fermier qui s’occupait à mettre en place un moteur à vapeur et un séparateur, afin de ommencer le battage de sa récolte, voulut bien interompre son travaii pour nous donner quelques expliations intéressantes. Dans tout le district, l’usage est le ne cultiver, indépendamment du froment, que la quantité d’avoine nécessaire pour nourrir les chevaux. le plus, on réserve pour la produc‘ion du foin une drairie natureïle équivalant à près du sixième de l’éten- We totale de la ferme. A défaut de cette prairie, une hème surface est consacrée au phléole, objet d’une ‘eur croissante et justifiée par l’expérience. Quant
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au foin naturel, bien qu'assez grossier d'aspect, il est très nutritif, on le vend rarement, mais en ce cas son prix varie de 25 à 50 francs la tonne selon la saison. | Les clôtures en fil métallique armé, sur poteaux de bois, coûtent environ 34 centimes le mètre courant. En | 1892, l’année précédant notre visite, le froment de M’ Brydon, classé sous le n° 2 dur et livré à l” « élévateur » voisin, rapporte 7 fr. 93 c. l'hectolitre. Son prix de revient, y compris la semence à raison de 1,35 à | 1.80 hectolitre par hectare, s’est élevé à environ 123 francs par hectare. Ce prix, comprenant les intérêts sur le capital engagé et les salaires, procurait un bénéfice net de 49 francs par hectare, le rendement ayant été de 21 1/2 hectolitres. Tel est aujourd’hui, | selon tous les témoignages que nous avons recueillis, le produit d’une récolte moyenne dans le voisinage; au moment de notre visite, la moisson a même dû être plus considérable eu égard à l'aspect des épis et au nombre des gerbes.
M' Brydon, pour compléter les renseignements qui
précèdent, nous dit s'être trouvé endetté au moment : de s'établir, il y a dix-huit ans, sur son « homestead
actuel. L’étendue de celui-ci est maintenant doublée, le Da passif est éteint, l’actif est représenté par de bons bâti u ments, maison confortable, écurie et étable, magasin 3,
pour grains, hangar; des appareils et outils, coûtant . ensemble 9,000 francs; 23 têtes de bétail, 12 chevaux, 3 poulains et de nombreux pores. La terre a uni valeur réalisable de 318 francs par hectare. C'est ve empressement que nous enregistrons de tels résultals,
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àla fois honorables pour le principal intéressé et de bon augure pour le pays. Mais, en homme avisé, M' Brydon veut aussi pratiquer désormais une pluralité de cultures. Les fermiers manitobans généralement besogneux au début, ont mis la terre à contribution pour lui arracher des récoltes successives de froment, dont la vente immédiate à des prix rémunérateurs a toujours été facile. Mais la terre s'épuise, tandis que les prix sont en baisse : un changement s’impose dans l’exploitation. Il semble d’ailleurs que le pays soit favorable pour la laiterie, l'élève du bétail et des porcs. Les moutons que nous avons vus dans les environs avaient bon aspect. Comme prix, nous avons noté, pour bovidés, gras de deux ans, 200 francs par tête; agneaux gras de consommation locale, 25 francs; pores sur pied, 50 fr. 93 c. les 100 kilogrammes.
Les récoltes scnt rarement atteintes par la gelée dans ka région où habite M' Brydon, c’est-à-dire que durant ses dix-huit années d’exploitation, il n’a jamais perdu
|intégralement une récolte; toutefois, quatre récoltes
ont été endommagées, soit dans une proportion de
La pluie est inconnue durant la saison des moissons. Dans les plaines du « Portage », toute l’eau pour la tonsommation domestique est fournie par des puits de 3 à 6 mètres de profondeur. L’Assiniboine excepté, il n'existe ni rivières, ni ruisseaux. Mais le plateau est parsemé de mares, de vasques ou autres dépressions aux eaux stagnantes, beaucoup fréquentées par des bandes de canards et d’oies sauvages. Nous avons aperçu aussi de nombreuses compagnies de poules de
ce jour-là par de fréquents arrêts, s’est limitée à un parcours de 40 kilomètres. Citons encore quelques fermiers que nous avons rencontrés à cette occasion, Comme la plupart de ses voisins, M° A.-E. Mellon, fai. sait battre son blé, mais l'opération était confiée à l'un des entrepreneurs qui, propriétaires d’une machine, font circuler celle-ci afin de la louer aux colons quin'en
possèdent pas. L'entrepreneur fournit le personnel, se ”
composant au total de quatorze hommes qui logent dans une cabane roulante, leur nourriture étant à la charge du fermier. La redevance à payer par celui-ci s'élève dans ces conditions à 56.’ centimes par hectolitre d'avoine et à 70.$ centimes par lectolitre de froment. La machine avec accessoires coûte 1,339 francs:
son déplacement se pratique alors par tractionl
animale. Quand c’est une locomobile, comme dans le cas qui nous occupe, son prix est naturellement beaucoup plus élevé. L'entrepreneur estime qu'il doi pouvoir gagner environ 4309 francs par jour, moins ses dépenses évaluées à 134 francs ; la saison ne dure que deux mois.
M" Snitzer s’est établi il y a quelques années près du Portage, avec peu ou point de capital ; il est maintenail propriétaire d’une terre de 129 1/2 hectares qui para être entièrement cultivée et sur laquelle se trouve une bonne habitation et des bâtiments de ferme. L'aspect des récoltes de froment et d'avoine, mises €l gerbes et en petites meules, était des plus satisfaisank. M° Duncan Mc Leod avait achevé de battre; sa tent de 65 hectares environ, qui avait coûté il y a quelqué
prairie au cours de notre excursion qui, interrompue |
, interrompue | . limitée à un ore quelques ette occasion, E. Mellon, faiconfiée à l'un une machine,
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années 31 fr. 81 c. l’hectare, vaut aujourd'hui 19 à 90 francs l'hectare.
Westbourne. —- Nous y arrivons vers le soir. Cette bcalité et toutes les autres par où nous passerons en nous dirigeant vers le nord-ouest jusqu’à Yorkton, se trouvent sur la ligne du « Manitoba & North-Western Railway ». Jusqu'ici, le pays ne diffère pas de celui que nous venons de parcourir ; nous sommes évidemment sur le lit asséché et fertilisé d’un ancien lac. Du froment, enco'& et partout du froment! Sauf dans deux champs que nous avons remarqués, la qualité en est très uniforme : toujours le même grain petit, dur comme le silex, beau de couleur.
M'T. Mac Cartney (25° section, 13° comté, 8° rang) était occupé dans ses champs. Sa ferme, semblable à celle de M° Brydon, au « Portage », occupe environ 129 1/2 hectares; il est établi depuis seize ans et
p obtenait au début un rendement moyen de 26.9 hecto-
litres, mais le produit de l’année dernière, inférieur au rendement moyen, n’a pas excédé 20.6 hestolitres. Possesseur d’un capital de 515 francs en élisant domicle sur le « homestead », M' Mac Cartney est maitre aujourd’hui d’une terre libre de toutes charges, avec des étables où il fait hiverner au moins 40 têtes de bétail, Le voisin (35, 13, 8) M’ James Bray, exploite 283 1/4 hectares, dont 251 en céréales et le restant en herbe, Son capital de premier établissement s'élevait à 1,802 fr. 50 c.; ce fermier est maintenant propriétaire de 26 têtes de bétail Jersey, dont 24 vaches laitières, 17 chevaux, 30 moutons Oxford-Down et 30 porcs. Son
beurre est vendu couramment à raison de 2 fr. 27 ch 83 fr. 40 c. le kilogramme. L'expérience de M° Bray démontre que les moutons destinés à la consommation locale sont d’un bon rapport : il reçoit 25 fr. 75 c, la tète pour ses agneaux et de 1 fr. 13 c. à 1 fr. 36 c. ke kilogramme pour la viande de mouton. Les deux voi sins sont copropriétaires d’une machine à battre valant 11,330 francs.
Après avoir fait un trajet d’une trentaine de kilomètres, nous distinguons un changement marqué dans le paysage; le sol devient ondulé, tandis que des bosquets et des broussailles succèdent en maint endroit à la plaine herbeuse et aux champs de céréales : c’est un terrain admirablement propice à l'élevage. Il est pratiqué avec succès par un Irlandais, M' Walter Lynch — 7,14, 8. — Nous avons vu chez li | un superbe taureau Shorthorn, « Village Hero », etun e troupeau d’une trentaine d'animaux de même race qui | ferait honneur à un fermier du Yorkshire. De mai à ei novembre, le bétail est en pacage; au moment où nous el l'avons examiné, il était en très bon état de chair, au D point de vue de l'hygiène et de la reproduction. En r hiver, le bétaii est nourri à l’étable de foin naturel et € d’un peu de grain écrasé. M° Lynch touche de 515 à ( 644 francs par tête en échange de ses taurillons, mais te il ne tient pas à se défaire des génisses, vendables à u
des prix plus élevés encore. & Les chevaux sont également très rhers dans le dis 4 trict : telle paire ne réunissant pas de qualités excep- si
tionnelles était estimée à 2,250 francs. On nous désigne une jument de 1,750 francs appartenant à M° Ruther-
2 fr. 270.
: de M' Bray onsommation o fr. 79 c, la A fr. 36 cle Les deux voi- \ battre valant
aine de kilo- !
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champs de nt propice à un [rlandais, ns vu chez hi Hero », et un 1ème race qui *e. De maià ment OÙ nous de chair, au oduction. En oin naturel et che de 515 à rillons, mais
vendables à
s dans le dis- A
alités excepnous désigne à M' Ruther-
ford, médecin vétérinaire; elle est belle, par exemple, et rapide au trot,
Nous voici sur la « Sandford Ranch », occupant une superficie de 12,141 hectares, où se trouvent 300 têtes de bétail et 200 chevaux. Il y a place pour ces derniers dans les écuries; parmi les bâtiments, nous remarquons aussi une vaste porcherie. La population bovine de la «ranche » était autrefois beaucoup plus considérable; mais il entre dans les intentions actuelles du proprié-
taire de la remplacer par un nombre croissant de che-
vaux. Le bétail hiverne dans les bois, sur les bords du lac Manitoba, dont la glace doit être brisée chaque jour au lieu choisi pour l'abreuvement des animaux. Il est rare qu’une proportion notable de ceux-ci succombent
à aux rigueurs de la température. Eu égard à l’état peu
satisfaisant des marchés, aucune vente de bétail ne fut effectuée durant l’année antérieure à celle de notre visite. Le prix moyen des bêtes maigres de deux ans est de 175 à 200 francs par tète. Quant aux chevaux, on en a livré 50 en 18992, au prix moyen de 1,545 francs la paire, ou, isolément, 750 francs. Les chevaux demeurent à l'abri durant la saison froide. Jn étalon croisé (Cleveland Bay », issu d'une jument de la famille ( Royal George », a fait les saillies dans ces derniers temps; en 1893, le reproducteur mâle employé était un Cob du Yorkshire. Les Clydesdale ont été essayés sans donner de bons résultats.
M Davy, directeur de l'exploitation pour l’honorable
| Sénateur Sandford, compte étendre beaucoup la por-
cherie, où se trouvent dès aujourd'hui cinquante Tam- Worth, Berkshire et Yorkshire bien développés. ics
RTE ONU ON
En re st
prix sont très favorables à ce genre d'élevage, soit 51 francs par 100 kilogrammes de poids vif, le grain à bon marché étant d'ailleurs disponible en abondance, Le porc salé vaut 74 centimes le kilogran.me sur place,
Parmi les cultures fourragères, auxquelles sont réservés une soixantaine d'hectares, nous avons remarqué ua champ d’alfalfa donnant une superbe récolte, excellente pour nourrir le bétail durant l'hiver.
Une partie du domaine de M' Sandford sera vrai semblablement subdivisée en fermes au fur et à mesure que des acheteurs se présenteront. Ces fermes sont mises en vente à raison de 63 à 127 francs l’hectare, suivant leur situation. Elles méritent d'arrêter l'attention des colons, eu égard à la fertilité éviderte du sol et à la proximité relative du marché de Winnipeg. Le sénateur prête, directement ou par l'intermédiaire de ses agents, de l’argent aux agriculteurs pour favoriser leur premier établissement dans son district.
Au cours de son entretien avec nous, M' Daw, comme toutes les personnes connaissant le pays, 4 beaucoup préconisé les semailles hâtives, tout en fai sant remarquer que souvent celles des orges sont
reculées juqu’au mois de juillet. Mais que penser d’une}
pareille imprudence, en présence des gelées précoces sévissant plus ou moins dans la plus grande partie du cont'ient nord-américain? Au Manitoba et dam les territoires, ces gelées exercent parfois des ravagé en s’attaquant au blé dont les grains sont encore li
teux. M' Davy est d'autant plus porté à insister sur lt
élevage, soit if, le grain à | abondance, ne sur place, quelles sont nous avons une superbe Jétail durant
rd sera vrai au fur et à t. Ces fermes à 127 francs méritent d'ara fertilité évilu marché de t ou par l'inx agriculteurs ent dans s0n
us, M' Davy, nt le pays, à s, tout en fai es orges sont
à penser d'une}
blées précoces grande parti hitoba et dans is des ravages nt encore lai
insister sur 4
question que lui-mème s’est trouvé ruiné pour avoir perdu ainsi une récolte entière. Avant de gérer la propriété Saudford, il exploitait pour compte personnel, dans le sud du Manitoba, une ferme de 486 hecares intégralement en culture, le froment étant son wique production. Le dimancha 22 août 1886, toute la récolte fut gelée. C'était un désastre irréparable, attendu que M' Davy venait seulement de s'établir au moyen d'un capital emprunté. La récolte suivante réussit au gré de ses désirs, mais sans procurer un bénéfice suffsant à rétablir l'équilibre de son budget. I fut donc obligé d'abandonner la ferme, en emportant le regret d’avoir laissé dépendre sa fortune de l'issue d'une seule moisson. La moralité de cette histoire fait songer au dicton vulgaire s'appliquant aux œufs dans un seul panier. Qu'il survienre un contre-temps en ce qui concerne l’un des éléments de production, des succès obtenus d'autre part doivent compenser la perte subie : c’est en vertu de ce principe que le « mixed frming » tend à se répandre de plus en plus au Manitoba. En quittant Westbourne, nous pénétrons précisément dans une région où le système de la pluralité des cultures est beaucoup pratiqué. À la station suivante, Gladsione, nous entendons les plaintes amères ie gens dont les récoltes ont été endommagées, au mois de juillet dernier, par la grêle.
Necpawa. — Nous prenons ensuite le train du « Manitoba & North-Western Railway » jusqu’à Neepawa, jolie petite ville d’un millier d’habitants. C’est dans son voisinage qu’habite M' Munroe, dont nous avons pré-
Re a UE
cédemment cité la comptabilité agricole (). Sans y revenir, nous avons encore à enregistrer quelques renseignements intéressants dus à l'obligeance de ce fermier. Il possédait de 1,100 à 1,200 francs en arri- ! vant dans le pays en 1889; aujourd’hui, son avoir représente une somme nette de 45,000 à 55,000 francs. Sa terre comprend une section entière de 259 hectares environ, dont une moitié fut acquise en 1889 moyen- ! nant 8,240 francs, c’est-à-dire 63 francs l’hectare. | L'autre moitié, achetée en 1891, a coûté 21,175 francs, soit 164 francs l’hectare. Mais M° Munroe estime que à ces derniers chiffres sont loin de représenter la valeur actuelle de la propriété. Sa famille est nombreuse, à quatre de ses fils étant d’âge à le seconder dans le tra- | vail de ferme. Il occupe, de plus, un homme durant l’année entière et deux hommes engagés pour huit mois au salaire mensuel de 103 francs, plus la pension. En hiver, un ouvrier agricole gagne ordinairement, à Neepawa, 51 fr. 50 c. par mois sur la fe:me, ou 5 fr. 15 c. par jour dans les bois comme bûcheron, la pension en sus. M' Munroe, dont les ascendants habitent depuis longtemps les États-Unis, a fait de l’agriculture | sur différents points du territoire de l’Union qui croit 1 bien connaitre. Mais il préfère le beaucoup le Canada, à où les terres arables lui paraissent supérieures à toutes celles qu'il a vues ailleurs.
M’ Munroe a 15 têtes de bétail, dont 8 vaches lai- & tières, 8 chevaux de travail, parmi lesquels un étalon | des Shires et deux poulinières, 4 jeunes chevaux et
() Vide : Céréales, p. 37.
e (). Sans y rer quelques geance de ce
rancs en arri- |
ui, SON avoir 9,000 francs.
259 hectares
1889 moyen- !
cs l’hectare, !
21,175 francs, Je estime que
nter la valeur
. nombreuse, r dans le tra- 2e durant l’anur huit mois \ pension. En inairement, à la fe.me, ou bûcheron, la ants habitent
> l’agriculture À ion qu’ii croit 1
p le Canada, bures à toutes
B vaches lai- 2 e{s un étalon
S chevaux et
IH pores Nous avons vu, au sud-ouest de Neepawa (section 34, 13, 150), une aire ferme de mème étendue qe la précédente et appartenant à M°' Davidson, membre de la législature provinciale. Celui-ci venait d'entreprendre des améliorations sur sa propriété en vue de l'élève du bétail et de son engraissement durant l'hiver. Il fait donc construire un vaste bâtiment pouvant contenir 60 animaux, ainsi que des chambres pour hacher les fourrages, des greniers, des annexes avec silos et appareils destinés à préparer la nourriture, dans le genre de ceux que nous avons décrits sous une autre rubrique ('). Ces appareils seront activés par un moulin à vent, moteur à la fois économique et très régulier comme fonctionnement durant toute la saison froide, alors que les animaux séjournent à l’intérieur. M Davidson compte cultiver une grande quantité de cavets qui seront soustraits aux atteintes de la gelée en restant emmagasinés dans une fosse contiguë à Ja songe. Le poulailler et la porcherie, pour 150 porcs à l'engrais et 15 laies, sont établis dans les meilleures conditions. M' Davidson croit pouvoir conduire toute
à l'exploitation avec l’aide de deux hommes touchant
chacun 1,030 francs par an. Il a le projet d’acheter des bêtes de deux ans durant l'été et l'automne, ce qui entrainera une mise de fonds d'environ 103 à 129 francs par tête; leur entretien durant cinq mois d'hiver coûtera environ 62 francs; leur vente aa printemps rapportera 289 francs, suivant les cotes actuelles du marché, vu 45 fr. 37 c. les 100 kilogrammes. Le bœuf
(} Vide page 143.
et le porc seront expédiés à destination du Royaume.
Uni L'entreprise cst nouvelle pour ce qu' concerne ke |!
Manitoba, mais elle est l’effet d'une initiative apparemment dirigée dans la bonne voie.
En nous promenant aux environs de Neepawa, nous avons vu un iot de bestiaux à destination de la Grande. Bretagne; c’étaient de grands bœufs, assez rudes d'aspect et venant directement des pacages L'un d’eux, placé devant nous sur la bascule, pesait 899 kil. grammes et valait sur pied ‘+ centimes le kilogramme. Le coût du transport et autres frais à encourir jusqu'au moment de faire livraison atteindraient à peu près le même chiffre. Mais les animaux auxquels nous faisons allusion ne commanderaient pas les plus hauts prix du marché; ils sont destinés à une catégorie de consommateurs qui, sans les importations de même nature, seraient à jamais privés de viande. Il faut d’ailleurs se bien garder de conclure que nous songeons à donner en ce moment une idés ;nérale du bétail de l’Ouest canadien; il réunit, au &: . ure, dans son ensemble, les meilleures qualités pour ia : acherie.
En continuant à cheminer, nous rencontrons M Do-
nald Fraser, dont le « homesteal » (15, 16, 10) s’est accru jusqu’à concurrence de 324 hectares environ, dont 202 hectares sont cultivés. Ge colon est dans le pays depuis 07e années, les huit dernières seulement ayant été consacrées à son entreprise agricole. Ii avait pour débuter un capitai de 772 fr. 50 c. qui s’est augmenté, par la plus-value des terres et les bénéfices de l'exploitation, au point de représenter aujourd’hui une
somme de 113,300 francs. Dans l'espoir d’une hausse |