‹ Le Canada sous l'Union 1841-1867 [microforme] (volume 3)Chapitre 17 sur 24 · HAUT-CANADA · texte numérisé non relu

HAUT-CANADA

L’Hon. W.-R. Draper, procureur-général, H. €. ; «€ W. Morris, receveur-général.

Le 20 décembre suivant, M. W.-B. Robinson, conservateur du Haut-Canada, se joignit au ministère comme inspecteur-général des comptes publics. M. Henry Sherwood, autre conservateur, avait été auparavant nommé solliciteur-général du Haut-Canada, sans siége dans le cabinet.

Les chefs de l'administration, M. Vicer et M. Draper, occupaient le premier rang parm: les hommes d'état canadiens par leurs talents et leurs profondes connaissances. Tous deux avaient une longue expérience dans les affaires politiques. M. Draper était encore un orateur distingué. Ses principes politiques étaient plus modérés qu'’autrefois ; il finit par admettre le gouvernement constitutionnel comme l’entendaient les chefs libéraux.

M. Papineau dut son élévation au poste de commissaire des terres de la couronne, non à ses talents ni à ses connaissances, qui étaient médiocres, mais à son origine française et à son alliance avec une famille respectée des Canadiens. M. Smith était un avocat assez remarquable du barreau de Montréal, MM. Morris et Robinson étaient des hommes intègres et respectés des Haut-Canadiens. Ces trois derniers

, COnistère cs. M.

aupaanada,

. Drapmmes fondes ; expé-

était tiques ar ade l’en-

comalents mais à 1e fañ aVO- , MM.

rres et

rniers

étaient nouveaux dans la politique, sans connaissances parler entaires et sans influence.

Après avoi: organisé son ministère, Sir Charles Metcalfe se dicida à dissoudre le parlement. Le 23 septembre, ur e proclamation sortit à cet effet, et les brefs d'élections furent aussitôt émanés.

Deux grands partis se dessinèrent dans la lutte électorale. L’un, composé des libéraux des. deux sections de la province, devait faire triompher les principes défendus par les membres du ministère La Fontaine- Baldwin, leur manière d'entendre le gouvernement responsable, tsuten condamnant le gouverneur dans son retard à former le ministère ; l’autre, composé principale: nt des conservateurs du Haut et du Bas-Canada, approuvait sans restriction les actes du gouverneur.

La cause erabrassée par les ex-ministres triompha dans le Bas-Canada. Les libéraux élirent une majorité écrasante de leurs partisans. MM. La Fontaine, Aylwin et Morin furent élus par acclamation, ce dernier dans deux comtés ; tandis que MM. Viger, Neïilson et Cuvillier perdirent leurs élections. M. Viger fut battu dans deux comtés ; cette double défaite ne l’empêcha pas de garder son portefeuille. D'un autre côté, MM. Moffatt et de Bleury, candidats ministériels, remportèrent à Montréal une faible majorité sur MM. Drummond et Beaubien. Cette victoire fut duc à la violence et à l'influence des sociétés secrètes.

Dans le Haut-Canada, ce fut le contraire : MM. Hincks et Dunn, mémbres du ministère La Fontaine- Baldwin, perdirent leurs élections, et les réformistes purent à peine élire une dizaine de leurs partisans.

Le ministère avait employé tous les moyens d’influence qu'il avait à sa disposition : le gouverneur était intervenu lui-même dans la lutte, et avait fait pencher la balance en faveur du parti conservateur. On doit remarquer que les Haut-Canadiens ont de tout temps montré de l’inconsistance en politique : à chaque élection, les partis devenaient tour à tour en majorité. Il suffisait qu’un gouverneur montrât de la sympathie envers la minorité pour que cette minorité devint la majorité : c’est ce qui a fait souvent la faiblesse et l'embarras des gouvernements. Les Bas-Canadiens étaient beaucoup plus fidèles à leurs principes ; ils ne se laissaient jamais influencer (1). En somme, une majorité de quelques voix fut acquise au ministère dans ces élections.

(') Liste des députés élus aux élections générales de 1844 : B4s-CANADA.

Beauharnais........ ........ E. Colville.

Bellechasse. .................... Hon. A.-N. Morin. Berthier.........................D.-M. Armstrong. Bonaventure ...................J. Le Bouthillier.

RON VAN NU OT Ls. Lacoste.

nn non nn esse

ontagnes ..............

Dorohedier AT Reda 0e URBAN & -E!z. Taschereau.

Drummond .....................… K.-N. Watts.

Donne ten nn nn ne

noirs nm ss

nn nn sn nn nn nono

ROSE Les Lie RQ UE Joseph Laurin.

MORONUIO.,...,,.,5 ess oesnes Hon. D. Daily.

Missisquoi ..…....................Hon. James Smith,

Montmorency … ss... J086ph Cauchon.

Montréal (cité). ….............Hon. G. Moffat,. ses. HO. O.-C.-S. DeBleury.

Montréal (comté). André Jobin,

… Nicolet .. vs. À.-P, Méthot.

PU dirait Hon. D.-B. Papineau,

[1844 s d’inerneur ait fait vateur.

ont de tique :

à tour iontrât > cette a fait Lverne- P plus jamais elques ns.

La nouvella Chambre était co nombre de nouvea1x députée

Marquait MM. Smith, Robinson, John-A, M

10Wan, du parti Ministériel] :

n, Drummondq et W

Portneuf

FR RAT EE Ls.-T Drummond.

Québec (ne On, L.-C. Aylwin.

A dt Jean Chabot.

Québec”(comté). ra BE 0 Chauvean.

ape ME AE Wilfred N elson DU Ur La, Bertrand Rouville ET À Franchère pe ane HÉROS MEN Hon. A..N. Morin RTE S.-S Foster.

Sherbrooke ( Carine Ed. Hale Sherbrooke (comté)... … Samuel Brooks S stead....... Jo MeConnel] aint-Hyacinthe Ths, Bôutillier Saint- PLU ee Frs, Desaulniers ne M Hon, L.-H, L Fontaine Trois-Rivières AR Ed, Greive.

SH J.-P, Lantier op COR RO James Leslie M Léon Rousseau HAvT-Canana.

Se. te George Sherwcod.

Ro UE Wm. tewart, sd AE TN RU James J, ohnston.

Fute POP ARE Rolland MacDonell pris OR Manet en A à q*eDonald.

M TR John Prince.

a EN NE Henry Smith lengarry John S, “McDonald Grenville ee H

"D. Jessup, DAATTEN RES Thompson,

prononcer le discours d'ouverture, Son Excellence pria la chambre d’assemblée de choisir son président. M. le procureur-général Smith proposa Sir Allan McNab comme candidat ministériel. Le colonel Prince s’opposa à cette nomination parce que Sir Allan ne parlait pas le français, et proposa le nom de M. Morin, qui avait l'avantage de connaître également bien les deux langues. M. Cauchon et M. Chauveau se prononcèrent fortement en faveur de N. Morin et dirent qu'en justice pour les Canadiens d'origine française, le président devait parler 1° lan-

PAIDON OR nn at, G. Chalmers.

Halton ouest...................…. James Webster. Hamilton... iéié idees Sir A.-N. McNab Hastingf. uses rites E. Murney

Huron. secs sevssseoses Wim. Dunlo

D RON RE CARE SAR Hon. S.-B. Harrison.

AONAUN ot John-A. MacDonald.

PAR no vdiiié se dE Malcolm Cameren.

TE OPA PRE PES Ogle-R. Gowan.

t Lenox et Addington...….......B. Seymour.

Lincoln nord...................…. W.-H. Merritt. Lincoln sud .......… SAR James Cummings.

London. ir est die Lawrence Lawrason.

Middlesex .............4....,... Ed. Ermatinger.

Dr Te SN M W.-H. Dickson.

DU nt SOA SNA MU A I.-W. Powell,

Northumberland sud .….......G.-B. Hall.

Northumberland nord...…....A.-H. Mevers.

Oxford. À. Riddell.

Prescott. …..…N. Stewart.

Prince Edward... i

nn nn ent enensesee nn nnssnnnn esse nono ssusss

nn nes nn sn

CON RER PTE]

ence dent.

Allan lonel e Sir om de égale- Chaude M.

adiens ]" lan-

gue des deux populations. C’est pendant ce débat qu'un député du Haut-Canada, M. Ermatinger, déclara que, dans le parlement d’une province anglaise, il n’était pas nécessaire que le président connût la langue française : il considérait que la chambre devait être anglaise de fait comme de nom. Le nom de ce membre mérite de passer à la postérité. Sir Allan l’emporta de trois voix sur M. Morin.

Sir Allan avait certainement les qualités requises pour remplir la charge de président de la chambre, si l’on excepte toutefois son ignorance de la langue française. Il était un des membres les plus remarquables, et avait autrefois occupé avec habileté le même poste dans l’ancienne chan. bre du Haut-Canada. Mais il faut avouer qu’on montrait peu de justice en faveur des Canadiens-Français, en élisant pour président de la chambre un membre ne parlant pas leur langue. On ne prenait pas le moyen de les attacher à la constitution, et de se concilier leur esprit.

Le lendemain, le gouverneur vint prononcer le discours du trône. Il attira l’attention des deux chambres sur la nécessité d'améliorer l'éducation du peuple, en amendant les lois existantes suivant le besoin de chaque section de la province ; sur les institutions municipales, dont plusieurs dispositions avaient été reconnues mauvaises et impraticables ; sur la nécessité de renouveler l’acte de milice, qui était expiré dansle Bas-Canada, et sur l'établissement d'une loi générale de milice dans toute la province. Il annonça que la reine avait reçu l’adresse de la chambre d’assemblée au sujet de la liste civile, et qu’elle était disposée à recommander au parlement impérial le rappel de le partie de l'acte d'union qui

Page 1