REVENUS, DÉPENSES BT DETTE PUBLIQUE
Détails des dépenses de la Province. — (Continué.)
Entretien des phares «£17,377 12
Immigration 752 4 2
•Pensions 11,643 2
Annuité des Sauvages 7,755
Eecensement 2,826 15 4
Fonds d*amortissement 73,000
Divers items 58,954 8
Frais de perception des Douanes, de l'Accise, du revenu territorial, du revenu des Travaux Publics (y compris £26,- 138 78. lOd. pour réparations), des amendes, confiscations et saisies, et du casuel 125,485 15 8
Total 06869,681 12 8.
On voit par cet état que la Province a consacré, en 1853, ôê73,000 à Tamortissement de sa dette, ce qu'elle fait du reste chaque année. Elle a consacré en outre c£ 10 1,335 à l'encouragement de l'instruction publique.
Ajoutons que, de 1849 à 1853, la Province a racheté de ses Bons pour un montant de «£534,761, et en la seule année 1853 pour c£326,637. C'est un signe bien remarquable de prospérité.
L'état général des affaires de la Province depuis l'union des Canadas jusqu'au 31 Janvier 1854, trop long pour trouver place ici, nous montre que nos travaux publics ont coûté jusqu'à cette dernière date la somme de 065,085,244, que les prêts à des compagnies incorporées se sont montés à c£35,538, que les pertes sur les travaux publics ont été de ô6127,802, que les garanties accordées à des compagnies de chemins de fer ou autres se sont élevées à c£2,847,938, qu'il y a eu pour <£696,201 de placements de fonds spéciaux effectués, et que les montants déposés aux banques, entre les mains des banquiers ou des officiers publics, étaient alors de c£l,622,846, formant un total de 6610,415,562 courant.
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msTRUcnoN pubùque.
Les Parlein€iits\du Haut et du Bas'-Cftûada, avaut'la 'réunion dès Provino6S, fir^it de. grands efforts et sacrifices pour l'encouragement • des écoles élémentaires. 'La Législature du Bas-Canada tout spécialement votait annuellement des sommes considérables pour l'instruction publique, les populations ne contribuant jque volontairement au «outien des écoles.
Depuis l'union des Canadas, le Parlement. a marché «ur les traces de ses devanciers, et il consacre au même but une somme annuelle.de 5e5(>,000 que le Haut et le Bas-Canada se partagent selon le chiffre do leurs populationstespectives. Il a été plus loin ; il a fait des dispositions pour la perception de taxes^directessur le peuple en faveur de Tiiastruction publique, «q sorte qu'une localité du Haut ou du Bas-Canada n'a droit à sa patt de la somme allouée par la Province qu'en autant qu'elle prélève par taxe sur ses habitants une somme égale à cette part qui est déterminée par le nombre d'enfants en âge d'aller >à l'école.
Pendant plusieurs années, quelques mauvais citoyens, avides ;de popularité, ont essayé d'exploiter les préjugés du peuple en l'engageant à ne pas consentir à cette taxe directe faite au profit de- l'intelligence de ses enfants. Mais le patriotisme et l'énergie du Parlement ont vaincu ces odieuses oppositions, qui ont disparu pour né laisser qu'une trace indélébile au front de ces mauvais citoyens, auxquels le peuple a donné le nom pittoresque à} Eteignoirs.
Le département de l'instruction publique n'est malheureusementpw encore présidé par un membre du Cabinet. Dans chacune des deux sections de la Province, il y a- un fonctionnaire public nommé " Snrint^Qdant de l'Education," qui y dirige l'instruction publique etrrelèvia du gouvernement central, auquel il doit faire un rapport annueltant sur l'état de l'instruction publique que sur l'emploi de l'allocation. provinciale faite pour les écoles élémentaires. Sous ces surintendants* d'autres fonctionnaires appelés " Inspecteurs des Ecoles" sont Ohur-
gés de Texamen des écoles et instituteurs de leurs arrondissements respectifs, et doivent faire des rapports annuels.
Dans la partie supérieure de la Province, Torganisation de Tinstruction publique est liée à celle du pouvoir municipal ; dans le Bas-Canada, elle n'a que peu de liaisons avec elle. Et comme, sur plusieurs autres points, Torganisation n'est pas la même dans les deux sections de la Province, il convient de donner séparément et aussi laconiquement que possible les traits principaux des deux systèmes.
Dans le Bas-Canada, les habitants de chaque localité élisent des Commissaires, et s'ils ne le font pas dans le temps fixé par la loi, le gouvernement en nomme à leur place. Ces Commissaires ont sous leur contrôle les écoles élémentaires établies en vertu de la loi, et sont les possesseurs et ont la garde de tous les livres appartenant à ces écoles. Ils ne peuvent acquérir de meubles ou d'immeubles que pour
♦ un certain montant. Ils engagent les instituteurs et règlent le cours d'études des écoles qui sont sous leur contrôle, ainsi que toutes les contestations relatives à ces écoles ; il y a néanmoins faculté d'appeler de leur décision au Surintendant. Ce sont eux aussi qui font prélever sur les habitants la taxe imposée par la loi pour l'instruction publique ; ils peuvent en outre établir une école-modèle, et déterminent quelle contribution mensuelle chaque habitant doit payer, en sus de la taxe sur les immeubles, pour chaque enfant en âge d'aller à l'école, et aussi le nombre et les bornes de chaque arrondissement scolaire.
- Les personnes qui se destinent à l'instruction publique comparaissent devant un des deux Bureaux d'Examinateurs établis à Québec et Montréal, pour faire examiner leurs qualifications et recevoir leurs diplômes. Chacun de ces Bureaux est composé de quatorze per-
• sonnes.
Les Catholiques et les Protestants ont des écoles séparées, lorsque la minorité catholique ou protestante le demande.
Dans le Haut-Canada, il y a aussi des Commissaires élus pour la régie et l'administration des écoles, et les instituteurs sont tenus de subir un examen. Les écoles-modèles sont établies par les conseils municipaux des comtés, et ces conseils sont autorisés à prélever une taxe dans ce but et pour la fondation de bibliothèques de comtés ; cette taxe est en outre de celle qui est destinée au soutien des écoles élémentaires. La division des tovmships en arrondissements scolaires et la nomination de surintendants locaux sont aussi laissées aux conseils
. municipaux. Ces surintendants doivent visiter chaque école de leur arrondissement 4 fois dans l'année, et décider les contestations relatives aux écoles ; leurs décisions sont sujettes à appel au Surintendant-
-en-Chef.
H y a de plus, dans chaque comté, un bureau d'instruction publique, qui examine les instituteurs et leur donne des diplômes ; il choisit les livres scolaires, et pourvoit à l'établissement des bibliothèques des écoles.
Enfin, il existe un bureau général de Tinstruction publique du Haut-Canada, chargé de l'établissement et de la régie de l'école normale, qui est aussi sous la surveillance du Surintendant-en-Chef.
En vertu de la loi, les Catholiques du Haut-Canada ont droit à des écoles séparées de celles des Protestants, mais (comme nous le remarquons au chapitre des "Cultes") la pratique est bien différente de la théorie.
Le système haut-canadien d'ailleurs est bien propre à encourager et développer l'instruction publique, comme on vient de le voir. Il pourvoit en outre à ce que Ton prenne, sur la part de l'allocation provinciale destinée au Haut-Canada, une somme de 061,500 pour le soutien d'une école normale, puis ôG 1,000 pour aider les instituteurs qui fréquentent l'école normale ; enfin, le Gouverneur est autorisé à prendre sur la même allocation une somme de «£3,000 pour le soutien de bibliothèques locales.
Le Bas-Canada n'a pas encore l'avantage de posséder une école normale, mais la législature a voté les fonds nécessaires, et il est bien probable qu'avant deux ans il n'aura rien à envier sous ce rapport à la partie supérieure de la Province.
L'instruction publique éléiientaire s'est peut-être développée plus lentement dans le Bas-Canada que dans l'autre section de la Province, Mais il n'est pas douteux que depuis plusieurs années les progrès sont ici très sensibles, et que, si cette section de la Province n'a pas été sous ce rapport au pas de course du Haut-Canada, elle n'en a pas moins avancé sûrement et fermement dans la voie de l'instruction publique. Il peut se faire que le nombre des écoles et celui des enfants qui les fréquentent n'aient pas toujours été dans une progression aussi rapide qu'on l'eût désiré, mais il est de fait que les écoles actuelles donnent aux enfants du peuple un enseignement plus solide et plus durable que celui qu'ils y puisaient précédemment.
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Au reste, les tablesmc snlvaoïts fiMvt «onnattre les pt^6s àb Vmstruotion publique dans le» deux^ectfaiis de la Province :
BAS^ANADA.
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HAUT-CANAPA.
mbre d'écoles lémentaires.
mbre total d*inbitutions d'éduatiou.
mbre d'élèves an» toutes les istitutions d'éucation.
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