s-Canaua
Hon. MM. G. E. Cartier, ler ministre, proc.-gén., B. C., " N.-F. Belleau, président du conseil législatif,
" A. -T. Galt, ministre des finances,
" John Rose, commissaire des travaux publics,
" Charles Alleyn, secrétaire provincial,
" L.-S. Morin, solliciteur-général, H. C.
IlArT-CAN'ADA.
Hon. MM. Jolm-A. Macdonald, procureur-général, H. C, " }'. -M. Vankoughnet, ministre des terres,
" .S. Smith, maître-général des postes,
" Jolin Ross, président du conseil exécutif, etc.,
" George Sherwood, receveur-général,
" J.-C. Morrison, solliciteur-général, IL C.
Entré jeune dans la politique, M. Morin avait bientôt conquis parmi les députés la réputation d'homme de talent et d'orateur distingué. M. Morrison était un des membres les plus marquants du Haut-Canada; il avait déjà été solliciteur-général et receveur-général sous les administrations précédentes. Malheureusement, il avait éprouvé une délaite aux élections générales, et le même sort l'attendait dans le comté de Grey, où il se présenta plus tard.
La législature fut convoquée, le 28 février 1860, à Québec, qui devenait capitale pour la deuxième ibis (i). Le siège du gouvernement resta dans cette ville jusqu'en 1866, époque où il fut transporté à Outaouais.
Sir Edmund Head ouvrit la session par un discours dans lequel il annonça officiellement la visite prochaine du Prince de Galles, le succès obtenu en Angleterre parle ministre des finances et par le maître-général des postes. Il recommanda ensuite à l'attention des membres la refonte des lois municipales du Bas-Canada, l'amendement des lois concernant le débiteur et le créancier, et la régi»^ des terres de la couronne.
L'adresse en réponse au discours du trône fut proposée, dans la chambre d'assemblée, par M. Désaulniers et secondée par M. Simpson. Elle
(l) Le gouvernement avait fait construire, pour l'usage des chambres, sur l'emplacement de l'ancien édifice du parlement, une nouvelle bâtisse, que l'on destinait à servir plus tard de bureau de poste. Il avait employé à cet effet une somme de $6o,ooo, ^■otée quelques années auparavant pour la construction d'un bureau de poste. Cet édifice n'a jamais servi à cet objet. Depuis la confédération, il est à l'usage de la législature de Québec. En 1871, on a bâti un magnifique bureau de poste destiné à remplacer celui dont l^is venons de parler.
fut votée dans une seule séance, sans qu'il y eût aucune division. Le conseil législatif, sur niotio;i de Mi\I. Boulton et LaTerrière, passa l'adresse également sans discussion. Les chambres procédèrent immédiatement à l'expédition des affaires.
Toutes les mesures annoncées dans le discours du trône furent adoptées. On remarque d'abord l'acte qui établit une ligne de séparation entre le Haut et le Bas-Canada ; celui des municipalités de cette dernière province. Cette dernière loi remplaçaient les actes des municipalitéss et des chemins de 1855, et fut passée sans opposition. Cette loi, qui était l'œuvre de M. Cartier, avait coûté à son auteur ainsi qil'à la législature beaucoup de soin et de travail. Ensuite vient la loi préparée par M. Vankoughnet, concernant la vente et l'administration des terres publiques. Elle avait pour but prin(npal d'augmentor les pouvoirs du commissaire des terres, de lui permettre de régler toutes les questions de litige, qui étaient auparavant soumises au conseil exécutif.
L'acte relatif aux Statuts Refondus du Bas- Canada reçut la sanction royale pendant cette session, et fut mis en force en janvier 1861 (i). Il complétait la grande œuvre entreprise j)ar le iiouvernement et les commissaires nommés pour la révision des lois du Canada. Les Statuts Refondus du Canada et ceux du Haut-Canada avaient été sanctionnés à la session de 1859. La refonte de nos lois a procuré à la population un
(i) Les membres de la commission nommée en 1S56 pour la révision des statuts du Bas-Canada étaient : MM. A. Polette, G.- W. Wickstead, A Stuart, T.-J.-J. Loranger, G. de Bouclierville et K. McKny. %