‹ Le Canada sous la domination française [microforme]Chapitre 21 sur 122 · COMMERCE · texte numérisé non relu

COMMERCE

pour les lods et ventes, et était soumis au droit de retrait. |

C'est, comme on le voit, tout le système féodal, tel qu'il existait encore en France au dix-septième siècle et tel qu'il dura jusqu’à la Révolution.

Presque toutes les concessions de seigneuries furent faites à partir de 1663, et jusqu'en 1763 le gouvernement en accorda 210. Au traité de Paris, les Anglais s'étant engagés à maintenir les lois alors existantes en Canada, les seigneuries et les droits féodaux ont duré jusqu’à ces dernières années !.

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Commerce.

Les colonies françaises n'ont jamais eu la liberté du commerce et de l'industrie; elles étaient considérées comme des débouchés ouverts au commerce de la métropole; par conséquent, elles ne devaient pas avoir demanufactures et étaient obligées d'acheter à la France tous les produits manufacturés dont elles avaient besoin. On regardait aussi les colonies comme des marchés où la métropole devait s'aprr'ovisionner de certaines matières premières nécessaires à son industrie, ou de certaines denrées que son sol ne produisait pas; en vertu de ce second principe, les colonies ne pouvaient vendre leurs produits qu’à la France. Tout commerce avec l'étranger était sévèrement interdit et puni*.

‘ La constitution féodale de la propriété a été abolie récemment par les chambres législatives et par le gouvernement du Canada. ? Ces funestes règlements, qui ont ruiné si longtemps nos posses-

Le Canada était gouverné d'après les principes que l'on vient d'exposer, et qui arrètèrent complètement son essor; soumis à tant d'entraves, il ne put jamais tirer parti des richesses nombr, *s qu'il possédait. L'intendant Talon donna cependau quelque impulsion à l’agriculture, à l'exploitation des forêts! et des mines de fer, aux pêcheries du golfe et au commerce avec la France et avec les Antilles ?; mais, malgré ses efforts, la traite des pelleteries et celle du castor continuèrent à ètre la principale, pour ne pas dire la seule branche de commerce du Canada *.

Ce commerce, très lucratif, nous était vivement disputé par les Anglais ; mais la Nouvelle-Angleterre avait un immense avantage sur nous; l’industrie et le commerce y étaient libres; les colon glais fabriquaient eux-mêmes une grande partie des ..archandises qu'ils troquaient avec les Indiens; et, comme le fret et les assurances maritimes étaient moins élevés qu’en

France, et que le commerce anglais était plus intelli- M gent que le nôtre à tous égards, les marchandises 4 01 venant d'Europe coûtaient aux colons anglais beaucoup # PF moins cher que les pareilles ne revenaient aux Cana- hé ra » Ca sions d'outre-mer ct gêné notre commerce, viennent d'être abolis et M &t remplacés par une loi basée sur les vrais principes de l'économie W politique, et qui accorde enfin aux colonies qui nous restent le droit M SC de produire ce qu’elles voudront, de le vendre à qui elles le juge- M le: ront à propros, et d’acheter ce dont elles auront besoin à qui bon M ce leur semblera ; en un mot, les colonies sont désormais soumises au . droit commun et aux lois qui régissent le commerce et l’industrie en # €t France. À st ! Colbert ordonna de construire des vaisseaux à Québec et d'en- é voyer des bois de construction en France. 1 ? Colbert permit aux Canadiens d'expédier en France et aux Antilles leurs morues, leur charbon de terre et leurs bois de mer- u: rain. !

% En 1754, on exportait pour 3 millions de francs de pelleteries. ü

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