LE CUIVRE
Le cuivre se trouve en Canada à l'état natif ou cuivre métallique, ou en combinaison avec le soufre. Le premier ne se présente, que dans les couches les plus élevées des rochers cuivreux de la région du lac Supérieur, Les sulfures de cuivre au contraire, sont très dissiminées,
LE GUIDEÉ CANADIEN.
Dans Ontario, sur les rives nord-occidentales du lac Huron, des gites de riches minerais de cuivre ont été exploités depuis des années, et souvent avec profit. Au lac Supérieur, le cuivre natif, exploité en grand et avec profit, sur la côte du Michigan, existe en grandes quantités, sur la rive canadienne,
Dans Québec et les autres provinces de l'est et spécialement à l'île du Cap-Breton, des cisements de cuivre ont été trouvés, et dans bien des cas, exploités. Dans les Townships de l'Est de Québec, on découvre le cuivre en petites quantités, dans les pyrites exploitées uniquement, pour la production de l'acide sulphurique. Dans la province d'Ontario, jes gisements les plus considérables sont dans le voisinage de Sudbury. La Colombie Britannique n'a fait que tout dernièrement son apparition sur le marché dans la production du cuivre. Le cuivre de cette province provient surtout du district minier Nelson, à l'ouest de Kootenay. Le minerai tire sa valeur de l'or ct l'argent qu'il renferme. Quelques centaines de tonnes de cnivre d'assez bonne qualité ont été expédiées de l’île Texada,.
Dans la lecture d'un document faite, en septembre 1899, par Mr, Wim, M. Brewer, devant l'institut des ingénieurs des mines, il disait: “On peut dire, avec certitude, que la partie ouest de l’île de Vancouver, a, suivant toutes les apparences, un brillant avenir devant elle, à raison de ses gisements de cuivre.”
L'état suivant indique les exportations de cuivre, depuis la Confédération; 26,864 tonnes de pur cuivre et 135,822 tonnes de minerai de cuivre, tel est le chiffre de l'exportation, La valeur totale est de $87,662,908, une moyenne annuelle de $244000. En 1898, la valeur de l'exportation a été de SS04,778 ; par ce résultat il nous est permis de juger du développment qui s'est opéré, dans ces dernières années, dans la
production de ce métal au Canada.
Nickel.—Le Canada n'a pas d'autre rival sérieux dans la production de ce métal,—si ce n’est la colonie Française de la Nouvelle Calédonie.
En 1883, pendant que la Compagnie du Pacifique Cana-
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spéciale ont été wnships 1antités, ction de sements ry. La ent son re. Le ; minier
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dien opérait sa tranchée, à travers une colline, dans le voisinage de Sudbury, district d'Algoma, Ontario, on fit la première découverte d'un gisement de pyrhotite nickelifère. Depuis l'inauguration des travaux remontant à dix ans passés, 35,- 000,000 de livres ont été extraites, une moyenne de 3,500,000 livres, par année, L'exportation de 189$, s’est chiffrée dans les 5,500,000 livres, ee qui donne une idée de l'extrême développement dans la production de ce métal.
L'or.—Ce métal se rencontre sur divers points du Canada. dans toutes les provinces, comme dans tous les territoires. En pratique, toutefois, sa production n'a lieu, que dans les provinces de la Colombie Britannique, la Nouvelle-Écosse et le nouveau district du Yukon, qui comprend la région du Klondike, est arrivé au premier rang depuis deux ou trois ans,
Des $108,285,000 d'or que le Canada a fournis pour sa part au commerce du monde, la Colombie Britannique compte pour %60,000,000 ; la Nouvelle-Ecosse #14,000,000 ; Ontario #265,890 ; Québec 272,352, tandis que les Territoires du Nord-Ouest ont contribué pour $17,000,000 dont la part du Yukon est de #10,000,000 pour l’année 1898, Depuis 1896 le développement a été très considé ‘able, la production pour cette année là, avait été de $2,754,000 ;: Ia production pour 1898, de $13,775,000 et pour 1899 de $21,050,000, le district du Yukon à contribué pour sa part $16,000,000.
Dans la province de la Nouvelle-Ecosse, l'exploitation de l'or, à toujours été une industrie d'un rendement très satisfaisant, la moyenne annuelle de la production, depuis la découverte de l'or, en 1862, étant de #366,000, et s’élevant à #538,500, en 1898.
La production de l'or, à ln Nouvelle-Ecosse se fait, par l'exploitation du quartz aurifère, aucun placer d'aucune importance ayant jamais été découvert,
Dans les premières années, le quartz aurifère a rarement rapporté moins de $12 la tonne. En 1898, 26,963 onces d’or ont été le produit de 76,560 tonnes de quartz, l'équivalent de $7 par tonne, La raison consiste dans les moyens d’exploitation plus économiques et plus scientifiques employés aujour-
d'hui, et qui à l'inverse des premières années, permettent de tirer profit du minerai de qualité inférieure.
Dans la province de Québec, on a négligé l'exploitation de l'or.
Depuis plusieurs années Ontario s'était occupé de la production de l'or, mais ce n’est, à proprement parler, que depuis l'établissement du Bureau des Mines, que des eftorts, faits sous la nouvelle direction ont atnené des résultats sensibles. En 1891, le chiffre de la production de l'or à Ontario a été de $2,000 et en 1898, de $265,889.
Sur les ressources aurifères de cette province, M. Archibald Blue, directeur du Bureau des Mines du gouvernement, s'exprime ainsi: “Les industries ininières, dans le nord et le nord-ouest d'Ontario, offrent, probablement, autant d'avantage aux mineurs et aux capitalistes, que celles de n'importe quel pays du monde, et il n’y a pas de doute à entretenir sur leur étendue et leur durée.”
Dans la Saskatchewan, district des Territoires du Nord- Ouest, on trouve aussi une petite quantité d'or, dans les barrages de la rivière Saskatchewan, près d'Edmonton. Le montant varie annuellement, et le maximum Jusqu'ici a été de 855,000. Le montant total de la production, depuis 1887, est de $248,000.
La Colombie Britannique a toujours été reconnue, pour ses mines d'or, depuis 1862 ; la moyenne de la production annuelle est évaluée À $1,600,000 ; seule, la production de 1899, est évaluée à $4,000,000.
La récolte de l'or se fait aussi depuis 1885, dans le district du Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, Ce n'est que tout récemment, cependant, que les gisements d’or de cette région, ont attiré l'attention du monde entier, Le chiffre du rendement de $300,000, en 1897, est monté, d'un bond, à 816,000,000, en 1899.
On peut se procurer tous les renseignements voulus sur les gisements d'or au Canada, soit au Département de l’Intérieur, Ottawa, pour ce qui concerne les Territoires du Nord- Ouest, soit aux bureaux des divers Gouvernements provin-
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ciaux, savoir : pour la Nouvelle Ecosse, à Halifax ; pour Québec, en la cité de Québec ; À Toronto pour la province d'Ontario et à Victoria pour la Colombie Britannique.
Argent.—Les provinces, dont la production de l'argent indique le plus ou moins d'aceroissement, sont Onterio, Québec et la Colombie Britannique.
De 1870 à 1880, une mine d'Ontario, “ Silver Tslet, près de l'embouchure de ln baie du Tonnerre, lac Supérieur, a attiré l'attention publique, par son rendement considérable d'argent,
La production annuelle de l'argent, à la Colombie Britannique, se réduit à quelques milliers d'onces. Cependant en 1895, le rendement n été de plus d’un million d’onces. Le rapport de la Commission Géologique du Dominion fixe le chiffre de la production, de 1897, à 5,472,971 onces. La production totale de lu province, de 1887 À 1898, s'élève à 15,673, 370 onces. La production totale des trois provinces, pour le même espace de temps, est de 18,500,000 onces.
Autres métaux.—Parmi les autres métaux du Canada, sont : le cobalt, le zine, le platine, :
Entr'autres corps propres, à la fabrication de composés chimiques, sont : les pyrites de fer, le fer chromique, les oxides de manganèse, l’oxide titanique et la magnésite, l’apatite, etc., etc.
Parmi les engrais minéraux, sont largement répandus :
, le sel, la marne coquillaire, la pierre à plâtre, etc.
Le gypse se trouve, en grande abondance, dans la pro. vince d'Ontario, et couvre 150 milles d'étendue, À partir de la rivière Niagara, jusqu'au lac Huron. Dans la province de Québec, tout l'approvisionnement vient principalement des Iles de la Magdeleine. Des gisements considérables et, pour ainsi dire, inépuisables se rencontrent, ans le Nouveau Brunswick et la Nouvelle Ecosse.
Le sel de production canadienne est tiré presqu'entièrement de Ïa province d’Ontario : celle-ci, d'après le recensement, possède 19 des 20 établissements en existence dans le pays Les dépôts salins d'Ontario ouest couvrent une étendue de 2,000 milles carrés. On enfitla première découverte à
Goderich, en faisant des sondages pour le pétrole, et, à partir de ce moment des puits ont été percés à une douzaine d'autres endroits. A Kincardine le premier dépôt est atteint à une profondeur de 900 pieds ; à Goderich, 1000 pieds ; à Court: right, 1600 pieds,
Un puits percé à Windsor, en 1892, atteignit Je sel À une profondeur d'un peu plus de 1,127 pieds. Plus tard, ln Compagnie du chemin de fer Pacifique Canadien, perça un second puits tout près du premier. Dans chaque cas, on rencontre d'abord 40 pieds d'épaisseur de sel &gemme, puis 23 à 80 pieds de roche, puis un second lit de sel de 23 pieds d'épaisseur, puis 5 pieds d'épaisseur de roche, puis 38 pieds de sel.
Parmi les matières colorantes, sont les ochres ferreux que l'on trouve et manufacture, sur une grande échelle, dans Québec et Ontario, et en moindres quantités dans les provinces de l'est,
Les barytes se rencontrent aussi en beaucoup d’endroits.
La cinquième sub-division comprend les matières combustibles et carbonacées. On estime À 97,200 milles carrés In superficie des giseinents houillers du Canada, abstraction faite de ceux du grand nord, connus mais non exploités, Il y a, Lo. les terrains houillers de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau- Brunswick. 20. ceux des territoires du Nord-Ouest. 30. ceux des Montagnes Rocheuses et 40. ceux de la Colombie Britantannique. Les terrains houillers de ln Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick couvrent à peu près 18,000 milles carrés, Les superficies productives dans la Nouvelle-Ecosse sont :
(«) Les houillères du Cap-Breton.
(b) Celles de Pictou.
(e) Celles de Cumberland.
Le Nouveau-Brunswick, autant qu'on en peut juger aujourd'hui, ne possède pas de dépôts cnrbonnifères suflisamment étendus pour que l'exploitation en puisse être faite économiquement, en compétition avec les mines de Cumberland. Les houillères si bien connues de la Nouvelle-Ecosse occupent une superficie d'environ 685 milles carrés, dont 600 milles
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carrés, pour ceux de Sydney et de Cumberland. Le reste est à diviser entre Pictou, Antigonish et le Cap-Breton. Le nombre des mines se divise comme suit :
Cumberland 3, viz: Joggins, Jubilee et Springhill.
Pictou 2, viz: Intercolonial et Acadia,
Cap-Breton 6, viz : Cap Breton, Dominion, Sydney, North Sydney, Mabou, New-Campbellton et Broad Cove.
Le produit de toutes ces mines a atteint, en 1898, le chiffre de 2,281,454 tonnes, sur lesquelles le 3} X, pour le Cap Breton et le reste, en nombre égal, pour Pictou et Cumberland. Dans l'espace de vingt-cinq ans, la production totale des mines de la Nouvelle-Ecosse s’est élevée à 43,000,000 de tonnes, une moyenne de 1,600,000 tonnes par année. La production de 1898, a été de 2,563,180 tonnes. La “ Dominion Coal Company, manufacture de fer et d'acier, a commencé ses opérations, sur une large base, et il en résultera un immense développement, dans la production de la houille.
Les couches du bassin du Cap-Breton varient d’une épaisseur de 5 à 9 pieds. Dans celui de Pictou, les couches varient d'une épaisseur de 6 pieds à 34 pieds et sept pouces,
L'analyse suivante donnera une idée de la composition de la houille, de trois districts de 11 Nouvelle-Ecosse :
nn — ————iNEs- ——,
Sydney, Albion, Spring Hill,
CB. Pictou, Cumberld, p.c. p.c. p.c.
on Ce 3.04 1.29 1.40 Combustible volatile... 31.14 25.44 81.25 Carbone fixe... ss... 61,50 61,54 61.58 SEE rm 4,32 10,25 5.76
À partir du Nouveau-Brunswick, allant vers l’ouest, on ne trouve plus de mines de charbon qu'arrivé au Manitoba.
Du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest, le Dr George M. Dawson, directeur de la Commission de Géologie, dit: “Les régions houillères et de lignite connues, pour Jeur qualité, longent la base des Montagnes Rocheuses, des frontières internationales, au voisinage de la rivière de la Paix—une distance de 150 milles, sur une largeur, en moyenne,
de 100 milles, donnans une superficie totale de 50,000 milles carrés.
Loin de nous l'idée d'affirmer que toute cette superficie se compose de charbon, mais les gisements à l’affieurement sont d'une occurrence si commune, que rapprochés de la nature et la régularité des strates, on peut avancer sans crainte de se tromper, que toute certe superficie constitue un immense terrain houiller. Une autre région qui s'étend vers l’est, jusqu’à la rivière Souris et les Montagnes de la Tortue, ne rapporte que des lignites, mais qui sont parfois d'excellente qualité et propres à l'usage domestique ; cette région couvre une superficie d'environ 15,000 milles carrés.”
La troisième région hovillère du Canada est celle des Montagnes Rocheuses. Bien que ne couvrant pas une grande étendue superficielle, elle renferme beaucoup de houille de la meilleure qualité. Plusieurs veines d'antracite de qualité supérieure ont été trouvées. Le bassin des Cascades mesure une superficie de 60 milles carrés. Le “Crow's Nest Pass,” quoique de peu d’étendue, est reconnu pour la richesse de sa houille. Les rapports pour la production du charbon dans les Territoires, donnent pour l’année 1898, le chiffre de 456,000 tonu2s, dont 20,000 tonnes d’antracite.
LA quatrième région est celle de la côte du Pacifique. L'Ile de Vancouver contient deux régions houillères, Nanaimo et Uomox, mesurant, la première 200 et la seconde 300 milles carrés, en superficie, Les régions houillères de l'ile Charlotte ont une superficie, d'à peu près 800 milles carrés.
Au point de vue pratique, les houilles bitumineuses de l'Ile de Vancouver, sont supérieures À toutes les variétés de Charbon de la côte du Pacifique, A San Francisco, on les place au même rang, que les houilles de “ West Hartley.” Ces houilles, de si vaste étendue, de l'Ile de Vancouver, ont mérité à cette province le surnom de la Bretagne du Pacifique Nord.
La Colombie Britanaique qui ne produisait, en 1874, que 10,000 tonnes de charbon, à vu le chiffre de sa production s'accroître en 1898, à 1,272,000 tonnes.
Dans le district de Comox, les gisements forment des
milles
Jerficie ement de la rainte mense | l’est, ue, ne llente ouvre
le des rande de la ualité esure Pass,” de sa ns les 6,000
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Ces érité Nord, , que tion
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lits ou filons, d’une épaisseur totale de 29 pieds et trois pouces, le plus profond mesurant dix.
La qualité de la houille est démontrée par l'analyse suivante :
Cuisson lente. Cuisson rapide,
MA seminneasrnenmaunns Ti 1.47 1.47 Combustible volatile... 28,19 32.69 OHATDONEN KO resrnererennesemreininrnns 64.05 59.55 CON MB ren irerersansemnessecesensiorennsessscrscs 6.29 6.29
Asbeste.—Le minerai produit, en Canada, sous ce nom n'est pas précisément de l’asbeste, mais une forme de serpentine appelée chrysotite. Il forme des veines sur certains points de la zone de roche serpentine des townships de l'Est de la province de Québec.
Les parties soyeuses et fibreuses doivent être séparées de la roche, avec soin. Le produit de l’asbeste, en 1898, a été de 23,785 tonnes, de la valeur de $486,227,
Puis viennent ensuite, dans l’ordre que nous avons indiqué, les minéraux réfractaires que possède le Canada, savoir la plombagine, le mica, la pierre de savon, le grès.
La plombagine est un pur cristallin qui se rencontre par tout, de même que les autres que nous avons mentionnés,
L'argile à brique, à potterie et À verre abondent. Lo chaux commune est abondante, de même que la chaux hydraulique, ete., ete.
Les minéraux propres à la mouture et le polissage se rencontrent dans toutes les provinces Le corundum a été trouvé récemment en grande quantité, et le Bureau des Mines d'Ontario, (statistiques de 1897) a publié un rapport de 40 à 50 pages sur ce sujet,
Le Canada possède, en abondance, comme minéraux propres à la construction, le granit qui ne le cède en rien uu meilleur des autres pays. Les grès, de toutes sortes, sont en grand nombre, Les collections de marbres, dans le musée do géologie, À Ottawa, sont en profusion. Les ardoises, les dalles, les pierres à lithosraphier, en abondance, sont d'excellente qualité.
Les agates, l’améthyste et le Jaspe se rencontrent dans la région du lac Supérieur, et ailleurs, en Canada.
Le Canada possède un grand nombre de sources d’eau minérale ; une grande partie est embouteillée, et la Commission de Géologie constate, dans son rapport, que près d’un million de gallons sont ainsi mis en bouteilles, pour la consommation.