GUERRE CONTRE LES IROQUOIS
s'était servi de deux missionnaires pour attirer auprès de lui les chefs iroquois, mais il leur avait caché son dessein. Lorsque les Iroquois apprirent cette trahison, les deux jésuites étaient encore dans leurs tribus ; l’un fut destiné au feu et livré à toutes les tortures qui précèdent le supplice; mais une femme l'adopta, le retira dans sa cabane et le sauva, Le second, le P, de Lamberville, était dans une autre tribu, entouré de l'estime et de l'attachement des Indiens. Les anciens de la nation le firent appeler, lui racontèrent la perfidie de M. de Dénonville, et, malgré leur fureur, ils lui dirent qu'ils savaient son innocence : « Ton cœur est étranger à la trahison que tu nous as faite.» [ls le firent partir surle-champ et conduire par des guides.
La guerre éclata en 1687. Les Français et leurs alliés, les Illinois, les Algonquins, les Hurons, les Outaouais, attaquèrent les Iroquois, que soutenait le colonel Dongan, gouverneur de New-York. Cet homme était résolu à ouvrir à ses concitoyens les pays situés à l’ouest des Alléghanis, et à franchir cette barrière, que la soumission des Iroquois à la France, ou leur destruction, aurait fermée irrévocablement aux Anglais.
M. de Dénonville livra plusieurs combats aux Iroquois, les vainquit, brüla leurs villages, ravagea le pays ; mais il leur {ua peu de monde; 1ls avaient évacué leur territoire et s'étaient retirés dans les profondeurs des terres ; la campagne n’eut pas tous les résultats qu'on s’en était promis. Il fut seulement évident pour les Iroquois que, malgré la protection des An-
se pourra le nombre des Iroquois, et que d’ailleurs ces sauvages, qui sont forts et robustes, serviront utilement sur mes galères, je veux que vous fassiez tout ce qui sera possible pour en faire un grand nombre de prisonniers de guerre, et que vous les fassiez passer en France, »
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