DOMINATION ANGLAISE
Par la capitulation de Montréal et le traité de 1763, les Canadiens obtinrent des conditions libérales. Le libre exercice de leur religion fut aranti ; les communautés religieuses, les établissements des Jésuites exceptés, furent continuées dans la jouissance de leurs propriétés, de leurs
INTRODUC TION,
lois et da leurs coutumes, l'avenir des droits ct des privilé anglais : mais les troupes, les Officiers
dre de retourner en F insi fut transmise à la Gr
» Que la Fr un siècle et demi, et qu'elle per Son SOUVernement corr À cette époque diens COMptaient environ 65,0 quête du pays los avait laissés très critique : Ja Plapart d'entre ruinés, Ils se virent abandonné nombre de nobles, de
et de lettré, et per
orcée ou volontuir Par ses COnaissances et tons ces Malheurs, ils no Tager. Avoc | leurs (COlquér de leurs terr éneruie à ré]
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se Jaissèr aide du clergé ils s’ ants pour S'OCCuper ES dévastées, et 1 raVaillèrent avec >arer leurs pertes, Après la Conquête, un conseil Pürement rmili. taire administra d'abord les affaires qu Pays. Il fut remplacé, en 1764, par un autre conseil, composé des Anglais es Plus influents et d’un Cana. dien obscur. Ces deux CGnseils SOUvernèrent les Canadiens d'une Manière arbitraire et despotique, abord traités Avec induleence Par le général Murray, ils farent, dans Ja suite, Contrairement AUX traités établis. privés de leurs coutumes et de eurs Jois les plus chères, que l'on
remplaça par Une juridiction IMConnue à eux : ils furent éloi. gnés de toute Participation aux aff
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tèrent pas le serment du {est qu'on exigeait d'eux. Leur religion même ne fut plus que tolérée. La justice fut administré: par des hommes obscurs qui ignoraient la langue française ; mais les Canadiens n’eurent presque pas recours aux tribunaux anglais ; ils réglaient leurs différends à l'amiable, prenant leurs curés ou les officiers de milice pour arbitres. Jamais ils ne furent plus menacés de perdre leurs institutions et leur nationalité. Plusieurs fois ils manifestèrent à la métropole leurs nombreux griefs, en réclamant les droits que leur garantissaient les traités, le rétablissement de leurs anciennes lois et coutumes. De leur côté, les Anglais demandaient une forme de gouvernement d’où les Canadiens seraient exclus.
L’Angleterre se voyait alors grandement menacée de perdre ses autres colonies de l'Amérique, qu’elle avait mécontentées en essayant de prélever sur elles des impôts. Les difficultés que fit naître cette démarche, la portèrent à ménager les Canadiens et à se les attacher par des faveurs. La charte de 1774, appelée ‘“ Acte de Québec,” fut octroyée. Cet acte garantissait aux Canadiens le libre exercice de leur religion, les dispensait de prêter le serment du fes{, rétablissait les lois françaises en matière civile, et laissait en force les lois criminelles anglaises. Il instituait un conseil législatif, nommé par la couronne et composé en premier lieu d’un tiers de Canadiens. Cette concession de la part de l'Angleterre fut récompensée. Peu après, les colonies anglaises étaient en pleine révolte, et, portant la guerre sur le sol du Canada, cherchaiïent à entrainer les habitants de ce dernier pays dans la même voie. Ceux-ci montrèrent peu de sympathie pour les
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