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de prix, M Fraser est resté détenteur de sa récolte de froment pour 1892; ce fait seul atteste qu’il s'agit d’un frmier auquel les fonds de roulement ne font pas défaut. Il lui est ordinairement possible de vendre son bétail de deux ens pour 129 francs et ses vaches fraichement vêlées pour 155 francs.
Les exemples que nous avons donnés sufliront peutêtre à faire partager notre conviction quant aux ressources très grandes du district de Neepawa sous le rapport de la colonisation agricole. Au nord du village, ie froment est presque l’unique production; peut-être les champs n’y sont-ils pas aussi beaux que ceux du « Portage », mais en se rapprochant des collines dites « Riding Mountains », l’on constate une amélioration dans l’apparence des récoltes. Vers le sud-ouest, dans le voisinage de la ferme de M° Davidson, nous avons traversé une bande de terrain à peine larse de 21/2 kilomètres sur 9 à 10 kilomètres de longueur, où les cultures avaient été complètement détruites par une tourmente de grêle, la même dont les dégâts nous étaient signalés lors de notre passage à Gladstone, soit à 32 kilomètres vers l’est. Les blés avaient été couchés et littéralement incrustés dans le sol, au point «de reprendre par deu7ième croissance ou regain. On sait que les averses de grêle sont généralement distribuées par bandes étroites, souvent parallèles comme les dents d’un peigne, les espaces intermédiaires échar pant au fléau. Les fermiers dans les régions plus particulièrement exposées constituent souvent une assurance mutuelle contre la grêle, de manière à s’indemniser réciproquement à l’occasion des pertes dont elle
devient la cause. D'un autre côté, il parait que les gelées précoces sont fort rares dans la partie du pays dont noùs tentons de faire en ce moment la description, Au résumé, nous y avons vu un grand nombre d’ex. ploitations prospères, avec maisons d'habitation con: fortables et bâtiments de ferme commodes, ordinaire. ment construits en bois. L’épinette, le tamarac et le peuplier ne font pas défaut dans le nord-ouest du Manitoba, où s’approvisionnent les diverses scieries de la province. Dans les autres districts, il existe généra. lement une quantité suffisarte de peupliers utilisables pour le chauffage, comme poteaux de clôture, dans les travaux de réparation sur la ferme, etc. Neepawa est à
sans contredit un terraiu propice pour l’établissement de colons dont le capital est minime; il s’y trouve aussi de l’occupation pur un nombre limité d'ouvriers agri coles. Encore ceux-ci doivent-ils avoir en vre de travail: ler pour compte d’autrui pendant deux ou trois ans, avec la volonté de s'initier aux particularités du pays et d'économiser de manière à devenir eux-mêmes pro! priétaires d’une ferme. S'ils n’ont point un tel objecti avec la volonté d’en poursuivre énergiquement la ré! lisation, les avantages à attendre de leur immigration deviennent problématiques.
Les salaires sont suffisants pour permettre à l’inté ressé d’amasser bientôt les ressources nécessaires el doccuper un « homestead ». Mais il faut s’enquéri à avec soin de la position financière de son patron. Etf effet, l'argent est si rare qu’il devient souvent difficile} de se faire payer les sommes gagnées. L'ouvrier esl alors oblivé d'accepter une rétribution en nature, soil
arait que les Bu mouton ou une tète de bétail, qui d’ailleurs peut artie du pays Brair à point dans l'hypothèse où le créancier devient a description, Mtrmier à son tour. La plupart des personnes que nombre d’ex- ous avons interrogées étaient arrivées sur place les abitation con. Mpoches presque vides, mais elles n'avaient pas turdé à les, ordinaire: iméliorer leur sort. Tous ces gens paraissaient heureux ; tamarac et le Munt eux-mêmes maitres et seigneurs du sol et des nord-ouest du immeubles, les améliorations qu’ils y apportent leur ses scieries de Mrofitent sans partage : aussi n’entend-on point parmi existe généra WBux de plaintes visant des agissements de propriétaires iers utilisables Mit des surélévations de loyer. Quant aux contributions ôture, dans les BBrectes, limitées aux seules taxes municipales, elles ce. Neepawa est Mt très légères, soit de 64 à 80 centirnes par hectare, l'établissement M mème moins.
s'y trouve aussi D Ncepawa est, paraît-il, un mot indien signifiant d'ouvriers agri BMterre d’abondance ». Nous avons eu des raisons d’apvre detravai- BM'ouver cette désignation de la localité en y constatant “ ou trois ans, bel état des jardins potagers, que nombre de ferrités du pays et Biers exploitent dans des conditions largement rémux-mèmes proBritives. Les oignons, par exemple, dont la récolte un tel objectif {ft considérable, se vendent au prix moyen de 21 fr. ruement la réf c. l'hectolitre.
r immigration Au moment de nous mettre en selle pour aller con- Mur ailleurs nos investigations, noës avons eu un Mictien intéressant sur l'élevage des chevaux. Le prix ceux-ci a diminué très sensiblement depuis l’année nière. Aux débuts de la colonisation dans le pays, nouveaux venus avaient peine à se pourvoir de Vaux, tandis qu'aujourd'hui la production suffit à la lande; de plus, celle-ci vient d’être limitée sur les Fchés extérieurs par suite de l'introduction des tram-
mettre à l'inté nécessaires el faut s’enquéri à son patron. Et ouvent dificiek . L'ouvrier & en nature, Soil
ways électriques dans les grandes villes. Un bn animal à toutes fins, valant 1,287 francs en 1899, peut être acquis aujourd’hui moyennant 644 à 773 francs,
Minnedosa. — Nous eûmes bientôt fait de traverser la zone cultivée environnant Neepawa. À mesure que nous avancions au petit galop, l'allure préférée des cavaliers de la prairie, le pays devenait plus accidenté et relativement désert. Nous apercevions cependant de temps à autre de grands troupeaux de bétail broutant les herbes sèches, mais très nourrissantes, des pacage naturels. Ce bétail avait le poil remarqu:blement fin e luisant; on eût supposé qu’au lieu d’errer librement,il vivait à l’étable avec force rations de tourteaux. Bientit nous vimes poindre des arbres à l’horizon et, queiques instants plus tard, nous longions des massifs de ver dure, des bosquets disséminés dans l’immensité d'une plaine dont ils rompaient agréablement la monotonie Rien de plus riant que cette nature revêtant ains l’aspect d’un parc anglais. En nous aventurant sous k feuillée, nous distinguons souvent entre les branche des pignons ou des pans de mur; dans d’autres endroits, notre vue se portait, par de longues échaf pées, sur la nappe jaune d’un champ de blé. Au poil de vue utilitaire, que ce district est donc favoris sol arable, pâturages, ombre et abri pour les animalx4 eau en abondance ! Où trouver un meilleur terrain pol la pratique du « mixed farming » ?
Mais nous avons fait 29 kilomètres, voici la fin ik notre étape. Nous dominons un beau village, pi resquement groupé dans la vallée du Petit-Sask
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chewan ; la localité est aussi charmante que son nom, Minnedosa, est euphonique. Sommes-nous vraiment en Manitoba et non point dans le pays de Namur? Fort aimable, le maire se charge de nous répondre, mais non point en wallon : il dissipe aussitôt nos illusions naissantes. Mais qui sait? Il y aura peut-être un jour à Minnedosa un maire sachant souhaiter à ses compa-
B triotes la bienvenue dans les accents des gais riverains
de la Meuse. Nous dinons patriarcalement, vers l’heure de midi, puis cédant à notre amour pour une occupation dont il nous est interdit de trop parler dans ce livre, nous partons en chasse. Mais la noule de prairie, gibier prir2ipal de l’Ouest, étant protégée par la loi jusqu’à la mi-septembre, nous allons dans les marais et sur les bords des étangs voisins déranger d’un coup de fusil des bandes nombreuses de canards qui, peu krouches, tournoient ensuite autour de nous, comme pour s'offrir en cible. Sans trop abuser d’une complaisance aussi inusitée chez les volatiles de l’espèce, nous allons terminer cette heureuse journée sur la ferme de M Fraser, — 1, 16, 18 — propriétaire de 607 hectares, à 4 1/2 kilomètres de Minnedosa. Son exploitation, datant de douze ans, avait été fr'ictueuse jusqu'ici, mais cette année, la grêle lui a fait essuyer, pour la première fois, une perte qu’il évalue approximativement à 15,000 francs. M’ Fraser est converti au système
Kd'une pluralité de cultures se complétant par l'élevage.
I a construit récemment rune des granges les plus
[spacieuses du pays, soit aux dimensions de 43 sur
18 mètres; elle coûte 12,000 à 15,000 francs et peut tontenir, outre les fourrages, une centaine d'animaux.
D'après un dicton très répandu, l'Anglais au Canada al bonne habitation et mauvaise grange ; l’Écossais, bonne grange et mauvaise habitation, le « Dutchman », soi le Flamand ou Néerlandais, bonne habitation et bonne grange; l'Irlandais, mauvaise habitation et mauvaise grange, mais compte de banque satisfaisant. Quant au premier point, nous constatons que M Fraser s’écart@ sensiblement de la règle; mais peut-être veut-il bien en observer la seconde partie : n'a-t-il pas reconnu que la vente de son actif, moyennant 150,000 francs, con. stituerait pour lui u.e c'étestable affaire? (Comme infor. mation particulière à la localité, nous avons inscrit sur notre carnet que les moutons, encore peu nom: breux, paraissent destinés à y être élevés avec succès L'année deruière, M° Fraser en a vendu 150 de divas âges, moyennant 36 fr. 50 c. latète. Durant l'hiver, h coutume st de renfermer les animaux dans les bergeries, où ils sont nourris au foin naturel.
Après une nuit de repos mérité, nous repartons, toujours dans la direction du nord-ouest et en suivant les terres riveraines du « Manitoba & North-Westeri Railway ». Notre première visite fut pour M° Brom, dont la ferme doit être à 14 1/2 kilomètres de Minne dosa, si nous pouvons nous rendre compte des di tances. Tandis qu’une machine battait du froment dan les champs, nous voulûmes déterminer, montre & main, la rapidité avec laquelle s’accomplissait l'op ration : il fallait une minute pour remplir une mesuà de 3 bushels, soit 10.904 décalitres. M° Brown n0b dit qu’il est intéressé dans le commerce du bétail avt la Grande-Bretagne.
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En nous éloignant de Minnedosa, nous constatons que le pays redevient plat, voire marécageux en maint endroit. Il paraît que des gelées hors de saison sont fa conséquence de cet état du sol, en présence duquel l'industrie pastorale serait donc à préférer aux cultures.
Birtle et Beulah. — Le district comprend des «réserves » occupées par des Indiens; bien entendu, æux-ci sont paisibles, ici comme partout ailleurs au Canada. Nous visitons les moulins de l’ « Arrow Miling C& »;, production, 100 barils de farine par jour; ks magasins peuvent contenir 3,635 hectolitres de grain. Prix de vente, farine, 1" qualité, 923 fr. 82 &. ls 100 kilogrammes; inférieures, 13 fr. 4 c.; son, 113 fr. 40 c. la tonne métrique. Plus loin sent des scieries importantes débitant des bois faits dans les Loollines Riding, à 24 kilomètres de distance, et amenés jusqu'ici par flottage sur larivière Bird-Tail. Ces scieries ont récemment fourni au chemin de fer 100,000 billes de 2°438 de long sur 0"229 de large et 0"152 d’épaissur, à raison de 1 fr. 54 c. la pièce.
Nous faisons ensuite une promenade vers le sudouest, du côté de la vallée de l’Assiniboine, tout en nous arrêtant chez plusieurs fermiers qui paraissent satisfaits de leur sort. La plupart ont assez hien d’animaux ; ils utilisent la paille et fument ur peu les terres: On dit que dans ces conditions, le blé vient à maturité de cinq à dix jours plus tôt. Nous eûmes un entretien itéressant avec un Allemand, M' Kinuüer, veau sans essources à Birtle il y a cinq ans. Après avoir trouvé Uu travail, mais non sans peine, M° Kinder parvint à
s'établir au bout de dix-huit mois sur ua quart de section de la Couronne (64 à 65 hectares). Il possède aujourd’hui 3 chevaux, 1 paire de bœufs de travail, 2 vaciaes, 3 bêtes de boucherie, 5 génisses et 5 porcs. Le rendement de son blé n'atteignit que 10 hectolitres par hectare, sur environ 24 hectares, et celui de l’avoine 43 à 14 hectolitres sur 12 hectares; si ces rendements eussent été meilleurs, l'intéressé se fût sans doute libéré des charges encourues pour créer la ferme. Mais il a payé les frais de voyage de sa femme et de son beau-père, venus d'Allemagne pour le rejoindre.
Une exploitation considérable à signaler dans le voi: sinage est celle de M 'e général Wilkinson; gérant, M' Drummond. La maison et les bâtiments occupent une jolie situation. Les terres, dont une centaine d’hectares sont en culture, comprennent au total 647 hectares environ. Nous voyons des chaumes de froment& très fournis et d’excellentes orges sur pied; nous avons remarqué aussi de beaux animaux, notamment des moutons Shropshire 1rréorochables comme race, croissance et condition. M Drummond ne laisse jamais de terres en jachère d’été, mais’ fait suivre le froment d’une récolte fourragère d’avoine, de seigle ou de millet qui sert de nourriture aux animaux ; on se Con: tente alors de herser et de ressemer du froment sans nouveau labour
Nous traversons une « réserve » de Sioux: leurs tentes coniques en peaux, ou « tepees », sont gardés par des chiens de moyenne grandeur, que nous soup çonnons d’être comestibles, mais dans l’appréciatioil de leurs maitres seulement. Inclinant vers l'est, 10
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raversons le Minnewaste, petit affluent de l’Assiniboine, et nous mettons pied à terre dans Beulah, village 12 kilomètres au sud de Birtle,.dans une région sidemment florissante, propice au « mixed farn'ing ». Les colons semblent d’ailleurs avoir obtenu de bons résultats. Te] est le cas de M’ Spalding, natif de la verte Erin, mais élevé dans l'Ontario, où il est arrivé en 1842. Ce fermier habite Beulah depuis une douzaine d'années; il est père de neuf enfants, dont la plupart ont été pourvus de terres et d'argent, tandis que lui-même conserve assez d'économies pour ses vieux jours. Plus loin, une veuve, M" Fraser, possède avec ses quatre fils 388 1/2 hectares, dont 121 1/2 hectares sont cultivés. Bétail et récoltes ne laissent rien à désirer.
Binscarth, Russell, Asessippi. — Notre promenade s'étant terminée à son poirc de départ, Birtle, nous sommes repartis de cette localité pour Binscarth, où est amorcé un embranchement que le « Manitoba & North-Western Railway » a dirigé sur Russell et la rivière aux Coquilles (Shell River).
À Binscarth se trouve une ferme comprenant deux sections entières, soit un peu plus de 578 hectares, acquises il y a une douzaine d’années par une société anglaise. Habitation cor‘ortable; belle grange de M°"50 x 15"24, avec étables au rez-de-chaussée et greniers à l'étage; porcheries, forge, hangar pour matériel, cottages d’ouvrier, etc.
La société a débuté par l'élevage de chevaux et bétail de races pures. Aujourd’hui, l'exploitation est donnée à bail pour :inq ans, au loyer de 1,030 francs,
qui ne représente évidemment pas les intérêts sur Je ÿ capital immobilisé. Le sol parait fertile; il y a des taillis pour abriter le bétail, à côté d'excellents pacages en prairie basse. La fenaison, y compris la mise en meule, coûte seulement 11 fr. 35 c. par tonne mé. trique, le mesurage ne s'opérant qu'après tassement de la meule, soit à l'expiration d’un délai de trente jours. En somme, la grande ferme de Binscarth & devrait être d’un bon rapport. EL | Du côté de Russell, M le D’ Barnardo a créé une entreprise qui nous a vivement intéressé. Elle a pour Æ objet de recueillir de jeunes ‘rçons sortis des orphe. linats du Royaume-Uni, leu: ‘ruction primaire étant | terminée. Les pensionnaires du D’ Barnardo sont initiés aux travaux agricoles et, à la suite d’un séjour dont la durée moyenne est de huit mois, ils sont propres à entrer au service des fermiers canadiens, généralement ( heureux d'obtenir leur concours au salaire de 25. : 75 c. à 51 fr. 50 c. par mois, avec pension. Après avoir acquis l'expérience voulue et accumulé quelques économies, les jeunes gens peuvent s'établir sur des « homesteads » pour compte personnel. ( Le domaine dépendant de l’établissement est situé entre l’Assiniboine et le chemin de fer; il comprenl 3,200 à 3,600 hectares, dont 405 concédés par le gouvernement fédéral et 1,000 par le « Manitoba & North Western Railway C° »; le restant a été acquis au prix moyen de 50 fr. 88 c. l’hectare. Le personnel est composé comme suit : un directeur, M' E.-A. Struthers, un inspecteur agricole, un économe, un spécialiste en laiterie, un jardinier, un charpentier, quatre contre:
intérêts sur Je A4 maitres. La culture s'étend actuellement sur 243 hec-
le ; il y a des ellents pacages ris la mise en par tonne mt.
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ures environ, dont le sixième reste en jachère, les récoltes se limitant à peu près exclusivement aux
| céréales. Dans le potager, d’une contenance de 10 hec-
ures, toute sorte de légumes sont obtenus. La laiterie est installée d’une manière remarquable : elle est imentée par 60 vaches, plus la crème achetée aux fermiers voisins, à raison de 1 fr. 79 c. par kilogamme de beurre produit. Sa fabrication totale, en 1892, atteignit 13,608 kilogrammes, vendus sur les
marchés de Winnipeg et de la Colombie britannique
Lau prix moyen de 2 fi. 77° c. le kilogramme.
Sur le domaine, nous avons aperçu un grand troupeau de moutons et beaucoup de bétail. En dessous des bâtiments de ferme, tous fort bien aménagés, sont des caves à racines fourragères. Nous y avons remarqué de fort beaux rabiaules; ils nous paraissent donner
h de meilleurs résultats que les rutabagas, généralement
trop durs et ligneux dans cette province. Les travaux sont faits exclusivement par les élèves, dont le nombre assez variable est limité & 100. Ils font annuellement environ 300 tonnes de foin. Tous semblent heureux et satisfaits ; leur salaire, tandis qu’ils sont pensionnaires de l'établissement, est de 10 fr. 30 c. à 20 fr. 60 c.
| par mois, mais ils doivent se pourvoir de vêtements.
Environ 500 de ces adolescents ont déjà été répandus dans le pays, auquel l'institution rend ainsi de sérieux services tout en poursuivant une œuvre essentiellement philanthropique.
En explorant les environs de Russell, nous avons questionné plusieurs fermiers de Silver Creek; tous
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