I1S LÉ CANADIEN-FRANÇAIS
les scènes journalières qui se passent aux célèbres lieux de pèlerinage de Notre-Dame de Lourdes en France, et de Sainte-Anne de Beaupré dans la province de Québec. Le n'est pas le lieu, et l'auteur n'a pas non plus mission d'examiner ici où s’arrête la ligne de démarcation entre ce que ces critiques appellent religion et Superstition ; il croit pouvoir tout de même risquer quelques mots à propos des miracles qui passent pour s'opérer à Beaupré, car il a visité plus d’une fois ce renommé sanctua're. Et d'abord disons, entre parenthèse, que, comme l'endroit est visité par de milliers de fidèles qui ne sont pas canadiens-français, l’accusation de superstition, si tant est qu'elle vaille quelque chose, retombe avec une égale force sur ceux-ci comme sur ceux-là, tous étant, au point de vue de la dévotion, dans la même catégorie.
N'y a-t-il pas, après tout, d’excuse pour ceux qui croient aux miracles qui, dit-on, s'opèrent à Beaupré ? A la vue de ces grands trophées d'appareils artificiels de locomotion laissés là par des infirmes qui, à leur arrivée, ne pouvaient se remuer sans leur aide : devant le témoignage de tant de personnes qui disent
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