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INTRODU TION,
Américains, qui avaie vant, blämé l'Angleterre de leur leur religion, et lepoussèrent Jenr leurs séductions. Lo clergé, les soi Partie de Ja Population se métropole, tandis que le resto ga lité, on $e Montra indifférent.
revers, le général (Carlo Québec par l’armée américaine, A Ja suite d’un combat Sanglani, dans lequel périt le général “Ontgomery, la ville fut délivrée de ses ennemis, grâce à la bravoure de
S Miliciens Canadiens et des soldats anglais.
acte de Québec, accordé pour attacher Jes Canadiens à l'empire, aVait excité des rivalités entre eux et leg Anglais. Depuis la révolution américaine, ces derniers aValent augmenté en nombre Par l'immigration de plusieurs Milliers de loyalistes des Etats-Unis dan
$ à partie Supérire
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S l'application des lois: at la SOuverneur Haldim:, 1d
citer de plus en plus le inécontentement des deux races, Ces difficultés néces-
Ment, qui fut demandé UX populations. L’Angle-
terre $e décida à aCCorder un BOuVernement à peu près semblable à celui de
eSponsabilité des conseil:
S 1eS chambres.
a Charte de 17 91, préparée Par le célèbre Pitt, ivisait Ja colonie en deux Provinces, le Hautt-
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Canada et le Bas-Canada, et accordait à chacune d'elles un conseil législatif et une chambre élective. En séparant ces deux provinces, l’auteur de cette constitution avait pour but de faire cesser les rivalités entre les Canadiens et les Anglais, et de leur donner respectivement, une grande majorité dans la partie qu'ils habitaient. Malgré vlusieurs imperfections, dont la plus grave consistait en ce que le conseil exécutif n'était pas responsable à la législature, la constitution accordait au peuple un gouvernement dans lequel il put manifester ses opinions par la voix des représentants, et faire connaitre à la métropole les abus qu'il fallait redresser. Elle garantissait, une seconde fois, axx habitants du Bas-Canada leurs vieilles lois françaises et le libre exercice de leur religion : les lois anglaises furent le partage de la province supérieure.
Le résultat pacifique qu'’attendait l’auteur de l'acte de 1791, ne fut pas atteint quant au Bas-
Canada. Le parti anglais, qui, en demandant une nouvelle constitution, avait espéré chtenir l'exclusion des Canadiens de la représentation,
fut bien trompé, lorsqu'il vit qu'il allait être en
minorité dans l’assemblée législative. Perdus au milieu de la population française, les marchands et les fonctionnaires se donnèrent la main pour se soutenir et dominer les Canadiens. Ils commandaient dans l'administration et dans le conseil législatif, nommés par la couronne et composés d'hommes dévoués au gouvernement, tandis que les Canadiens ne régnaient que dans Ja chambre d'assemblée. Dès le début, les représentants du peuple se trouvèrent donc en opposition directe avec les deux autres branches de la législature,
Vi ouvres mi PT Der
Une lutte acharnée s'engagea entre les deux partis : l’un pour dominer et conserver le pouvoir administratif, l'aire pour revendiquer ses droits, mettre en pratique les priviléges précieux que lui accordait la nouvelle constitr tion, et mantenir intactes ses institutions ‘. : langue.
Le premier parlement était à peine convequé,
que les députés anglais, en proposant la nomination d’un président de leur origine et l’abolition de la langue française, montrèrent à nu leur haine et leur ingratitude envers les Canadiens qui avaient eu la générosité de les élire. Cette proposition fut rejetée après des débats animés. Plus tard, une longue discussion roula sur l’exclusion des juges de la représentation, mesure trèsjuste, qui fut d’abord repoussée par le conseil, mais que le gouverneur sanctionna dans la suite à contre-cœur, d’après la recommandation du gouvernement impérial. La province gémissait alors sous le despotisme de l'administration Cr aie. Ce gouverneur cassa à sa volonté la législature, destitua les officiers de milice, jeta “dans les cachots les vaillants défenseurs de la chambre, Bédard, Papineau senior, Taschereau, Blanchet, etc., et alla jusqu’à vouloir empiéter sur les droits de l’église de Rome.
Un gouverneur honnête et libéral, Sir G.
Prévost, succéda à ce dernier, et sut gagner la confiance du clergé et du peuple. La guerre de 1812 interrompit pour un moment les luttes politiques, et prouva une seconde fois l’attachement des Canadiens à la métropole. Comme en 1775, ils prodiguèrent leur sang à côté des batail- Jons anglais, remportèrent une victoire éclatante À Châteauguay, sous le commandement du brave
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colonel de Nalaberry, et, par leur bravoure et leur lidélité, contribuèrent beaucoup à repousser une invasion qui aurait éloigné pour toujours l’autorité HR CR du sol américain.
Après cette guerre, les animosités recommencérent entre les deux partis. La chambre d'assemblée, où dominaient les Canadiens, combattit avec une ardeur soutenue contre les abus criants que l’on commit envers elle; elle fit des efforts inouïs pour sortir de l’état humiliant où la tenait l'oligarchie anglaise, et demanda sans cesse des réformes justes et nécessaires à son existence. Elle réclamait le contrôle exclusif des subsides, l'indépendance des juges, l'exclusion des employés publics des deux chambres, la réformation du conseil législatif; elle revendiquait les propriétés nationales, voulait Ja réforme judiciaire et administrative, et la responsabilité à la législature des membres du gouverne:rent. Le parti anglais lutta avec une égale activité pour conserver la prépondérance sur la population française, refusant les demandes de justice qu'elle réclamait avec bon droit, paralysant enfin tous les efforts qu’elle faisait pour améliorer la condition politique du pays. Le bureau colonial, à part quelques légères concessions, le soutenait et l’encourageait dans cette voie, qui devait amener finalement de si tristes résultats Dans ces discussions orageuses, on vit briller des hommes remarquables par
leur intelligence et leurs lumières : M. Papineau, .
fils, orateur populaire, élu président de la chambre d’assemblée à 26 ans, M. Neïlson, véritable patriote, qui, quoique d’origine écossaise, servit avec ardeur la bonn2 cause, M. Vallières de Saint- Réal, M. Bourdage, M. D. B. Viger, etc. Des
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réclamations réitérées furent fuites à Ja métropole par les Canadiens ; la dernière, connue sous le nom de ‘ 92 Késolutions,” renfermait tous les eriefs de la colonie, L'Angleterre, tout en reconnaissant leur cause bonne, persista dans le refus de la plupart de leurs demandes. Le mécontentment devint général, lorsqu'ils virent que leur sort ne s'améliornit guère, pendant que hqué separation entre les deux partis devenait chaque jour plus profonde. Dans quelques comtés du district de Montréal, les habitants commencèrent à se soulever, et les discours devinrent plus violents dans les assemblées publiques. Quelques centaines de patriotes, poussés à l'extrême, se portèrent même aux armes, et engagerent une lutte sanglante contre leurs ant: wonistes, aidés des troupes anglaises. D'abord vainqueurs à Naint-Penis, ils succombent à Saint-Charles, à Naint-Eus'ache, à Napierville (1837-8), victimes de leur trop granc patriotisme, accablés par le nombre et privés d'armes et de munitions. Mais leur sang ne coula pas en vain pour la cause qu'ils défendaient. Ce soulèvement prouva que les Canadiens n'étaient pas décidés à subir Île En de leurs adversaires, et qu'ils étaient capables, lorsqu'il le voudraient, de repousser l’oppression et l'injustice.
Les vainqueurs prolitèrent de cette occasion pour assouvir leur vengeance, Elle fut terrible. La torche de l'incendie consuma des paroisses presque entières, les biens furent confisqués, les prisons regorgèrent de prévenus politiques. Bien plus, l'échafaud fut dressé, et, pour faute politique, de nobles existences furent immolées ou transportées dans les colonies pénales, comme des voleurs et des scélérats.
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La punition avait été très-sévère, bien qu'il n'y eût qu'une partie de la province qui eût pris part à la rébellion, La masse des Canadiens était attachée à la métropole par ses institutions et ses coutumes, Jusqu'alors cette population n'avait
jamais pensé à une émancipation ou à une indé-
pendance complète, et encore moins à l'annexion la république voisine, car elle avait de la répugnance pour les institutions américaines. Ces troubles étaient donc le fruit d’une lutte politique prolongée à outrance, et non une détermination de rompre avec la métropole : nuls préparatifs n'avaient été faits, et les insurgés n'avaient ni armes ni munitions. On peut plutôt accuser le vouvernement d’avoir été par sa conduite la cause première de ces troubles. Les Canadiens ne réclamaient, comme ils l’avaient toujours fait, que justice de la part de l'Angleterre, lan jouissance des droits qui leur appartenaient comme sujets anglais, conformément aux traités et à la constitution établie. :
La nouvelle des troubles civils fit sensation en Angleterre et dans les autres pays. C'était la première fois que les Canadiens se portaient à la révolte. Le gouvernement impérial saisit cette occasion pour réunir les deux Canadas sous une même constitution, en donnant la prépondérance aux Anglais, dans le but de mettre fin aux dissensions qui existaient à cette époque. Il désirait depuis longtemps la réalisation de cette mesure importante. En 1822, poussé par le parti anglais, il avait déjà travaillé dans ce sens, quoiqu'il eût alors échoué, à cause de la protestation d’une partie de la population du Haut-Canada et de toute la population franco-canadienne. Depuis
lors, il n'avait cessé de tendre ses efforts pour amener ce résultai. En attendant l’accomplissement de l’Union, la métropole décréta la suspension de ia constitution de 1791. Elle donna instruction à Sir John Colborne, alors administrateur de la province, de former un conseil spécial, composé de vingt-deux membres, pour expédier les aflaires les plus importantes. (1)