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homme de grands talents. Sa conduite ne fut pas, cependant, approuvée par ses concitoyens dans cette circonstance. Enfin, M. Viger obtint un siége dans la chambre d’assemblée, en se faisant élire par la ville des Trois-Rivières.
Si les libéraux du Bas-Canada avaient ex à sc plaindre de la conduite du ministère à leur égard, ils n'étaient pas moins mécontents de plusieurs ré. formistes du Haut Canada (MM. Merritt, Roblin, etc. leurs alliés naturels, qui avaient voté en plusieurs circonstances avec le parti ministériel. MM. Baldwin et Price étaient presque les seuls qui leur fussent restés fidèles. La défection de ces réformistes devait naturellement A1liéner la confiance des libéraux envers eux, délier ceux-ci de leurs obligations ce! les mettre dans la nécessité de les abandonner s'ils trouvaient ailleurs plus d'avantages. Voyant combien il fallait peu compter sur le parti réformiste, la presse du Bas-Canada comimenca à discuter une question très-importante, savoir : s'il ne serait pas possible de convenir d’un arrangement au moyen duquel chacune des majorités du Haut et du Bas-Canada pourrait gouverner sa province respective, l'administration des affaires devant être laissée aux ministres de chaque section de la province. Ce moyen était constitutionnel, et pouvait être mis en pratique comme essai. Dès lors les députés du Bas-Canada pouvaient sans crainte s’allier au parti conservateur, dont les chefs avaient considérablement modifié leur ancienne politique : car, à la dernière session, ils avaient mis en pratique les principes du gouvernement constitutionnel. On devait aussi conclure que le gouverneur, d après ses dernie-
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res déclarations, avait abandonné en quelque sorte la position qu'il avait d’abord prise de diminuer la responsabilité de ses ministres, en ne les consultant pas sur toutes les affaires de la province. Mais, pour opérer un rapprochement entre les libéraux et les conservateurs, il fallait des changements complets dans le ministère en ce qui concernait le Bas- Canada. Il n’était pas possible à MM. La Fontaine et Morin de supporter l'administration tant que MM. Daly, Papineau, etc., en feraient partie. Ils n'avaient pas d’objection, cependant, à ce que les ministres du Haut-Canada conservassent leurs portefeuilles, vu que ceux-ci étaient approuvés par la majorité de leurs concitoyens.
Lord Metcalfe comprit donc que, s’il pouvait faire consentir quelques membres influents du parti libéral à entrer dans le ministère, 1l formerait une administration forte, puissante, et qu’il ferait cesser la lutte et l'agitation politique entre deux partis à peu près d’égale force. Ce fut alors que M. Draper s’adressa à M. Caron. Une correspondance s’échangea entre eux pour obtenir le rapprochement désiré. Mais le départ de Lord Metcalfe mit fin aux négociations.
Avant de donner une appréciation de la politique de Lord Metcalfe, nous raconterons les quelques autres événements arrivés sous son administration.
C'est en 1844 qu’eut lieu l'érection de la province ecclésiastique de Québec. Le diocèse de Québec, érigé en 1674, comprenait touté la partie de l'Amérique Septentrionale située au nord des Etats-Unis. Il renfermait ces limites, si l’on excepte Terreneuve, qui en fut détachée en 1796, lorsque Mgr. Plessis prit la direction du diocèse en 1806. Cet
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