‹ Le Canada sous la domination française [microforme]Chapitre 78 sur 122 · SECONDE LETTRE DE M. DE MONTREUIL · texte numérisé non relu

SECONDE LETTRE DE M. DE MONTREUIL

Sur le mauvais élat des affaires en Canada el sur ie baron de Dieskanu.

À Montréal, ce 2 novembre 1755.

MM. Mercier et Péan, officiers de la colonie, sont la cause de nos malheurs, Ils ont bouleversé la colonie par les conseils qu'ils ont donnés à M. Dieskau,; ils étoient les seuls qui avoient du pouvoir sur son esprit ; il a été la victime de la confiance aveugle qu'il avoit en eux. Je ne sais pas comment il s’excusera à la Cour d’avoir si mal opéré et de s'être laissé prendre, pendant qu'il a été à même plusieurs fois, durant l'affaire, de se faire emporter au quartier des blessés.

Ïl étoit humilié de s'être laissé mener comme un écolier, il est

à croire, par sa manœuvre après ses blessures, qu'il désiroit d'être prisonnier pour ne plus servir dans cette colonie. Celui qui commande ici à sa place n’est pas dans les bonnes grâces de M. de Vaudreuil. Priez M. d'Argenson de faire le même bien aux personnes dont je lui rends compte; je serois

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fâché de faire tort à mon prochain; c'est dans celle espérance que je vous informe de tout.

Dépôt de la guerre, vol. 3417, pièce 14. — Copie de l'époque, faite par M. d'Abadie.

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