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Ja législature autorisa par une loi, le gouverneur en conseil à déclarer le libre échange d'un certain nombre de produits, entre le Canada et les provinces maritimes. Le commerce, qui avait été jusqu'alors presque nul avec ces provinces, reeut une heureuse impulsion ; il ne devait pas toutefois prendre des proportions considérables avant l'avènement de la confédération et l'établissement de communications faciles.
Un projet de loi, qui reçut l’approbation générale des chambres, fut celui qui assignait des salaires fixes à certains officiers de la justice, dans le Bas-Canada, tels qu'aux shérifs, aux protonotaires et aux greffiers des diverses cours.
Plusieurs lois importantes pour le Haut-Canada furent présentées par le ministère, et adoptées pendant la session ; l'une concernait les cours de division, la seconde établissait un système de cotisation plus équitable, la troisième enfin amendait et refondait les actes relatifs aux jurés.
Cette province fut dotée d’une nouvelle loi des écoles. Une des principales clauses de cet acte permettait aux catholiques et aux protestants d’avoir des écoles séparées, et de participer aux fonds destinés à l’enseignement. - Les catholiques obtinrent cette concession grâce au concours des libéraux du Bas-Canada; la plupart des membres Haut-Canadiens s’y opposèrent. Ils ne revendiquaient cenendant que les mêmes droits accordés aux protestants dans le Bas- Canada ; ils désiraient comme eux avoir la liberté de procurer à leurs enfants une instruction conlorme aux principes de leurs croyances reli- “euses. Mais dans le Haut-Canada, les protestants se montrèrent à ce sujet des plus fanatiques ;