CONSEIL LÉGISLATIF
d’accusations qui, prouvées contre un particulier, l’enverraient tout droit au pénitencier ? Le fléau de l’étroite partisannerie n’aurait-il pas été neutralisé, désarçonné, oblitéré par un sérieux et consciencieux coup d’épaules d’ensemble pour le bien public? Les négociations qui aboutirent à l’union fédérale des provinces prouvent que cet heureux état de choses n’avait rien d’utopique, et les Pères de la Confédération seront vénérés par la postérité longtemps après que la mémoire de l’amer et obtus partisan se sera perdue dans l'oubli, ne laissant derrière elle ni regret, ni gloire, ni célébrité. Hâtons-nous cependant de dire qu’en dépit des détestables manœuvres de ces hommes néfastes, —peu importe le nom du parti sous lequel ils s’abritaient pour souffler la tempête entre nous et nos concitoyens d’origine française-—nos relations a vec ceux-ci sont loin d’être aussi tendues que voudraient le faire croire quelques pessimistes ; elles sont au contraire beaucc1p plus cordiales qu’on ne le souhaite en certains quartiers. Il ne faut pas perdre de vue en effet que plus d’un comté canadien-français a élu des candidats anglais aux Communes, de préférence à des hommes de son propre sang,
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aux deux élections de 1896 et de 1900, et que ce fait s'est renouvelé aux dernières élertions provinciales,
Ce même bon esprit s’est encore Plus récemment manifesté dans une circonstance trop fraiche pour être oubliée, que n'oublieront jamais ni le Canada ni la Grande-Bretagne : c'est que des volontaires Canadiens-français sont allés se battre et se faire tuer dans le veldt sud-afri. Cain, côte à côte avec les volontaires Canadiensanglais, pour le triomphe des droits et ce la Suzeraineté de Victoria : et encore aujourd’hui, il ya là-bas, dans cette terre lointaine, des
de Victoria, notre gracieux Souverain Edouard VII.
L'auteur de ce livre a déjà exprimé sa conviction que tout ce qui reste d’antipathie entre les deux grands éléments nationaux du Canada n’a guère d’autres causes que d’ineptes préjugés fondés sur une infinité de fausses représentations et de malentendus. I] se donne donc
de dépeindre Je Canadiende le présenter aux autre
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Photo, par Montminy, Québu,
HON. ADELARD TURGEON, CR., M,P,P., DE QUÊLEC,