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déclarées, et que c'éloit son ouvrage. En se conduisant mieux, on eût pu espérer la neutralité; j'ai toujours écrit que ce seroit beaucoup.
La perte du fort Frontenac est un coup fatal par la prise de notre marine sur le lac Ontario; on a mis trois mois à délibérer où l'on feroit de nouvelles barques ; nous en aurons deux dans vingt jours, si les Anglois ne viennent pas les brûler ; nos sauvages, les Iroquois, le craignent, On avertit et on reproche à M. de Vaudreuil, en plein conseil, qu'ils l'avoient averti trois semaines avant pour le fort Frontenac ; ils lui ont dit : « Tu dors! où cest notre chef de guerre ? » J'élois alors à Quiec. Entin, M. Pouchot, capilaine dans le bataillon de Béarn, va commander à Niagara ; on auroit dù l'y envoyer dès l'automne dernier ; il éloil capable et agréable pour les sauvages : on me l'avoit promis ; mais comment se déterminer à rvlever un officier canadien, quoique peu capable et peu agréable pour les sauvages ? Tous les préparatifs à Orange, Lydius, annoncent que les Anglois viendront de bonne heure à Carilluu avec de grandes forces.
À Québec, l'ennemi peut venir si nous n'avons point d'escadre; et Québec pris, la colonie est perdue ; cependant nulle précaution, J'ai écrit....... j'ai fait offre de mettre de l'ordre, [de prendre] une disposition pour empècher une fausse manœuvre à la première alarme ; la réponse : « Nous aurons le temps. »
Je ne sais rien des projets de M. de Vaudreuil, encore moins ce qu'il pourra mettre en campagne de Canadiens, comme nous sommes en vivres et en munitions. Le public m'apprend que nous sommes mal sur l’un et l’autre article, et ce public croit toujours la partie des vivres mal gouvernée. Je devrois m'estimer heureux dans les circonstances de n'être pas consulté; mais, dévoué au service de $. M., j'ai donné mes avis par écrit pour le mieux, et nous agirons avec courage et zèle, M. le chevalier de Lévis, M. de Bourlamaque et moi nour retarder la perte prochaine du Canada.
Mon caractère m'éloigne de blàmer M. de Vaudreuil et