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se rattachait à la liste civile, lorsque la législature du Canada aurait pris les mesures suffisantes pour pourvoir à une rémunération équitable des officiers publics. Dans la dernière partie du discours, il s’exprima ainsi sur le gouvernement’ responsable et la formation du ministère :
«Je continuerai à exercer la charge qui m'a été donnée par notre souveraine, suivant les principes reconnus de notre constitution provinciale, et de manière à rencontrer les vœux et les besoins du peuple.
«Aussitôt que plusieurs des emplois les plus im portants de l'administration sont devenus vacants, j'ai essayé de les remplire. 10ommant des Canadiens qui étaient censés jouir de la confiance du peuple. Des obstacles extraordinaires ont suscité des retards dans la réalisation de ce projet, malgré mes efforts incessants pour atteindre ce but. »
La réponse au discours du trône donna lieu pendant plusieurs jours à une chaude discussion entre le parti ministériel et l'opposition. M. Baldwin proposa plusieurs amendements, dont l’un exprimait le regret qu'avait la chambre de ce que Son Excellence avait été avisée de conduire les affaires de la province pendant plusieurs mois sans former une nouvelle administration, conduite, ajouta-t-il, qui était con. traire aux principes de la constitution.
M. Baldwin démontra qu’il n’y avait en Angleterre aucun précédent qui pût être cité pour justifier les actes du gouvernement. La dernière session s'était terminée sans qu’on eût formé de ministère : la prevince avait ét6 neuf mois sans chefs de départemerts ; on avait ensuite convoqué la législature à
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1844] METCALFE, 171 une époque trop éloignée, car subsides de votés Pour un temps aussi long ; et plusieurs mesures importantes, laissées de CÔté à la dernière Session, exigeaient plus tôt la Convocation du Parlement. I] Parla ensuite de l’inconsé. quence de M. Papineau, qui avait approuvé la retraite des chefs libéraux qu Ministère, et de M. Sherwood,
qui s'était montré si grand adversaire qu S0uverne. ment Constitutionnel.
”* Fapineau dit qu’on l'avait accusé à tort d’avoir usurpé la place de ses amis politiques, après les avoir approuvés lorsqu'ils avaient laissé les ban- Quelles ministérielles. Il avait regretté leur démis. SION ; Mais, en les appuyant jusqu'au dernier moment, il avait, Comme plusieurs autres membres, modifié ses Opinions Privées, afin de ne pas causer de division ; il n'avait fait Œu'approuver les Mesures passées alors par Ja majorité de la Chambre, « L'on m'a accusé, Continua-til, d'avoir Changé mes principes, de les avoir même reniés en Consentant à entrer au ministère. Il n’y aurait donc que mes lrédécesseurs Qui auraient PU entrer dans l’administration sans abjurer leurs principes ? N'y aurait-il
qu'eux qui pussent avoir de la consistance, de l'honnêteté, des talents? La C
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