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de grenouilles "* CoMine vous le donnez vousmême à entendre ? Mais par exemple, si le:
pères avaient été des Anglais, les descendants seraient anglais eux aussi, je ne vous dis que cela !” Un instant, mon ami, Il s'est aussi trouvé des Anglais Parmi ces soldats des Plaines, des Talbot, des Harvey ; eh bien, ils ont fait comme leurs camarades écossais ou irlandais : ils ont baissé pavillon sous le feu meurtrier des jolis yeux doux des Canadiennes- Françaises—et qui les en blâmerait ? pouvaientils s'en empêcher ?—et à l'heure qu'il est, écoutez bien et ne vous fâchez pas, leur descendance est tout aussi Canadienne-française que les autres. Et alors, Supposez que les deux races se fus'onnent Somme vous le voulez, laquelle des deux prendrait le-dessus ? lequel des deux types, français ou anglais, finirait par absorber l'autre ?
Que d'historiques Souvenirs sont éveillés par cette allusion à Ja Parenté primitive du Fran- Sais et du Highlander d'Écosse !
rappelle que c’est en France aue les infortunés Stuarts trouvèrent un asile après l'exécution du royal Martyr d'Angleterre, décrétée par Je Parlement ; que les Highlanders étaient alors,
comme le sont encore quelques-uns d’entre eux, d’intransigeants Jacobites, et que Français et Highlanders passent pour avoir participé de concert à la ruitauration de l’exilé Charles II sur le trône . : ses ancêtres. Sans doute, le Jacobitisme n’est plus qu'un vain rêve—bien que, dit-on, à la mort de la Reine Victoria quelqu'un eût l'audace de coller des affiches revendiquant les droits d’un descendant des Stuarts à la couronne d'Angleterre. Oui, c'en est fait ;: le Jacobitisme est bien mort et enterré. Et franchement, après le long et bienfaisant règne commencé en 1837 et dont la récente conclusion est dans toutes les mémoires ; en présence des heureux auspices sous lesquels s'est ouvert le règne de notre présent souverain le roi Edouard, si digne d’être le chef et le père de son peuple ; lequel d’entre nous, quelle que soit sa sympathie pour la famille des Stuarts dans leurs infortunes, quelle que soit son opinion sur la légitimité de leurs droits, voudrait voir .a dynastie des Hanovre supplantée par celle qui remonte jusqu'aux Bruce, et qui compte parmi ses membres la belle, mais infortunée reine des Ecossais, ainsi que le sage monarque sous lequel l’Angleterre et l’ Ecosse
S’unirent par un nœud de paix après des siècles de guerre dévastatrice et sanglante ? Au reste, n'oublions pas que le sang des Stuarts coule aussi dans les veines d’Edouard VII ; et légendairement aussi—qui sait si ce n’est pas vrai ?— le sang du plus jeune des fils de Jessé, du royal poète d'Israël !