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minérales à Kingston, dans la seigneurie de Sabrevois, à St. Benoit, au faubourg St. Jean de Québec, à Lanoraie, Belæil, L'Orignal, la Baie St. Paul, les Eboulements, dans le township d'Alfred, à Ste. Martine, Chambly, la Rivière-Ouelle et Ste. Anne Lapocatière.
No're.—Ces eaux minérales pourront devenir plus tard, lorsqu’on les exploitera avec plus de soin et plus d’art, de vraies sources de richesses, par les produits qu’elles pourront fournir.
CHARBON—On vient de découvrir, dans le cap sur lequel Québec est bâti, des veines d’une substance qu’on dit être du charbon et que M. De Rottermund est occupé à étudier. On nous informe que, depuis plusieurs années, on connaissait l’existence de veines semblables sur différentes terres du Cap-Rouge, et que M. Gilmour en a transmis dernièrement un très gros échantillon, provenant de la base du Cap Rouge, à M. de Rottermund pour qu'il l’étudiât. Il est de fait que cette matière, que bien des personnes croient être du charbon, brule bien, donne beaucoup de chaleur et a toutes les qualités d’un bon charbon. Il faut ajouter qu’il y a encore beaucoup d’incrédules qui nient l’existence de ce combustible à Québec, et prétendent que c’est ce que les Anglais appellent ‘“éndurated bitumen.”’ Que ce soit du charbon ou toute autre matière, si l’effet produit par sa combustion est le même que celui produit par le meilleur charbon, il n’y a pas de doute qu’on ne devrait pas dédaigner cette substance ou la rejeter sans examen.
Il est aisé de voir par ce qui précède que le Canada n’a rien à envier aux pays étrangers sous le rapport des richesses minérales. Il est aussi riche à cet égard que les pays les plus favorisés, en exceptant toujours la Californie et l'Australie. Il n’a besoin pour utiliser les mines immenses que recèle son sol, que d’un peu de travail, d’un travail intelligent et appuyé de capitaux que de simples individus n’ont pas d'ordinaire à leur disposition. Pour surmonter cette difficulté, il lui faut avoir recours à l’association, mais celle-ci ne doit pas être trop multipliée si l’on ne veut pas, par une compétition excessive, ruiner toute exploitation dès le début. Ainsi, il est très probable qu'avec les connaissances et les fonds nécessaires, et aussi avec de la persévérance, le Canada peut tirer, de ses richesses minérales, des objets d'exportation d’une grande valeur, qui, attirant ici l'étranger, contribueront grandement à la prospérité du pays.
Depuis que ce qui précède est écrit, nous avons obtenu un exemplaire du Rapport de M. Logan pour 1852-3, Nous ne pouvons que faire mention des matières économiques dont il parle, et qu'il dit se trouver aux endroits suivants :
MINÉRAI DE FER LIMONEUX.—$e trouve entre Ste. Anne des Plaines et St. Lin, dans Kildare, l’augmentation de la Seigneurie de Lanoraie et Dautré, l'augmentation du township de Caxton, le fief St. Etienne, la Seigneurie de la Pointe du Lac; aussi, généralement dans la contrée située entre le St. Maurice et la Rivière Batiscan, etc. OcuREs DE FER.—$e trouvent dans la Seigneurie de Lanoraie et Dautré, près de l’augmentation de Caxton, à la Pointe du Lac, à une demi-lieue au-dessous des forges de St. Maurice (du côté opposé de la rivière), dans la Seigneurie du Cap de la Magdeleine, à Ste. Anne « de Montmorency, sur la Rivière des Envies.
NorE.—M. Logan parle avec beaucoup d’avantage des ochres de la Pointe du Lac qui sont exploitées depuis 1850 ; il attache aussi de l'importance à celles de la Seigneurie du Cap de la Magdeleine, ainsi qu’à celles de Ste. Anne de Montmorency qui se trouvent sur la propriété de M. E. Caron, à un mille et quart au-dessus de l’embouchure de la Rivière Ste, Anne. SABLE DE FER.—S$e trouve sur le rivage du St. Laurent entre les Rivières Batiscan et Champlain.
PLOMB DE MER OU MANGANÈSE LIMONEUx.—Se trouve sur le chemin St. Louis à quatre milles et demie de Québec. PIERRES À MOULANGES.—$e trouvent à St. Cuthbert. GRÈS PROPRE À LA MANUFACTURE DU VERRE.—S$e trouve près de Ste. Scholastique.
TourBEe.—Existe sur le chemin de St. Janvier à St. Jérôme, près de l’Eglise de Ste. Anne des Plaines, au-dessus du Village de L'Assomption, dans les Seigneuries de Lavaltrie et Lanoraiïe, dans le fief St. Etienne, dans la Seigneurie de Champlain, etc. SCHISTE BITUMINEUX.—Se trouve entre Ste. Anne la Pérade et Ste. Anne de Montmorency, et en particulier près du Cap Santé, de la Rivière Jacques Cartier, des Ecureuils, et la Rivière St. Charles. MiNÉRAI DE CUIVRE.—S$e trouve dans l’augmentation de Lanoraie et Dautré, sur la rive gauche de la Rivière L'Assomption à environ une lieue au-dessus du pont.
Nore.—M. Logan paraît croire que cette décuuverte ne devrait pas être perdue de vue.
TERRE DE TRIPOLI.— Se trouve en grande quantité à Laval, près de Québec; elle est très bonne.
ARDOISES TÉGULAIRES.—$e trouvent à Kingsey.
NoTe.—M. Logan dit que ces ardoises ressemblent beaucoup à celles d'Angers en France, ét sont d'excellente qualité.
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Quiconque a vu les plaines immenses du Canada a dû comprendre de suite que ce devait être un pays agricole riche er commerçant. Mais quiconque a aperçu nos nombreux et immenses pouvoirs d’eau et s’est rappelé que l'hiver tient dans une demi-inaction une partie considérable de la population pendant près de 5 mois de l’année, a dû aussi comprendre de suite que le Canada est destiné à être grand pays manufacturier en même temps que pays agricole. C’est ce qu’a bien senti M. $. C. Keefer lorsqu'il dit :
“ Le Canada-est contient une population naturellement intelligente “ et facile à conduire et diriger, maïs qui, pendant 6 mois de l’année, “ est presque forcée de mener une vie oisive; or, nous ne pourrons ‘ jamais atteindre au même degré de richesses et de prospérité que ‘“ nos voisins, à moins que nous ne nous levions aussi à bonne heure, “ que nous ne travaillions aussi fort, et que nous n’économisions nos “ ressources avec le même soin qu’eux. Avec une population qui ‘“ s’accroit rapidement par l'immigration; possédant des moyens de ‘ subsistance en abondance, des pouvoirs d’eau illimités, un fleuve ‘ magnifique et les plus beaux canaux de l’univers, le Canada qui ‘“ commande le littoral est destiné à devenir le facteur ou l'agent ‘ commercial d’une portion importante de l’intérieur de l'Amérique, ‘“ et fera par la suite un pays manufacturier.”
Jusqu'à ce moment le système seigneurial, qui a été en vigueur dans le Bas-Canada, a nui au développement de manufactures domestiques. Néanmoins le Bas-Canada ne se trouve pas beaucoup en arrière du Haut-Canada sous ce rapport. On en peut juger par le tableau qui va suivre.
Ce tableau est loin d’être complet, maïs comme il est officiel et le plus récent, nous croyons devoir le publier. Ce sera au lecteur à tenir compte des lacunes. Nous devons ajouter que le recensement de 1851 est loin de donner une idée de ce que sont nos manufactures tant du Haut que du Bas-Canada, puisqu'il ne fournit guère de renseignements sur le nombre d'articles ou la quantité d’effets qu’elles produisent, sur le nombre de bras employés, le uombre de jours que chaque
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manufacture a été en activité durant l’année, et le coût de chaque établissement. Au reste, voici le tableau tel que nous l’avons :
ZE
HAUT CANADA, | BAS-CANADA, TOTAL
Manufactures de laine ..., et 74 18 92
BenuxX ,,., ve 14 6 20
“ formes à souliers, ete, 5 1 6
“6 bardeaux Des 24 8 27
“ d'empois .... … 2 2 4
# de barils (incomplet) . oc. 0 3 3
“ moulins à battre .... 1 3 4
« haches .... ru 5 6 11
“ râteaux ...+ 5 1 6
“ chaises .... es 6 3 9
“ drap oo. oo... 0 2 2
“ clous ..., 650 2 4 6
«6 d'ameublements dis 27 5 32
L de machines à vapeur et autres 3 7 10
6 coton …. see 1 1 2
“ voitures .... So 45 40 85
“ d'allumettes. ee 1 2 3
LL de gingembre et sirop 1 0 1
“ salaratus, ... eee 8 1 4
«4 d'ouvrages en marbre. ... 5 0 5
“ de rails” ses une 1 0 1
« lattes .... ee 17 1 18
< vases de grès et terre 10 0 10
“6 chassis et jalousies. ... 11 1 12
« savon et chandelle 25 9 84
“ cigares .... .... 4 Me :
“ ompes (incom let 1 0
«6 d'habite ê P } 4 0 4
« de vinaigre .... dose 1 2 3
“ chapeaux 4 5 9
# bottes etsoulera(incomplet 20 1 21
“ tabac .... se 0 2 2
“ d'orgues (incomplet) . ea 1 0 1
« de peignes .... on 5 0 5
“6 Palais dis RP 5 0 5
“ es ASE das l 0 1
6 arnais (incomplet) 6 0 6
66 cribles à van es ui 0 7
6 fer blanc. .., ere 8 0 3
# d'instruments d'agriculture 1 0 1
« de tôle, ferblanc et cuivre 7 0 7
“6 toile cirée 546 1 0 1
“ cuir verni PRE 1 0 1
« fusils et carabines. 2 1 3
« colle 35e ose 1 0 1
“ VElre se 0 2 2
Moulins à à carder et fouler.... re 147 193 340
moudre l'avoine (incomplet) 44 8 52
«6 planer Me ue 19 4 28
FM, tes éd 4 L ï
“ apier TT ads 15 “ Plate, se sc... ... 0 “ 12 “fourrage ré ÉUrà 0 1 1
MANUFACTRUES,
Manufactures, Usines, eto.— a noie
HAUT-CANADA. | BAS-CANADA, | TOTAL
Moulins à orge ss." so se 14 1 15 écorce 6 6 0 APE 8 0 8
“ moutarde et épices éd 8 0 8
«6 douve.... .…. ... 4 1 5
« farine... “ee dos 612 541 1153
“ scies ..., 06 AE 1567 1065 2632
Ld tourner ce .. 0 1 1 Tanneries ee ds NE 223 204 427 Potasseries és ARE PR 61 186 287 Fonceries ..…. .... ... 94 38 132 Poteries 00 cs 06 ue 7 8 15 Brasseries et distilleries .,., NT 149 20 169 Briqueteries soie EE ue 7 11 18 Corderies de 0 ie 5 8 8 Chantiers de constr uetion cé 60 8 23 81 Fours à chaux .... ss See 6 4 0 4 Fonderies de caractères d'imprimerie 0 1 1 Fabriques de cidre .. oc... 3 5 8 Forges (de St. Maurice) .... …. 0 1 1
Toutes ces manufactvres et industries ont surgi au milieu de nous sans efforts et par la seule force des choses. Nos magnifiques pouvoirs d’eau, l’abondance des produits agricoles, et la salubrité de notre climat ont été remarqués par d’intelligents artisans, qui se sont mis à l’œuvre ct ont commencé pour le Canada une carrière manufacturière dont nous ne faisons qu’entrevoir les progrès.
Le Bas-Canada en effet devra tout spécialement, dans la seconde moitié de la décade de 1850 à 1860, prendre sous le rapport manufacturier un essor beaucoup plus rapide que le Haut-Canada dont le climatest plus favorable aux entreprises agricoles. Pourquoi, par exemple, n’exploiterait-il pas en grand ses mines si précieuses do fer, de cuivre, etc. ? Pourquoi ne se livrerait-il pas à toutes sortes de manufactures en bois? Et la glace, pourquoi la laisserait-il disparaître avec le printemps, et ne la forcerait-il pas à lui payer tribut, en la taillant par grands blocs et en en chargeant des vaisseaux qui iraient la porter là où Ze climat n’est pas favorable à sa production ?
Allons plus loin, et demandons-nous ce qui empêcherait les Canadiens d'importer directement par le fleuve et par d’autres voies le coton des Etats du Sud de l’Union Américaine, et d’en exploiter à leur profit les manufactures les plus grossières. Jusqu'ici, nous avons eu contre nous le système seigneurial qui nuisait au développement de nos manufactures, en plaçant entre les mains des seigneurs les plus beaux pouvoirs d’eau; nous avons eu contre nous le tarif américain qui a été un obstacle à notre esprit d'entreprise. Mais aujourd’hui ces barrières ont disparu devant la législation des deux
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pays, et nous nous demandons comment il pourrait se faire que l’Angleterre pût exploiter avec profit le coton que lui envoient les Etats- Unis, tandis que nous, avec des facilités extraordinaires, nous ne pourrions pas en faire autant. Il est donc tout naturel de croire que, dans les six dernières années de cette décade, nos manufactures prendront un développement en rapport avec les avantages de notre position.
En attendant que nous voyions ces heureux résultats, contentonsnous d'examiner ce que sont aujourd’hui les manufactures, usines, ete. dont nous venons de donner les noms et le nombre.
1° De nos 1,153 moulins à farine, 45 étaient mus par la vapeur, 31 par le vent, et 1,077 par l’eau; quatre cents produisaient annuellement 2,376,651 barils de fleur, 294 donnaient un produit annuel ou loyer de £48,420 ; 825 de ces 1,153 moulins remboursaient leur capital qui était de £947,186. Le nombre de personnes employées dans ces moulins, en autant qu’il a été constaté, était alors de 1,957.
2°. De nos 2,632 moulins à scies, 158 étaient mus par la vapeur, A1 par le vent et 2,473 par l’eau; 1,184 produisaient annuellement | 772,012,770 pieds de bois ; 453 donnaient un produit annuel ou loyer de <€70,061 ; 1,869 de ces 2,632 moulins remboursaient leur capital qui était de £728,580. Ils employaient 7,304 personnes.
3, De nos 340 moulins à carder et fouler, 260 étaient en rapport et remboursaient leur capital se montant à «£95,823 ; le produit annuel de ces 260 moulins était de 707,672 livres de laine et de 287,502 verges de drap. Le nombre de personnes qui y avaient de l’emploi, en autant qu’on l’a constaté, était de 495.
4. De nos 92 fabriques de laine, 78 étaient en rapport et produisaient annuellement 1,108,500 verges de drap. Le nombre de personnes employées y était de 786.
5°. De nos 169 distilleries et brasseries, 100 étaient en rapport et remboursaient leur capital se montant à £53,417 ; leur produit annuel | était de 2,479,083 gallons, et le nombre d'employés y était de 384.
6°. De nos 427 tannceries, 253 étaient en rapport et remboursaient leur capital se montant à £107,788 ; leur produit annuel était de <£146,736, de 124,266 peaux et 70,000 livres de laine; elles employaient, autant qu’on l’a constaté, 900 personnes.
#. De nos 132 fonderies, 79 étaient en rapport et remboursaient leur capital se montant à €105,600 ; leur produit annuel était de £94,375, et elles employaient 1,122 personnes.
&. Les Forges de St. Maurice, qui depuis quelque temps ont pris | du développement, employaient alors 350 hommes.
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UN homme distingué des Etats-Unis (M. C. I. Woodbury) disait, l’année dernière en parlant du Canada, que la richesse d’un pays ne consiste pas seulement dans la fertilité de son sol et l’activité de sa population, mais qu'elle réside dans ce génie et cette prévoyance qui l’engagent à se créer de nouveaux marchés, où il puisse vendre ses produits, et obtenir le plus avantageusement possible les choses nécessaires à sa consommation et à ses manufactures, ainsi que des frets pour ses vaisseaux et des occasions nouvelles de commerce.
M. Woodbury est d'avis que ce principe n’est pas perdu de vue en Canada, et qu’au contraire il y est suivi avec constance et énergie. Ce témoignage est trop flatteur pour notre pays pour le passer sous silence.
Le but constant des efforts de nos hommes d'état, au moins depuis l’Union, a été en effet de créer à cette grande et magnifique Province un commerce proportionné à son étendue, à sa position, à ses destinées. Ils ont compris qu’un territoire aussi vaste, dont une bien grande partie est très-productive, et que sillonnent en tous sens des fleuves et rivières gigantesques ; qu’un territoire qui occupe toute la partie de l'Amérique au nord des Etats-Unis et est naturellement par son grand fleuve le débouché du commerce des immenses pays de l’ouest ; qu’un pareil pays doit faire de grands sacrifices pour ne pas se voir ravir par le travail de ses voisins ce que la nature lui offre d’une main si libérale. De là la création de nos canaux, et de tous ces ouvrages provinciaux qui font l’honneur du pays en attendant qu’ils en fassent la richesse et l’une des contrées les plus commercantes du globe.
T'els que nous sommes, n’ayant encore pu ressentir les avantages de cette réciprocité commerciale, dont nous parlions depuis huit années, mais que nous ne faisons que d'obtenir, nous sommes loin de rougir de l’état de notre commerce. Il est aussi florissant que celui d'aucun autre pays, et la gêne momentanée que quelques-uns de nos établissements commerciaux ont ressentie depuis quelques mois ne peut nous
être reprochée, puisque la même crise s'est étendue aux Etats de l'Union Américaine et à la Grande-Bretagne.
Nous ne pouvons mieux commencer à donner une idée de ce qu'est notre commerce, que par un état des arrivages aux ports de Québec et Montréal de 1843 à 1855: (*)
= ms ——- = — - — TS de ee - | Port de Québec, Port de Montréal, Aunées FR 0 ch Fe, . No, de No, de
vaisseaux, Tonnage, vaisseaux. Tonnage.
1843 CEE ... .... 1313 ... ... 106 266381 1844 .. .. ANT 1998 désce vos 182 48186 1845 CRC CCR ... 1497 571094 202 51295 1846 ... …. .. 1448 567923 221 55868 1847 .. . nee 1223 479197 291 63308 1848 ... ..….. ... 1186 452090 164 42157 1849 ... ... ... 1178 464810 150 37108 1850 ue … ... 1119 438038 292 46867 1851 …. .. .. 1194 514512 275 58885 1852 .. ss. …. 1049 460969 185 45154 1853 .. ... c.. 1098 510231 253 60507 1854 .…... ... CCC] 1416 618926 254 70892
Voici maintenant un état de tous les arrivages de la mer aux ports réunis de Québec et Montréal de 1838 à 1855:
: No. de No. de : No. de No. de Années, | vaisseaux, |! tonnenux. Années, vaisseaux, | tonneaux. 1838 sv 1091 os. |1847 sie 1444 542505 1839 ... 1147 ..... 11848 ... 1350 494247 1840 …. 1432 so... |1849 see 1328 502513 1841 ee 1458 ss. |1850 00 1341 485905 1842 Soie 1081 sou... |1851 sos 1469 573397 1843 Er 1419 .... |1852 se 1234 506123 1844 So 1420 css... |1853 So 1351 570738 1845 sis 1699 628389 |1854 es 1670 689818
1846 cel 1669 623791
On voit par le premier de ces tableaux que le tonnage au port de Québec pour 1854 est le plus élevé que nous ayons encore eu; il en est de même du tonnage au port de Montréal. Parle second tableau, il est clair que l’année 1854 a été pour le Canada l’année la plus commerçante de toutes celles qui l'ont précédées. Il est vrai qu’en 1845 il était arrivé 20 vaisseaux de plus qu’en 1854, mais ceux de cette dernière année compensent cette différence, puisque tout en étant inférieurs en nombre, leur tonnage est de 60,000 tonneaux plus fort que celui des vaisseaux arrivés en 1845.
(*) Voir Appendice B.
s de Des 1,670 vaisseaux arrivés en 1854 aux ports de Québec et de Montréal, 129 ont pris leur chargement à Montréal, 27 n'y ont pris Li: n'est qu’un demi-chargement (la seconde moitié devant être prise à Québec), fa ébec et les autres 1,514 vaisseaux ont été chargés aux endroits suivants : \ À] à Québec, 1480 :—au Saguenay, à la Pointe-aux-Pères et au Cap M = Chat, 34. Lin il. On comptait parmi ces 1,670 vaisseaux, 166 vaisseaux étrangers, | savoir : L'o ge. ==— © 0 QU QU QU QG QU | | 4 —— | Yati No, de No. de ut! | st Natlons, vaissenux, | tonneaux. lv UN 86 (hs 05 Américains (Etats-Unis) shren Céis. cell 4 41539 | IN 68 Norvégiens .... os. …. se .. 63 24884 l i M 08 Prussiens COR .…. CRE .…. CRE 18 7084 1 57 Portugais ..…. CRE CCE] ..…. ... 16 2871 Hal 08 Allemands .... 6. .. .. …. 7 2652 Hit 57 Suédois CRE .…. .…. .…. CCE 4 1356 || s5 Français ..…. CRE .…. .…. ... 2 456 1} 54 Autrichiens .... ce .. .. …. 1 195 !
)7 Espagnols ... ... ... ... ... 1 211 Î jp )2 PPPRLADEE fi PO vesss “ésar soul - 100 81447 je el a lE # orts ; | : R p On voit par là que les vaisseaux qui ont fréquenté nos ports de Qué- th bec et Montréal en 1851 ne forment que le dixième du nombre total. 1 le Il serait désirable pour nous qu’ils fussent plus nombreux, parce que d ux, la conséquence serait que nous obtiendrions directement des produits | importants dont nous ne pouvons nous passer et que nous importons ts actuellement par les Etats-Unis. Les facilités nouvelles qu’offrent les 3 arrangements commerciaux, conclus récemment entre le Canada et , les Etats-Unis et que nous pourrons étendre à d’autres pays, auront | 3” pour effet d'engager les étrangers à visiter nos ports. | à Le nombre de vaisseaux qui ont quitté le port de Québec en 1854 nl est de 1,504, jaugeant 664,345 tonneaux. | 1 a Les importations et exportations du Canada depuis 1842 sont aussi Qu x très satisfaisantes. Elles prouvent à l’évidence que le Canada est en- | ; és tré dans une ère de prospérité qui tout probablement durera longk temps. Ses exportations en effet n’ont guère été jusqu'ici que le produit de son propre sol; mais avec la réciprocité commerciale et tous pt les avantages que notre libre navigation intérieure offre au commerce ‘M si Ï américain, nous devons nous attendre à voir nos eaux sillonnées par pe les vaisseaux de nos entreprenants voisins et leurs produits de l’ouest fl #4 prendre la voie du St. Laurent pour se rendre à la mer. Il n’en est {l pas moins remarquable cependant que, par ses propres forces et par un
travail constant, le Canada est parvenu en deux années, de 1851
à 1853, à presque doubler la valeur réunie de ses importations et exportations, comme le fait voir le tableau suivant :
TABLEAU des importations et exportations du Canada, pour la période de 1842 à 1854 :
Valeur des | Valeur des importations.| exportations.
Total.
1842 ... ... (sterling) | Æ£2127645 | Z£iso121s | £3418856
1843 .... ste 1990115 | 1317958 3308073 1844 .... sde s | 3559767 1680350 5240117 1845 .... ue se 3444925 2084930 5529855 1846 .... se ‘ | 3711633 1965004 5676637 1847 .... sat ce 2966870 2203054 5169924 1848 .... die “ 2628584 2302830 4931314 1849 .... ds Le | 2469130 2163078 4632108 1850 .... sé #6 3489466 2457186 5947252 1851 .... APE «6 4404409 2663983 7068392 1852 .... ....(argent courant)| 5071623 3826091 8897714 1853 .... ee 16 7995359 5950325 13945684
Ce tableau fait aussi voir que les importations et exportations du Canada n’ont cessé de s’accroître depuis 1849, et il n’est guère possible que ce progrès se ralentisse longtemps, grâce à la réciprocité qui est maintenant établie entre nous et nos voisins du sud et aassi entre nous et les Provinces du Golfe. C’est à cette occasion que M. Woodbury, qui craint évidemment que la voie du St. Laurent ne devienne bientôt le grand chemin du commerce du nouveau monde, n'hésite pas à dire que, si les Etats-Unis n’y prennent pas garde, le Canada accaparera bientôt la plus grande partie du commerce de l’ouest, et dans ce cas, dit-il, “ Québec et Montréal deviendront le rendez-vous de la marine au détriment de nos ports,” et Québec pourra bien devenir le premier port de mer de l'Amérique, puisqu’en ce moment ‘ il en est le second, exporte plus, proportionnellement à sa population, qu'aucune cité des Etats-Unis, et emploie à ses exportations un tonnage plus fort qu'aucun autre port américain à l'exception de New-York.” Mais n’anticipons pas, et parlons d’abord de nos importations, qui méritent une attention spéciale, non seulement considérées coiime un tout, mais encore dans leurs détails.
L'honorable M. Hincks disait en 1849 : ‘“ Il n’y a aucune branche “ de la statistique qui indique plus clairement l’état de la prospérité “ d'un pays que la comparaison de la consommation des articles im- “ portés en rapport avec la population.” M. Hincks entrait ensuite dans les détails de nos importations. Nous ne suivrons pas sa trace sur ce dernier point, parce qu’elle nous mènerait trop loin. Nous nous contenterons de faire voir quelle a été la proportion de nos importa-
Iproid et | que rent eau pas 0Mrien- ” et que, ionloie ain bord SeU-
che rité imite ace ous ta-
tions par rapport au chiffre de notre population à différentes époques. Ce sera le moy en de o connaître réellement la prospérité en notre pays.
Années. Fopulatiog, Trmpor tations, | Par rare idu. 1848 .... .. .. — 1493332 £2628584 £1 15 2 1851 .,.. ….. s.. ….. 1842265 4404409 2 7 9 dun tr Céhne “ins | 2060897 1995359 817 7
Ainsi, en 1848, chaque individu se trouvait avoir dans les importations une part de Æ1 15s. 24, et trois ans plus tard cette part se montait à «£2 7s. 94. ; elle s’était accrue ainsi annuellement de 4 schellings et 2 deniers. Mais en 1853 c’est bien autre chose encore ; chaque individu se trouve avoir £3 17s. 74. comme sa part des importations. En sorte que, dans les deux années qui se sont écoulées de 1851 à 1853, la part de chacun a augmenté annuellement de 14 schellings et onze deniers, c’est-à-dire que l’accroissement durant chacune de ces deux dernières années a été plus de trois fois aussi considérable que durant chacune des trois précédentes. C’est un résultat que nous pouvons enrégistrer avec orgueil, car il indique au sein de nos populations des ressources et une prospérité considérables.
Nous pouvons compléter cet aperçu général de nos importations par le tableau qui va suivre. Ce tableau fait connaître de quels pays nous avons le plus importé durant les années 1850, 1851, 1852, et 1853, et nous apprend aussi en quelle proportion nous avons importé de ces différents pays.
Importé de la Grande-Bretagne ....
Importé des colonies de l'Amérique
septentrionale .. …. 96404 109224 120238 158164 Importé des Indes occidentales .... 1112 3406 1278 809 Importé des Etats-Unis ....| 1648715 "Aa 2119423, 2915536
Importé d’autres pays étrangers... 91301| 142574] 162899] 268507
Il est clair que nos relatiois avec la Grande-Bretagne sont loin de diminuer, mais il est évident aussi que nos rapports commerciaux avec les Etats-Unis augmentent considérablement, ainsi qu'avec les Provinces du Golfe. Néanmoins il est bien digne de remarque que, de 1851 à 1852, nos importations de la Grande-Bretagne ayant diminué de £344,250 cet celles des Etats-Unis au Canada ayant augmenté de €27,982, nous nous soyons trouvés en 1853 à importer des Etats- Unis pour seulement €826,113 de plus qu’en 1852, tandis que nos
importations de la Grande-Bretagne ont excédé (durant la même année) celles de 1852 de Æ€1,954,497.
Ces grandes importations ne paraissent cependant pas suffire à l’activité de la classe mercantile et aux besoins du pays; car durant les 2 années qui se sont écoulées de 1851 à 1853, nos importations « d’autres pays étrangers ” ont presque doublé et promettent d’être bientôt beaucoup plus considérables.
Nos importations par la voie du St. Laurent en 1853 représentaient une valeur de «£4,817,065, dont Æ261,991 étaient la valeur des articles destinés aux Etats-Unis.
Aux six principaux ports du Canada nos importations ont été comme suit en 1850, 1853 et 1854 :
mt
Ports. | 1850. 1853. 1854.
Québec so. .. …. +...l £494189 | £1141594 | £17543829 Montréal ,... oo... .. ....| 1726356 8381539 8816082 Toronto …. .. .. .. 634722 1165056 1362706
Hamilton .... …. …. …. 395782 886377 1276599 Kingston .... …. see ET 87562 219845 276397 Stanley er …. sc... …. 33849 131066 | 102675
Le chiffre des importations de Québec est beaucoup plus grand qu’il ne paraît l’être par ce tableau, les marchands de Québec ayant depuis plusieurs années l’habitnde de rapporter une partie de leurs importations à la douane de Montréal. Au reste, tel qu’il est, ce tableau montre l’accroissement suivant :
Port de Québec (en 4 ans).................... 255 par 100 Fe ONIONQUE Et louis smeasae 63 “ ET IPOMNIO e FO Saisies tecinendese 114 “6 “6 MINIMUM M Léssussocessss eee 222 ‘6 6 MMgSton ................... + 215 #4 MB. Un Sississinesssadies 203 ‘6
Il est évident que les importations de Québec et des quatre autres ports ont augmenté beaucoup plus rapidement en 1854 que celles du port de Montréal qui donne néanmoins plus du tiers du revenu des Douanes. Il est aussi remarquable que, pour cette même année, c’est le port de Québec qui montre le plus grand accroissement; et cet accroissement ne parait pas être passager, puisqu'il est très-pro noncé pour la période de 1850 à 1853. Au reste, ce qui donne davantage la mesure de l’augmentation des importations, c’est le fait que depuis 1850 Toronto était après Montréal le port qui importait le plus, et qu’en 1854 Québec a repris la seconde place et mis Toronto au troisième rang.
Voici maintenant la valeur des différents articles importés en 1850, 1851, 1852 et 1853 :
Articles. 1850. 1851. 1852. 1858.
Café, sucre, melasse, thé, tabac, £ £ £
spiritueux, sel, .... ce 654945 743261 828381 1042791 Fruits, épices, pâtisseries, confi-
tures, macarons, vinaigre,. ... 49854 48151 46518 68506 Animaux, grains, provisions, bou-
blon, son, dose 28319 14414 14263 22014 Aüle et bierre, cidre, c000, choco-
lat, poisson, fourrures, verrerie,
cuir tanné, huile, papier, pa-
tates, lard, graines, riz, bois,
madriers ou planches, chan-
delles, coton, cuir, caoutchouc,
fer et quincaillerie, méca-
nismes, toile, soie, laine, etc...| 2838417 | Millet, écorce, soies de cochon,
meules, cables, charbon, tein- |
tures, coton filé, in, chanvre,
étoupe, peaux crues, vieux cor- |
dages, saindoux, graisse et dé-
chets, plomb, minérais et mé- |
taux, poix et goudron, cordes,
résine et rosine, acier, stuf, fer |
en barre, ete., huile de coco et
de palmier, ete... .| 391846 | Marchandises admises franches
de droits 650 Sos 294133 |
ee
Les premiers articles sont sujets à des droits spécifiques et ad
valorem ; les seconds à 30 par cent; les troisièmes à 20 par 100; les quatrièmes à 124 par 100; les cinquièmes à 24 par 100, et les derniers sont admis en franchise.
Nous aurions beaucoup désiré donner ici la valeur et le détail des importations de 1854; mais l’année douanière ne fnissant que le 5 Janvier et les retours des Officiers de Douanes ne pouvant raisonnabiement être faits sans délai, il a été impossible à M. le Commissaire de: Douanes de nous fournir ce renseignement avec ceux pour 1853 qu'il nous a donnés avec empressement. Nous nous contentons done de publier ici ce que nous connaissons, par les journaux ou autres voies, “es importations de 1854:
Valeur des importations de 1854.
Port de QnÉbDee.. se 8 0 0 00 6 0.05 6 60 8 8 6 0 0.0 8 £1,154,329 & Montréal .........s ss 8,816,082 & Toronto ,.....:,....... se 1,362,706 “ Hamilton......,...... sosie ss 1,276,599 4 Kingston .....osssssoosse dés 276,397
Stanley .....csososooosossss 102,675
S'il y a eu une augmentation correspondante aux autres ports d’'entrée, la valeur des importations du Canada en 1854 se sera élevée à plus de Æ9,500,000. Cette augmentation au port de Montréal porte pour un tiers sur les marchandises en entrepôt, dont la valeur était en 1853 de £643,000 et a été en 1854 de «£860,000, et aussi pour près d’un tiers sur les marchandises admises en franchise et dont la valeur était en 1853 de £128,494 et a été en 1854 de 321,347, donnant un accroissement de £192,853, égal à plus de 150 par cent
Si maintenant nous passons aux exportations dont nous avons donné la valeur annuelle, les statistiques officielles nous font voir que ces exportations ont été dirigées en 1852 et 1853, dans les proportions suivantes, vers les pays dont suit la nomençlature :
| EN 1862 TETE a É ED a ET © S 4 3 di Articles. | a d | ® . ai À | d > TS FA N 69,5 E Éx | F4 S d | A nn [æ) am 8 À = £ ES: à ® Ne 49 | # | À |ÉAE| S | à > [és] < &o [es] 4 £ £ | £ £ £ £ Produits des mines SE 8394 7855 |.. ..|.. 4 5391433338
Produits de la mer sol 174462 5415 | 1341 | 5594 | 460049! 175
Produits des forêts ....11644584 11174037
Produits agricoles etanimaux!1477292 | 233898 | 2047 | 179286 |1061823| 1650 Articles manufacturés ....| 19783 8047 | 100 1390 | 150951 103 26875 2380
Autres objets ..., :
Vaisseaux ce onstr uitsà Québec
20 pour 100 à ajouter à la valeur des exportations des ports intérieurs ....| 312908