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encore par une crise semblable, mais selon toute apparence l’effet en sera moins général, vû la position actuelle du pays vis-à-vis des Etats- Unis et les Provinces du Golfe. La réciprocité commerciale pour un très grand nombre d’articles et spécialement pour le bois, entre nous et la République voisine, nous donnera en effet l’avantage du marché des Etats-Unis en outre de celui de la Grande-Bretagne. La chose est si bien comprise, que des citoyens entreprenants de l’Union Américaine exploitent actuellement le bois dans nos forêts, afin de l’exporter aux Etats-Unis. Ils jouissent pour cela des mêmes priviléges que ceux que possèdent les habitants du Canada.
Quiconque en effet veut se livrer à l’exploitation du bois peut obtenir aux encans publics, que le gouvernement annonce de temps à autre, une ou plusieurs étendues de terrain appelées ‘“ Zimites,” qui ont 50 milles en superficie dans les townships non-arpentés, et 25 milles dans ceux qui sont arpentés. Ces “ Zèmites” sont louées pour un certain nombre d’années, moyennant une certaine redevance qui augmente annuellement. L’exploiteur paie en outre sur le bois qu’il coupe certains droits dont les principaux sont comme suit :
Chêne et Noyer (par pied cube) .....-............... 14d. Pin Rouge, merisier, frêne, orme, par pied cube ........ 1d. Pin Blanc, cèdre, épinette, par pied cube .............. 4d. Pin Rouge (bois carré), par morceau de 12 pieds de long. 7d. Pin Blanc “ # “ « sé 54.
Epinette 66 «6 66 66 56 244.
Bois de corde (dur) et lattes par corde ................ 8d. Bois de corde (mou) par corde ....................... ad.
Chaque morceau de pin blanc est considéré contenir 70 pieds cubes, chaque morceau de pin rouge 38 pieds cubes, et chaque morceau d’autres bois 34 pieds cubes.
Srodnits Animaux,
En parlant des produits végétaux, nous avons dû nécessairement empiéter un peu sur le terrain des productions animales ; ce ne doit cependant pas être une raison de ne point leur consacrer un chapitre spécial et même de ne point répéter quelques-uns des chiffres qui se rapportent à elles, d’autant plus que nos remarques sur ce sujet seront inévitablement limitées. D'ailleurs cette répétition aura pour effet de produire des rapprochements qui pourront être honorables pour le Canada, et qui, dans tous les cas, ne pourront manquer de nous être profitables, en nous montrant de quel côté nous devons porter davantage nos soins et notre énergie.
Nous avons vu que le nombre de livres de beurre, de fromage, et de laine, et le nombre de barils de bœuf et de lard avaient été comme suit en 1851 :