‹ Le Canada, ses institutions, ressources, produits, manufactures, etc., etc., etc. [microforme]Chapitre 25 sur 43 · DE RE · texte numérisé non relu

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Noire, dans les townships de Charlotteville, Middleton et Windham, derrière London et Chatham, et dans Bastard.

NoTE.—"'Tous ces minérais, dit M. Logan, ont été examinés avec beaucoup de soin et d'attention par les agents de la Russie; ils ont paru frappés d’étonnement, en voyant qu’il se trouvait d'aussi prodigieuses sources autre part que dans leur pays.” La rareté du char. bon en Canada a néanmoins rassuré un peu les Russes et aussi les mineurs anglais, qui, “ accoutumés à suivre dans les entrailles de la terre des lits de minérai de six pouces à un pied contenant de trente à quarante pour cent de cet important métal, ont regardé avec surprise de vastes blocs de fer tirés de lits de 100 à 200 pieds d’épaisseur et donnant de 60 à 70 par cent.” Pour nous, qu’il nous suffise de constater ces richesses, et de nous rappeler que si nous n'avons pas encore découvert de nombreuses mines de charbon, il est cependant de fait qu’il se trouve, dans le cap même sur lequel Québec est bâti, une substance qui, si elle n’est pas du charbon, semblerait pouvoir en tenir lieu, sans compter que les ressources de nos forêts et tourbières sont incalculables.

FER TITANÉ.—S$e trouve à St. Armand, düins Sutton, Brome et Vaudreuil-Beauce.

ILMÉNITE.— Existe à St. Urbain et à la Baie St. Paul.

MINÉRAI DE ZiINC.—S$e trouve à la Pointe des Mines sur le lac Supérieur,

MiNÉRAI DE PLoMB (Galène).—$e trouve au Cap du Tonnerre, à la Pointe des Mines, dans Bedford, Fitzroy, l’Anse des Sauvages, Gaspé; aussi, dans Landsdown, sur la rivière Gatineau, sur la rivière Noire, et dans la seigneurie de la Petite Nation.

MINÉRAI DE CUIVRE (Pyrite).—S$Se trouve à la Pointe des Mines et ailleurs sur le lac Supérieur, sur la rivière aux Racines, sur le lac Echo, sur le lac Huron, dans Bastard; aussi, dans Fitzroy, MeNab, Inverness, Ascot, Upton, Burgess et Sherbrooke.

MINÉRAI DE CUIVRE (Pyriteux panaché).—S$e trouve à la Pointe au Porphyre (lac Supérieur), aux Mines de Bruce (lac Huron), et à Inverness.

MiNÉRAI DE CUIVRE (Vitreux)-—$e trouve à la Location de Prince et à celle d'Harrison (lac Supérieur), aux Mines de Bruce (lac Huron), au lac Echo. |

MINÉRAI DE CUIVRE (Natif).—$e trouve à la Location d'Harrison, à celle d'Ewart, et dans l’Ile Michipicoton.

MINÉRAI DE CUIVRE (Pyrite argentifère).—$e trouve dans Upton et dans Ascott.

MINÉRAI DE CUIVRE (Jaune).—S'obtient aux Mines de Bruce sur le lac Huron.

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Cuivre (Natif).—Se trouve dans l'Ile St, Ignace, (lac Supérieur),

Nore.—Les nombreuses localités, où le cuivre existe en Canada, et la qualité supérieure de celui que l’on extrait des mines des lacs Huron et Supérieur, méritent une mention particulière. M. Murray l'Assistant Géologue Provincial, parlant du cuivre du lac Huron, s'exprime comme suit: “Que le rivage septentrional du lac Huron soit destiné à devenir tôt ou tard une région minérale importante, c’est ce qui parait très probable. La localité la plus importante que j'ai eu occasion d’examiner est située sur la terre ferme, entre les Iles Française et Peladeau. Il y existe des gîtes de cuivre qui ont acquis à l’endroit le nom de Mines de Bruce. Le minérai est en plus grande partie un sulfure jaune, mais le cuivre bigarré et le cuivre vitreux s’y rencontrent aussi. La Location paraît être bien située sous tous les rapports ; les indications minérales sont extrèmement encourageantes : le port est excellent pour les bateaux ct les petits vaisseaux, et les moyens de transporter le produit ‘ie ses mines sont faciles et commodes.”” M. Logan ajoute: ‘“ Les filons varient en largeur de quelques pouces à trente pieds quelquefois. On n’a trouvé, dans aucune partie de la contrée explorée depuis les environs du Sault Ste. Marie jusqu’à Chébaouénahing, aucune aÿre étendue absolument dépourvue de filons cuprifères, et il serait bien singulier qu'une région qui s'étend sur un espace d’un à deux mille milles carrés, et où les indices sont si prononcés, ne donnât pas, dans le cours dn temps, des résultats de grande valeur........ Autant que j'ai pu l’observer, il m’a paru être constaté que le cuivre abondait le plus dans la diorite, le moins dans le grès ou quartzite, et plus copieusement dans l’ardoise que dans les conglomérats syénitiques.” Nous pouvons dire de plus que les rivages du lac Huron sont couverts de bon bois, et lorsque sur le lac Supérieur le bois manque, le charbon étant admis franc de droit peut être obtenu à peu près aux mêmes conditions et aux mêmes taux que ceux auxquels les citoyens de la République voisine l’obtiennent pour l'exploitation de leurs propres mines. D'ailleurs, qui sait si la substance trouvée dans le roc de Québec n’est pas du charbon, et ce qu’une pareille découverte produirait en Canada? Ajoutons que, dans les deux années 1851 et 1852, le Canada a exporté du cuivre et du minérai de cuivre pour un montant d'environ Æ€21,000, en 1853 pour £23,500, et en 1854 pour æÆ25,800. L'exploitation de nos mines n’est pourtant qu’à son début. On peut du reste juger par ce qui suit de ce que sont les mines du lac Supérieur : un journal des Etats-Unis donne les noms de trente quatre compagnies qui sont organisées pour l'exploitation des mines de cuivre du lac Supérieur, et dit que les mines de ces compagnies

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sont évaluées à $7,033,000 et que les actionnaires ont déjà payé pour les exploiter la somme de #2,240,000.

Minérai DE NickeL (Sulfure).—$e trouve aux Mines de Wallace sur le lac Huron.

ARGENT (Natif.).—Existe à la Location de Prince et à celle d'Harrison sur le lac Supérieur.

Nore.—M. T. $. Hunt, le Chimiste de l'exploration géologique de la Province, rapporte avoir fait une expérience sur du minérai de la Mine de Prince, et avoir obtenu 34 pour cent d'argent, équivalant à 72 livres d’argent par tonneau de minérai; 7000 parties de cet argent contiennent une partie d’or.

Or (Natif).—$e trouve à la Touffe des Pins, au lac Etchemin; sur les rivières Chaudière, du Loup et Famine ; sur les ruisseaux Pozer, Guillaume, des Plantes, Metgermet, St. François, etc.

Nore.—M. Logan, dans son Rapport Annuel pour 1849, dit “ qu’il parait que l’existence de l’or, dans l'Amérique septentrionale, se montrant en plus ou moins grande quantité dans des filons ou des dépôts d’alluvion, a été reconnue et suivie, à des intervalles dont quelquesuns sont considérables, depuis la Géorgie, les Carolines, la Virginie et autres Etats du sud, et même du Mexique, jusqu’à la Rivière Chaudière dans le Bas-Canada.” Il ajoute qu’il est assez probable que l'or ‘suit le cours d’une seule et même formation par toute la distance, et qu’on le trouvera finalement dans Gaspé” qui est à l’extrémité orientale de la Province. ‘“ Le long de toute la ligne, il paraît être associé avec les roches ou se trouver dans le voisinage de roches fortement caractérisées par la magnésie.” M. Logan dit aussi dans le même rapport que “ la seule localité, où un filon avec traces d’or qui ait encore été déterminé dans les townships de l'Est, se trouve dans les environs de Sherbrooke, dans Ascot. La quantité de métal paraît pourtant n'être que très peu de chose.” La présence de l'or en cet endroit a fait connaître le dépôt de ce métal situé dans la Beauce. ‘“ La localité est sur une petite Rivière appelée la Touffe des Pins.”

“ Il a été constaté, continue M. Logan dans son Rapport de 1850-1, que la région aurifère s’étendait sur une aire comprenant probablement entre 3,000 et 4,000 milles carrés. Elle paraît occuper presque toute la partie de la Province située du côté du sud-est du prolongement des Montagnes Vertes en Canada et s’étendre jusqu’à la ligne frontière entre la Colonie et les Etats-Unis. Le point le plus bas dans la vallée de la Chaudière où le terrain de comblement a fourni des traces d’or se trouvait sur un petit ruisseau, qui tombe dans la rivière, sur sa rive gauche, non loin de la borne sud-est de la Seigneurie de

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yé pour Sainte-Marie.” M. Logan ajoute que très probablement la région au. rifère atteint la vallée de la Rivière Saint-Jean. Et dans son rapport pour 1851-2, il donne de nouveaux renseignements, qui devront inté- 0 resser même après les merveilles que l’on sait de la Californie d'Har- % et de l'Australie, puisqu'ils sont bien propres à donner des espérances | à ceux qui s'occupent de l'exploitation des mines, ou qui croient que des mines d’or sont une bonne fortune pour un pays. M. Logan dit donc, en parlant d’un essai d'exploitation fait sur la Rivière du Loup (Beauce) à environ dix arpents de sa jonction avec la Rivière Chaudière :

“ La quantité totale d’or obtenue dans la saison a été d'environ 1900 gros, et quinze hommes ont été employés à l'ouvrage, mais il n’est pas facile de dire combien il a été employé de temps au lavage. Tout le temps du travail a été de cinq mois, mais il en faut

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“qu’il F déduire une partie considérable pour les accidents. La quantité d’or e mon- s’est montée à 1434$ gros, dont la valeur, comme me l’ont appris subdépôts séquemment des négociants de Londres à qui il en avait été montré ques- un échantillon, était de Æ€3 10s. 6d. sterling l’once, ou d'environ inie et quatre schellings et quatre deniers courant le gros. Cela donnerait '] ivière une valeur totale de £31 3 schellings ; les gages payés se montaient >bable we à 15, laissant comme profit la somme de £16 3s.; d’où il paraîtrait j. toute Lai que le dépôt donnait environ le double des gages.” ji ni est M. Logan ajoute que, par une expérience, on a constaté qu’un ton- À ne, il neau de sable de la localité donnait 165$ gros d’or, dou la valeur se- j | ge de rait d'environ £36, mais “qu’il paraît évident que ce qu’il y a de l aussi connu du dépôt suffit pour autoriser à croire qu’en général il ne rému- 1 races «5 nèrera pas un travail fait sans habileté, et que les agriculteurs ll t, s0 1 et autres, adonnés aux occupations ordinaires du pays, ne feraient que té de ; perdre leur temps en devenant des chercheurs d’or ! ” | ce de ; Complétons ces renseignements en constatant qu’à la Touffe des k ns la Pins on trouve un plus grand nombre de gros morçeaux d’or que Al ouffe sur la Rivière du Loup; le plus grand venant de la Touffe des à Pins, dit encore M. Logan, ‘“ pesait près de quatre onces, tandis 2j 0-1, que le plus grand venant de la Rivière du Loup pesait moins de deux ù nent onces.” Des échantillons, provenant de l’exploitation faite à la Touffe oute 6, des Pins, ont été portés à Londres lors de la grande Exposition Uninent verselle de 1851, et, selon M. Logan, “ils n'étaient égalés par aucun 1} ière de ceux qui se trouvaient dans le bâtiment, à l’exception d’une masse | [ llée pesant 18 livres, venue de la Californie; et avec d’autres pépites 1 d'or de moindre grandeur. ..... ils furent examinés avec intérôt,” et il en 1 sur fut fait mention honorable dans le rapport du jury. fl

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Mineraur exigent un traitement chimique plus complique pont etre mis en nsnge,

Ocure D'URANE (jaune).—$e trouve dans Madoec,

Fer cHromIQUE.—$e trouve dans Bolton, Ham et Potton,

Nore.—M, Adams, le Géologue de l'État de New-York, ayant découvert du minérai de chrome, en quantité suffisante pour pouvoir être exploité, dans la serpentine de Jay et dans celle des environs de Troy qui sont des prolongements des bancs de serpentine du township de Potton, il est probable qu'une exploitation semblable pourrait être faite avec profit dar : ce dernier township, ce métal étant, comme l'on sait, ‘“ d'un grand usage comme matière colorante pour la teinture des indiennes et des tniles peintes, pour la peinture de la poterie, de la faïence et de la porcelaine, pour la peinture en émail et à l'huile, pour la teinture du verre, et même comme conservateur du bois.” Dans Bolton, d'après M. 'T, $. Hunt, ce précieux métal se trouve aussi dans la serpentine, le filon y étant d’un pied de diamètre.

Ruopoise (Cobalt arseniaté).—$Se trouve à la Mine de Prince sur le lac Supérieur, et aux Mines de Bruce sur le lac Huron.

MaxGANÈèsEe LimoNkux.—$e trouve dans les Townships de Bolton, Stanstead et Tring, dans les Seigneuries d’Aubert-Gallion, Sainte- Marie ct Sainte-Anne.

Pvrire DE Fer MaAGNériQuE.—S$e trouve à Lanoraie et dans la Seigneurie d'Autré, et en quantité considérable près du Portage du J'ort dans Clarendon.

MocyBpénire.—ÆExiste à l’Anse de la Terrace sur le lac Supérieur.

DoLcLoutEe.—$e trouve dans Dalhousie, Litchfield, Dunham, Leeds et Stukely.

Gioser'Tire.—$e trouve en quantité considérable dans Bolton.

Cosarr.—Existe aux Mines de Wallace sur le lac Huron, ct à celle de Prince sur le lac Supérieur.

Macésire.—$e trouve dans Bolton et Sutton.

Ocure DB FER—S$e trouve à Sainte-Anne (Montmorency), à Sainte-Rose, à la Pointe du Lac (district des Trois-Rivières), sur la Petite Rivière Romaine (Saguenay), aux Iles de la Madeleine, à Gaspé ; aussi, dans Beauharnais, Stanstead et Durham, à Hemmingford et à Vaudreuil.

NoTE.—M. Logan dit avoir appris, des principaux fabricants de peinture de Londres, que les ochres de fer du Canada sont de la meilleure qualité et égales à celles de France, et que “ l'abondance de cette matière dans ce pays devrait ôter lieu à la nécessité d’y en importer, non plus que dans les colonies voisines.” Un citoyen des Etats-Unis a acheté, depuis plusieurs années, un lot de terre (à la

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Banyre.—S$Se trouve à l'Ile Baryta (lac Supérieur), dans Bedford, MacNab, et la Seigneurie de Vaudreuil-Beauce; aussi, aux Mines de Bruce, dans Bastard, Bathurst et sur le Bras (Beauce),

T'acc OLLAIRE, ScHisTE T'ALQUEUx.—$6 trouve dans Stanstead, Leeds, Potton et Brome.

PHOSPHATE DE FER.—Existe à Vaudreuil.

Matieres npgliubles aux Arts,

Pierre LITHOGRAPHIQUE.—Se trouve aux Mines de Marmora, et en différents endroits à l’est du lac Simcoe.

Nore.—Les pierres lithographiques de Marmora ont attiré tout spécialement l'attention du Jury de l'Exposition de Londres, qui en a fait mention dans son rapport. ‘“ Jusqu'ici, dit M. Logan, on ne trouvait ces pierres que dans les roches de la série oolitique, mais en Canada on les trouve près de la base du terrain silurieu inférieur, cette découverte élargissant le champ dans lequel ceux qui pratiquent la lithographie peuvent chercher cette pierre.”

Mutieres applicnbles x x Bijouterie,

AGaTEs.—$e trouvent aux Iles Michipicoton et Simpson, et sur le Rivage septentrional du lac Supérieur ; elles sont très belles.

JasPE.—S$Se trouve sur les bords du lac Supérieur et dans Sherbrooke; en ce dernier endroit, il est en lits épais, dont un de six pieds.

QUARTZ-AGATE GROSSIER (CHERT) RUBANÉ.—$e trouve à la Baie du Tonnerre, sur le lac Supérieur.

PÉRISTÉRITE, PERTHITE, LABRADORITE.—$e trouve dans Bathurst, Burgess ; aussi dans Drummond, où le labradorite abonde.

CoruNDum.—$e trouve dans Burgess.

NorE.—M. T. $. Hunt, Chimiste Provincial, déclare avoir trouvé cette pierre si précieuse et si rare dans du mica. Elle était “ par très petits grains cristallins dont la couleur variait du rosâtre au bleu foncé du saphir.” La dureté en est telle qu’elle raye facilement la face d’un cristal de topaze ! M. Hunt croit que des examens prolongés feront trouver des échantillons plus considérables. Ce Corundum se trouve dans le même calcaire que celui dans lequel on l’a trouvé dans l'Etat de New-York. M. Hunt ajoute que ‘“ l'existence du Corundum est encore intéressante sous un autre rapport; c’est la substance qui, sous une forme massive grossière, constitue l’émeri des Indes orien-

tales, si prisé comme matière propre à tailler et polir les pierres précieuses, et à aiguiser les rasoirs et autres articles de coutellerie.”

Malieres progres x x fabrication du berre,

GRÈS QUARTZEUX, OU QUARTZITE BLANC.—Se trouve dans le chenal anx vaisseaux sur le lac Huron, dans Ham, Nepean, Vaudreuil, l'Ile Perrot, à la Rivière du Chêne et dans Stukely ; aussi, dans Williamstown (comté de Beauharnoïs) et sur l’Ile de la Redoute (visà-vis Brockville.)

Nore.—Le quartzite blanc, avec lequel se fabrique le verre à Vaudreuil, a été mentionné par le Jury de l'Exposition de Londres, et une grande maison manufacturière d'Angleterre a pris des renseignements auprès de M. Logan pour savoir à quel prix ce grès pourrait être expédié pour le Royaume-Uni. ‘“ Une matière propre à faire de bon verre, dit ce monsieur, peut ainsi devenir un important article d'exportation.” L'exemple des Etats-Unis est là pour nous encourager, puisque c’est depuis l’exposition de 1851 que ces Etats exportent de ce grès en Angleterre.

RéTiniTE.—<$e trouve dans l’Ile de Michipicoton (lac Supérieur.)

Matieres refrartaires,

TALC OLLAIRE.—Se trouve dans Bolton, Seymour, Sutton, Brome et Potton ; aussi dans Chatham. °

Nore—Cette pierre s'emploie comme réchaud durant les longs voyages, les voyageurs la faisant chauffer, l’enveloppant ensuite d’une couverture et la posant à leurs pieds. On s’en sert aussi avec avantage pour paver des appartements ; celle de Potton est bien propre à cet usage.

PIERRE À CALUMETS.—Se trouve à la chute du Calumet.

PLOMBAGINE.—$e trouve à Grenville et dans Westmeath.

NorTe.—M. Logan dit qu’il en a été trouvé sur la Rivière Madaouaska (Outaouais), et que c’est la plombagine la plus pure qu’il ait encore rencontrée. |

GRÈS BLANC.—On le trouve auu mines de St. Maurice.

ASBESTE.—$e trouve dans Dalhousie.

Engrais miveraux,

PHOSPHATE DE CHAUX.—S$Se trouve dans Burgess, Hawkesbury ouest et Grenville, à la chûte des Allumettes (Outaouais), et à la pointe extérieure de la Rivière-Ouelle dans des lambeaux détachés d’un lit de conglomérat calcaire associé à d’autres calcaires.

NoTe—M. Logan paraît attacher beaucoup de valeur au phosphate de chaux de Burgess, comme applicable aux fins de l’agricul-

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ture ; il attache aussi de l'importance à celui de la Rivière-Ouelle. Il les regarde comme étant de bonne qualité, surtout celui de Burgess.

Gyrse.—S$Se trouve dans Dumfries, Brandtford, Onéida et à la Grande-Rivière.

Nore.—Le Gypse de ces trois premières localités a été considéré à l'Exposition de Londres, où il a obtenu une mention honorable, comme assez pur pour être employé comme plâtre statuaire.

MARNE COQUILLIÈRE D'EAU DOUCE.—$Se trouve à Montréal, à Belleville, Vaudreuil et Gaspé ; aussi, sur le chemin de Ste. Thérèse (vis-à-vis Ste. Rose), à la Grande Côte (entre la traverse de Ste. Thérèse et St. Eustache), au Grand-Brulé (St. Benoit), derrière la Pointe-à-Cavagnol (Seigneurie de Vaudreuil), dans Hawkesbury est, dans Argenteuil, Gloucester (près Bytown), Nepean, McNab, le lac au Vison, Clarendon, l'Ile du Calumet, St. Armand, Stanstead, la Seigneurie de St. Hyacinthe; de plus, dans Bentick, Brant, Yonge et Elmsley.

NoTe.—Cet engrais minéral est, comme l’on voit, fort abondant dans les deux sections de la Province. Dans Yonge, il a six à sept pieds et en quelques endroits quatorze à quinze pieds de profondeur sur 20 à 25 arpents en superficie. Dans Elmsley, sa profondeur est de 3 à 4 pieds. Dans St. Armand, sa profondeur est souvent de 7 pieds sur 30 à 40 arpents en superficie. Dans plusieurs autres localités, l'abondance de ce métal n’est pas moindre. ‘“ La marne co-. quillière d’eau douce, disait M. Logan en 1846, étant un carbonate de chaux pur à l’état pulvérulent, n’a besoin ni d’être tirée avec peine de la carrière, ni de passer par le fourneau, pour pouvoir être employée, et ne pourra manquer, bien qu’elle paraisse maintenant négligée, d'acquérir graduellement de la valeur aux yeux des cultivateurs intelligents, à mesure que la culture de la Province avancera.”

atieres progres à niguiser et polir.

PIERRES A AIGUISER.—Se trouvent dans Madoc, Potton, Stanstead, Hatley, Finwick, sur le lac de la Chaudière, à la chûte des Allumettes ; aussi, dans Shipton et Bolton.

RocHE MEULIÈRE.—Existe dans Rouville, Stanstead, Brompton, la seigneurie de St. Joseph ; aussi, dans Argenteuil, et particulièrement entre Grenville et Carillon, aux Cascades, à la Pointe du Grand Détroit, dans Brome, Shefford, Hereford, Barnston and Bolton.

TERRE DE TRripoui.—M. Logan dit que l’échantillon de cette terre, provenant de Montmorency et exposé à Londres, excita par son caractère infusoire l'intérêt de ceux qui sont habitués à observer avec le microscope.

atieres applibles a l'Architecture commune et d'ornement,

ARDOISES TÉGULAIRES.—$e trouvent dans Tring (sur le Rivière du Loup), à Kingsey et à Frampton, sur la rivière Montréal, et sur la rive sud du St. Laurent vis-à-vis Québec.

Nore,—L’exploitation des carrières d’ardoises, commencée depuis quelques années, promet de prendre un nouveau développement par l’incorporation de deux compagnies auxquelles le Parlement Provincial vient d'accorder des chartes à ce sujet.

GRANITE RoucEe.—$e trouve à Bathurst.

GRANITE BLAnc.—S$e trouve à Stanstead, au Grand Calumet, &c.

CALCAIRE.—S$e trouve à Québec et Bytown, au Cap du Tonnerre, à l’Ile à la Bataille (lac Supérieur), à Rama et Madoc, au Portage du Fort, dans MacNab, Wentworth, Rouville, Philipsburg, Montréal, MacNab et Clarendon.

Nore.—La Province contient en abondance les matériaux propres à la construction en pierre. La pierre de Stanstead est recherchée. Il se trouve aussi d'excellente pierre à bâtir au Cap-Rouge, à la Pointe-aux-Trembles de Québec, au Château-Richer, à Beauport, Terrebonne, l'Ile Bizard, Rigaud, l’Ile Perrot, dans le comté de Beauharnais, à Ste. Geneviève et à la Pointe Claire. Il est presque impossible de nommer toutes les localités où il existe en Canada de bonne pierre à bâtir. Sila Province veut s’en donner la peine, elle peut faire à Paris une belle exposition de cette matière, et elle doit le faire pour réparer l'étrange oubli qu’elle fit à ce sujet en 1851.

SERPENTINE.—S$Se trouve dans Burgess, Orford, l’Ile de Whetstone (dans le lac Memphrémagog), Leeds, Inverness, Stukely, Shipton, Melbourne, à la chûte du Grand-Calumet, et sur le Bras (Beauce).

NoTe.—Dans les Townships de l’est (Bas-Canada) la serpentine s’étend sur un espace de 135 milles, et est une pierre qui mérite l’attention du Canadien et de l’étranger. M. Logan en fit couper et préparer, à Londres en 1851, un bloc provenant du lac Brompton. Cet échantillon fut admiré pour ses belles qualités, et un ouvrier habile dit à M. Logan que cette pierre aurait un prompt débit en Angleterre.

MarBrEe.—$e trouve dans Dudswell, Saint Armand, Pakenham, Philipsburg, St. Dominique, Grenville, au Portage du Fort; aussi, à Terrebonne, l’Ile Bizard, l'embouchure de la Madaouaska (dans MceNab), sur le Mississipi derrière le township de Barrie, dans Upton, Acton, Wickam, Dudswell, Beverley, Charleston, Cornwall, Charlottenburg, Lancaster, Winchester, et sur la rivière de la Petite-Nation dans Finch.

Nore.—Le calcaire des cinq dernières localités prend un bon poli et donne un marbre noir assez agréable à la vue. Les calcaires

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d'Upton, Acton et Wickam sont blanchâtres et assez semblables à ceux de Philipsburg; ils prennent aussi un bon poli. Celui de Dudswell est gris; mais il s’en trouve aussi quelques lits de couleur crême qui produiraient un beau marbre. Les carrières de T'errebonne fournissent une pierre d’un gris brun foncé, qui, polie. donne un marbre un peu sombre. La pierre de l’Ile Bizarre est nuancée de rouge et aurait probablement un bon effet. Le marbre de Packenham est noir de fumée ou brun tabac; mais celui de Grenville, selon M. Logan, est préférable, étant de couleur blanche et marqué de petites taches vertes. Enfin le calcaire cristallin de MceNab porte des bandes grises, tantôt plus étroites, tantôt plus larges, courant dans la direction de la stratification primitive, et produisant un marbre régulièrement rayé ayant l’apparence d’un bois ondé.

ARGILE A BRIQUE ET POTERIE.—S$Se trouve à Campden, sur tout le pays plat entre l'Outaouais et le St. Laurent au-dessous de Bytown, dans le voisinage des plaines de Stanstead, daus les environs de London, dans Westminster, dans le voisinage immédiat du village de Beauharnais, sur la Rivière Chateauguay (au Portage), sur la Rivière des Anglais (près de St. Jean Chrysostôme), dans Chatham, près de Montréal et des Trois-Rivières, à St. Jean des Chaillons, etc, etc.

NoTE.—La manufacture de la brique et de la poterie commune est très étendue dans la Province, et a paru rémunérer pendant plusieurs années ceux qui s’y sont adonnés. L’an dernier, néanmoins, il y à eu une baisse considérable dans les prix, par suite de la répugnance que le public avait de commencer des travaux importants au milieu de la cr, financière qui affecte encore l'Amérique et plusieurs contrées en. péennes. Cette baisse peut aussi être attribuée au prix élevé de :: m''. d'œuvre et probablement un peu à la trop rapic ex tension donnée à cette industrie.

Avant de terminer cette neuvième classe des productions min‘:e1es, il peut n'être pas hors de propos de dire qu’il se manufasture de bonne chaux commune dans un grand nombre de localités, et entre autres dans le voisinage de la Chûte sur la Rivière du Nord, sur la Rivière Gatineau, à la Pointe Claire, Caugnawaga, Ste. Geneviève, Chatham, Beauport, etc. On se procure aussi de la chaux hydraulique dans Hawkesbury et Argenteuil; aussi, sur la rive droite de la rivière près de Bytown, et à Chatham.

Maires Liberses,

CAOUTCHOUC MINÉRAL.—S$Se trouve dans Enniskillen. NorE.—" Ce lit de bitume, dit M. Logan, qui dans quelques parties a la consistance dun caoutchoux minéral, so rencontre sur le 16° lot de

la seconde concession d’Enniskillen, dans le comté de Kent ; maïs son étendue ne paraît pas être au:si considérable qu’on nous l’avait donné à entendre; il ne paraît pas excéder un demi-arpent, s'étendant l’espace de cinq chaînes dans la direction du nord-est, sur une largeur d’un peu moins d’une demi-chaîne. Par différents trous d’épreuve qui ont été faits dans le dépôt, il paraîtrait avoir une épaisseur de deux pieds sur environ vingt pieds carrés, vers l’extrémité du sud est, d’où il s’amincit graduellement vers le bord dans toutes les directions, variant dans quelques parties, le long d’une petite ride qu’il forme, d’un pied à quatre pouces. Le bitume est supporté par une argile très blanche, qui, comme j'en fus informé, avait été forée, en une partie, à la profondeur de 30 pieds. On a observé que le pétrole avait pénétré plus ou moins dans la portion supérieure de l’argile........ On a vu une huile bitumineuse s’élever à la surface de l’eau sur le Ruisseau Noir, branche du Ruisseau de l’Ours, en deux endroits, et j'ai été informé qu’on avait observé la même chose à d’autres points plus bas sur le Ruisseau.” Une huile semblable s'élève dans la Thames, près de sa rive droite, sur deux lots de Mosa.

TourBE COMBUSTIBLE.—$e trouve à St. Dominique, dans les profondeurs des seigneuries de Vaudreuil et de Rigaud, dans Caledonia, aux sources de la Rivière au Pain, daus Roxburg, Osnabruck et Finch, aux sources du Ruisseau de l’Ours, dans Gloucester, et Cumberland, et aussi dans Clarence, où elle constitue une partie du pay: plat et marécageux appelé la Mer Bleue ; de plus, dans Nepean et Golbourn en trois grandes étendues de 1000 à 3000 acres, dans le 8me rang de Beckwith, et dans Westmeath où il s’en trouve une z?re d'environ 3000 acres; enfin, dans Brant et Durham.

NorE.—M. Logan remarque que ‘“ 1à où la tourbe ne pourrait pas être employée comme combustible, elle pourra encore devenir utile à l’agriculteur, comme engrais, lorsqu'il y aura une plus grande étendue de terres défrichées et en culture.

Eaux MINÉRALES.—Sur l'Outaouais et ses affluents il existe 41 sources d’eaux minérales, dont 20 sont sulfureuses, 18 salines et 3 ferrugineuses. A trois lieues au sud de Brantford, se trouve la “ source sure” de Tuscarora ; dans Charlotteville, il y a une source sulfureuse, ainsi qu’à moins de deux lieues du village d’Ancaster, qui possède aussi à la même distance une source saline. La Paroisse de Varennes a deux sources salines, qui sont fréquentées durant l'été et dont les eaux ont une réputation égale à celle des eaux de Calédonia et de Plantagenet. St. Léon a aussi sa source saline, qui est en grande renommée. Ilen est de même de la source de Caxton dont les eaux sont bien recherchées. Ajoutons que l’on trouve des sources

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