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1862] LORD MONCK. 465 peuple en vertu de la loi de 1856 (1). Le conseil se trouvait au complet: il se composait de soixante-onze membres, dont vingt-trois nommés à vie et quarante-huit élus par le peuple. Au nombre des nouveaux conseillers, étaient MM.
Holton, Aiïkins, Lemieux et Bureau. Les élections furent favorables aux libéraux.
Le ministère McDonald-Sicotte employa la vacance à exécuter plusieurs parties de son programme. Il pratiqua l’économie dans le service civil, diminua le nombre des employés, et économisa par ce moyen une somme assez considérable. Mais cette économie se fit quelquefois par le renvoi de certains employés contre lesquels on n'avait aucun blâme. Parmi ces destitutions injustes, se trouve celle du Docteur Meilleur, respectable vieillard qui avait rendu à son pays des services signalés, et à qui le gouvernement Cartier avait donné une situation nominale comme rémunération de ses services passés. Le ministère remplaça quelques employés par ses partisans politiques; il fit quelques nomina-
(1) Les douzes conseillers législatifs élus en 1862 étaient :
De la Durantaye........ Hon. MM. François Lemieux, De Lanaudière, ,.,,,.,... ‘ A,-l, Lajoie,
De Lorimier........... ‘‘ [.-0, Bureau, Kennébec......,....... ‘4 Chaïles Cormier.
Chaouinigane.......... ‘#5 CC, Mailhot, Victoria..,........... ‘* Huther-H, Holton, 1217 7 Ci: FRERE Ion. MM. T. Bennett, PR enr o 6 r6 ut ‘J.-C. Aikins, PRO ,.,..,,., ou: ‘“ EE, Leonard, 0, RE 6 William MeMaster, Fo NS in ‘ KR. Read, On lies etvouis : OS PONS.
M. Lajoie, décédé peu après son élection, fut remplacé par M. L..A, Olivier. M. Hollis Smith fut aussi remplacé par M. J.-S. Sanborn.
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tions qui furent beaucoup critiquées, entre autres, celle de M. W. Powell au poste d'adjudant-général, à la place du colonel Nash. Il créa de plus des emplois nouveaux, et rappela plusieurs agents d'immigration envoyés en Europe par le ministère précédent, pour faire connaitre les ressources du Canada.
Les libéraux nommèrent des commissions pour examiner les opérations financières des préctdents ministères, et les travaux faits aux édifices d'Ountaounis. Des enquêtes furent faites dans tous les bureaux publics ; elles prouvèrent que certains départements avaient besoin de réorsanisation, mais elles coûtèrent des sommes considérables, et furent plutôt faites dans le but de nuire à leurs adversaires que d'opérer le bien public.
Poussé par le gouvernement impérial et le gouverneur, le ministère prit, à la fin de 1862, la détermination de créer des bataillons de volontaires ; il encouragea la formation de compagnies, forma des associations d'exercice, fournit des armes et habillements aux volontaires, mais il leur ôta la paie.
Le chemin de fer intercolonial devint encore le sujet de négociations entre les colonies et la métropole. Des délégués des provinces maritimes se rendirent à Québec, discutèrent ce sujet ainsi que la réciprocité commerciale avec le gouvernement canadien. Les négociations se continuèrent en Angleterre, où se rendirent Sicotte et Howland : mais elles n’obtinrent p de succès par le refus d'accorder un id d'amortissement. Les délégués s'occupèrent aussi de l'ouverture de communications entre le Canada et le Nord-Ouest.
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La question du chemin intercolonial amena la retraite de M. Dorion du cabinet. M. Dorion était opposé à la construction de ce chemin, parce que l’état des finances n'était pas assez prospère. M. J.-0. Bureau fut nommé secrétaire provincial, au mois de janvier 1863. La maladie ayant containt M. Morris de laisser le cabinet, il fut remplacé par M. Ferguson Blair comme receveur-général.
D'autres changements importants se firent dans la politique et dans la magistrature. M. Loranger accepta le poste de juge des Trois-Rivières, après avoir refusé le portefeuille de secrétaire provincial, lors de la retraite de M. Dorion. Grâce à ses talents, à son Cloquence et à ses principes modérés, il s'était conquis une place marquante dans l'arène politique ; il est malheureux qu'il n’y soit pas resté. M. Connor, qui accepta aussi une place de juge, mourut deux mois après. D'un autre côté, M. George Brown, retiré de la politique depuis sa défaite en 1861, fut élu à Oxford-Sud, et prit son siége au milieu de la session (1).
La mort moissonna trois des hommes les plus remarquables du Haut-Canada, Sir John B.
Robinson, Sir Allan MceNab et l'Hon. M. Merritt. M. Merritt est un de ceux quiont le plus fait pour la prospérité fe à et matérielle de la province. Avant sa mort, il projetait (1861) d'unir Toledo à Québec, au moyen d'une ligne
(1) Les nouveaux députés élus depuis la session de 1862, étaient M. A.-A. Dorion (Hochelaga), M. T.-M. Daly (Perth) et M. P. Benoit (Napierville). Pendant la session de 1863 furent élus M. Brown (Oxford-Sud), M. Pinsonneault (Laprairie), et M. John O'Connor (Essex)
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