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On dit des gens riches qu'ils trouvent, en venant au monde, une liasse de billets de banque cachée sous l’oreiller de leur berceau.
Le Canadien, lui—je parle du Canadien de la campagne—y trouve une hache. Or, dans un pays où l’on est forcé d'abattre les arbres pour faire des terres cultivables, la hache joue nécessairement un très grand rôle.
Quand le bucheron belge, établi ici, manie la hache aussi bien que le bucheron canadien, il gagne naturellement le même salaire.
J'en dirai autant des laboureurs. Les terres nouvelles sont trèsdifficiles à labourer. Elles sont souvent piéreuses et il faut des bras solides et une longue habitude pour tenir le manche de la charrue.
L'émigrant qui arrive ici, doit bien se mettre en tête qu'il ne vient pas à la fête.
N'il était heureux et content chez lui il ne partirait pas. La misère ou la crainte de la misère ou d'autres contrariétés le font émigrer. Pourquoi serait-il exigeant au point de ne vouloir accepter ici aucune contrariété ?..,
Un ouvrier belge avait lu dans mes brochures que les cultivateurs canadiens, maîtres et serviteurs, mangent beaucoup de sucre et de pâtisseries, et qu'on achète, en hiver, une couple de lièvres pour 75 centimes à un franc.
Ce bonhomme arriva ici, n'ayant qu'une chose en tête: manger des tartes, du sucre et des lièvres,
Je le plaçai chez un de ses compatriotes, M. Georges Lieutenant de Bombaye, un vaillant travailleur, veuu ici dans un autre but que de s’en tenir aux douceurs. L'ouvrier en eût bien vite assez : les tartes et le sucre ne figuraient pas en permanence sur la table du fermier et l'on exigeait de l'ouvrier autre chose que sa présence aux repas.
[l faut ici de l'énergie, beaucoup d'énergie. Mais quels beaux résultats on peut atteindre !....….
Un de nos compatriotes, qui appartient à une des familles les plus honorables de Belgique, M. A. de Haerne, vient d'épouser la fille unique d’un colon canadien dont les commeucements ont été on ne peut plus modestes. +"
Ce vaillant Canadien, connu dans tous les Cantons de l'Est. et
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