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illustre prélai comprit qu'il lui était impossible d’administrer avec soin les affaires religieuses d’un diocèse qui s’étendait depuis le lac Supérieur jus qu’au golfe Saint-Laurent, et qui renfermait une population de plus de 200,000 catholiques. Ille divisa en plusieurs parties, et fit nommer des évêques suffragants. Mgr. MacDonell devint, en 1820, administrateur du diocèse de Kingston, qui comprit d’abord | tout le Haut-Canada. Mgr. Lartigue eut l’année | suivante la direction du diocèse de Montréal, et Mgr. | Provencher, celle fu Territoire du Nord-Ouest, en ( 1822. Déjà, dès 1817, la Nouvelle-Ecosse avait été érigée en vicariat apostolique. Les évêques suffragants devinrent dans la suite titulaires. L’évêché { de Toronto fut aussi érigé en diocèse l’année 1842,
et Mgr. Power en devint le premier évêque titu. € laire. | L :
On désirait depuis longtemps former en Canada l une province ecclésiastique, dont Québec serait la d métropoie ; mais ce projet avait rencontré des obsta- [l | cles insurmontables. En 1819, le Saint-Siége avait l : déjà érigé le Canada en archevèché ; mais Mgr. à | Plessis s'était abstenu de prendre le titre d’arche- À L vêque, parce qu'il avait, croyons-nous, rencontré de & I l'opposition de la part de l'Angleterre. Les obstacles rl | furent enfin vaincus, et, le 12 juillet 1844, une bulle il
. FR du Souverain-Pontife réunit les quatre diocèses du $ pi Canada, ceux de Québec, de Montréal, de Kingston ri 4: et de Toronto, en province ecclésiastique, sous le titre tr de province métropolitaine de Québec. La même Æ re bulle conférait le titre d’archevêque à Mgr. Joseph ci Signaï, qui occupait le siég2 de cette dernière ville. & pl
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cathédrale par Mgt. de Montréal, le 24 novembre de la même année. Tous les catholiques virent avec joie cet événement, qui fait époque dans les annales religieuses de la province.
Le recensement fait en 1844 dans le Bas-Canada porta la population au chiffre de 698,782 Âmes : ceiui de 1851 indiquait 511,919, ce qui donnait en treize ans une augmentation de 186,863. Il fut reconnu que le recensement de 1844 était bien au-dessous de ia réalité, les Canadiens s'étant refusés &e répondre exactement aux commissaires. En 1842, on avait aussi fait dans le Haut-Canada un recensement, qui avait donné à cette partie de la province une population de 486,055 âmes.
Au nombre des Canadiens remarquables décédés en 1843 étaient le Révd. M. N. Dufresne, curé de Saint-Gervais ; l'Hon. M. R.-J. Kimber, conseiller législatif, et l’adjudarit-général Vassal de Monviel, un des rejetons de la vieille noblesse française ; en 1844, l'Hon. W.-W. Baldwin, conseiller législatif, l'Hon. Huges Henry, l’'Hon. R. McKensie, tous deux anciens conseillers législatifs avant l’Union; le Rév. M. J.-Z. Caron, vicaire-général, ei le Rév. M.J-0. Leprohon, curé de Nicolet ; en 1845, M. P. E. Taschereau, député de Dorchester, et l’Hon. M. Cartwright, de Kingston.
Au mois de juin 1845, mourut subitement à Mon. réal Sir Richard Jackson, commandant en chef des troupes anglaise dans l'Amérique du Nord. Le général Jackson était âgé de 67 ans; ilen avait passé cinquante dans l’armée, et s'était distingué dans plusieurs occasions. [Il avait administré la province
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depuis la mort de Lord Syenham jusqu'à l’arrivée de Sir Charles Bagot.
Une grande catastrophe afiligea, en 1845, les citoyens de Québec. Dans la nuit du 28 mai, un tiers de cette ville fut consumé par les flammes. L’incendie se déclara dans la rue Saint-Valier, et se répandit avec rapidité dans le populeux faubourg Saint-Roch, qu’il réduisit presque entièrement en cendres ; il | continua ensuite sa course dévastatrice dans le quar- A tier du Palais, qui se relevait à peine de ses ruines,
et s'arrêta dans la rue Saint-Paul, vis-à-vis la porte $ Hope, après avoir détruit plusieurs quais et chantiers Æ 1 de construction ; il atteignit aussi le faubourg Saint- 1 C Jean, où une soixantaine de maisons furent brûlées. #Æ 0! Le feu se communiqua avec une telle rapidité qu'il a fut impossible de sauver les cffets, et que les citoyens le s’'échappèrent à peine des flammes ; plusieurs mal- fu heureux même y perdirent la vie. L Les Québecquois comraençaiert à peine à oublier les horreurs de la conflagration du 28 mai, Lors. da qu’une semblable et même plus grande calamité vint fn fondre sur eux le 28 juin suivant. Cette fois-ci l'in. À v
cendie dévastait la partie du faubourg Saint-Jean Ré qu'avait épargnée le premier feu, et presque tout le faubourg Saint-Louis. Québec se vit alors réduit à la Haute-Ville, en dedans des murs, et à la Basse-Ville, depuis l'endroit situé vis-à-vis la porte Hope jusqu'au Gap-Blanc, c’est-à-dire, que les deux-tiers de cette ville infortunée avaient disparu sous l'élément destracteur. Jamais aucune cité du Canada n'avait éprouvé un si grand malheur. Les quartiers brûlés dans ces deux incendies contenaient une population de vingt mille âmes, presque tous Canadiens-Fran
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çais ; plusieurs étaient riches, et la plupart propriétaires des maisons qu’ils habitaient,—la population totale de la ville était de 35,000 âmes.--Les citoyens de Québec se hâtèrent de venir au secours de tant d'infortunes : des sommes considérables furent souscrites par les institutions religieuses et commerciales : les marchands des deux origines, surtout les marchands anglais, donnèrent des sommes énormes avec un empressement et une libéralité tout à lait louables. La législature du Canada vota aussi une somme de sept mille louis, et le parlement impérial, une autre de vingtmille. Dans toutes les localités du Canada et dans les principales villes de l'Angleterre, on fit des collectes considérables. Avec des secours aussi généreux et une somme de cent mille louis que le gouvernement canadien émit plus tard en débentures pour être prêtée aux incendiés, Québec put se relever assez vite de ses ruines (1).
Plusieurs grandes institutions furent fondées pendant l'administration de Lord Metcalfe : le séminaire anglican de Lennoxville, établi en 1843 par le lord évêque Mountain, le High School de Québec, par le Rév. Dr. Cook. Cette dernière institution fut incorporée en 1845 en même temps que le High School! de Montréal, qui avait été établi auparavant. En 1843, le Collége McGill fut érigé en Université. Les colléges
(*) Le 20 juin 1843, le joli village de boucherville était aussi devenu la proie des flammes. Cet incendie avait consumé l’église, deux écoles et environ cent cinquante autres bâtisses, L'établissement de ce village datait de 1667.
Des troubles sérieux s’élevèrent,en 1843, entre les entrepreneurs du Canal dé Beauharnais et les ouvriers. Ceux-ci se portèrent aux dérniers excès, et une vingtaine de personnes furent
R tuées dans les rixes qui eurent lieu. Il n’y eut que la présence
des troupes qui pt rétablir la paix.
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