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Nous li'eilracs que l'embarras du choix, car tous voulaient revenir avec nous. Je lis mettre en ordre et orner la tombe lie notre infortuné et regrellé camarade, le capitaine Bixîo, morl un an auparavant, marlyr de son licvouement à une idée généreuse, et. enfin nous primes l'altitude exacte, par rapport au niveau des plus basses mers, de divers points de repère destinés h servir de base à nus nouveaux nivellements et ù raccorder tous nos travaux.
U 8 janvier, la Commission entra dans le Tiati. l/absence de con-
wSuA et le régime parliculier de celle pclile rivière frappèrent beaucoup ceux d'entre mes collaborateurs qui ne l'avaient pas encore vue. On iJlablil le jour m<'mc, ù lu liniik' de la navigation des pirogues dans la» saison sèche, unrancho pour y déposer les vivres. C'est laque toutes l^s semaines devait arriver une embarcation légère chargée de provisions, et c'est à ce dépàl que devaient revenir les hommes envoyés par Isa. trocha tracée dans la forêt pourapprovisioimer le camp et entretenir i^ communications avec le restant de l'humanilé. I,e chemin (ut ■^*3upé eu ligne droite en faisant route sur le piquet 1091 iû que i'«tais planté en mars 1877, au point d'intersection du Tiali avec la ^Hbéc faile petnlanl la campagne piécédenle du rio Cln'co au Tu|itsa.
regaid, alurs capitaine (11- frégate, Bonnet, lieufenanl de vaisseau, el de Pomniereau, aspirant de première classe, l'hydrographie de la rade d'Acanti, où les noms mêmes des pointes qui la limitent avaicnl été intervertis, fut promplemenl terminée. Les fonds, sans êlrc trop considérables, sont fort régnliers; la consti'uction d'un brise-lames, appuyé à la pointe rocheuse du nord, el suffisant ponr faire un excellent port d'une trentaine d'hectares d'élendiie, ne présenterait aucune difTicullé.
M. Verhrugghe et moi relevâmes attentivement l'Acanti jusqu'au coniluent du (luati, l'Aquili, le Tolo et son tributaire, liï Ncca, jusqu'à un second hameau indien, de façon à bien nous rendre compte de l'importance relative des divers petits thalwegs, la plupart entièremcQl inconnus, qui dévereent, dans ces parages, leui-s eaux à l'Atlanlique.
C'est celui du Tolo qui est le plus large, mais il convient de remarquer que ce nom est appliqué dans le pays au plus méridional de tous. La végétation est encore plus luxuriante que sur l'autre versant; il y pleut davantage ; les roches étant plus directement soumises îi l'action des météores qui les désagrègent et les métamorphosent, forment un sol encore plus riche et plus profond; pareil phénonu'îne s'obsen'e sur toute l'étendue de l'isthme: la flore de l'Atlantique y est partout supérieure en puissance à celle du Pacifique.
A une époque géologique assez peu éloignée. l'Océan devait s'étendre jusqu'à l'embouchure du Guati et former une éehancrure spacieuse. Un corcioa littoral, sorte de langue de sable, a maintenant transformé le fonii de la rade en lagune. On retrouve encore des portions d'anciens lits du llcuve correspondant à de vieilles embouchures séparées maintenant de la mer par des dunes minces et peu élevées. Cette Qèche sablonneuse empêche les eaux de l'Aquiti et du Tolo, en an*iv8nt à la mer, d'aller an large. Obligés de cheminer à l'enconti-e l'un de l'autre sur un parcours d'environ ô kilomètres entre la crtir el la barre qui émerge, ces fleuves se rencontrent et, des forces réunies de leurs courants, se frayent vers la mer un passage à travers les sables du cordon lilloral.Celtesingulière particularité hydrographique n"a encore été constatée nulle part ailleurs.
1,0 vieux cacique Ouisapilele, avec lequel j'eus wno entrevue labo-
pace compris entre la baie de Caledoniaet les honelies ilo TAlrato. Lps instruments d'alors étant beancoiip nmiiis précis i]iie ceux duiit on
'"*sposc aujourJ'liui, la détermination de la lungilnde, snrlntit, pns ^*ilail de grandes chances d'erreur.
*irâre au roncmii'^ nrtif et cITieace du cotnniandHnt Li-l'èvre i-l des **'ï»ciers du thiprlit-TImiuirs, |iiincipalemenl de MM. Turtpiel de Iteiiii-
RÉSUMÉ DES EXPLORATIONS, rieuse, se montra fort nii.'lîaiit; il refusa les cadeaux que je lui destinais. La présence si insolite d'un grand navire de guerre qui, à sa grande stupéfaction, marchait sans voiles, lui enleva cependant toute velléité de se porter a des actes d'hostilité ouverte.
Je laissai à Acanti des vivres et de nouvelles instructions pour M. Reclus, en annonçant aux Indiensque nous allions faire une tournée dans le sud, pour revenir ensuite nous assurer du bon accueil qu'ils auraient fait aux autres membres de la Commission venant par terre, (^c stratagème réussit fort bien et mit mes collaborateurs à l'abri dos attaques de cette tribu peu hospitalière. Sans la crainte salutaire inspirée par le Dupetit-Thouars, les Indiens Cunas auraient pu prendre la piste de guerre contre les hardis Visages pâles qui venaient troubler le silence de leui-s furets touffues et désertes. En raison des retards éprouvés, je prescrivais à M. Reclus, qui (ainsi que je l'appris plus tard) se trouvait assez prés pour apercevoir notre croiseur, dese borner il obtenir les données principales de la ligne du Tiati à Acanti, en renonçant aux longues et patientes études tout d'abord ordonnées, ce qui eùi empêché la Commission de se livrer aux autres travaux devant permettre de comparer les divers projcLs possibles. En effet, il devait suffire plus tard de porter tous les efforts vers celui qui serait définitivement choisi comme réunissant les meilleures conditions techniques et financières, pour améliorer, s'il y avait lieu, les détails du tracé adopté et en fixer le prix de revient d'une façon extrêmement précise.
En quittant notre niouiliiige, le commandant Lefèvre consentit à examiner toute la côte orientale du golfe d'tiraba jusqu'aux bouches de l'Atrato. dont l'hydrographie, si bien faite en 187t par le commandant Lull. avait été revue par nous au commencement de 1877. Nous pûmes nous assurer ainsi qu'il n'y a aucun port, au sud d'Acanti, à l'abri des ensablements de ce (Icuve majestueux. Depuis la baie de Caledonia jusqu'à l'Atrato, le seul endroit où il soit possible de créer un abri suffisant se trouve être Acanti.
Quanta M. Reclus, après nous être quilles sur les bords de la quebrada de la Séparation, il poursuivit la Iroclia, avec MM. Sosa. Lacharme et Pnuydcsseau, taiit (|ne celui-ci fui valide, à partir du poînl que j'avais
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nivelé l'année précédente dans le Tiati, au milieu de diffieuUés quotidiennes dont rien ne saurait donner l'idée et qui eussent été insurmontables pour des hommes moins énergiques et moins dévoués; malgré les accidents, les maladies qui sévirent surtout sur son personnel d'hommes de couleur, les bêles féroces qu'on rencontrait à chaque pas, M. Reclus reconnut les sources du Tiati et du Tupisa. Par suite de mécomptes pour l'approvisionnement de sa vaillante petite troupe, il en confia le commandement à M. Sosa pour le retour, et franchit seul de sa race la cordillère un peu au sud du pic dcGandi.en suivant successivement la ligne de faite si étroite des divers contreforts, ramifications régulières de la nervure centrale. La dense végétation qui la revêt d'un mantean si vert et si riche, les nuages et la huée brumeuse (lues à l'humidité excessive, privèrent M. Kcclus de vues d'ensemble sur le pays escarpé qu'il escaladait et qu'aucun homme n'avait jamais foulé avant lui ; néanmoins, avec une sagacité et une précision étonnantes, en suivant, pour dévaler, ravines, gorges et vallons, il déboucha avec ses macheteros dans le thalweg du Guati. Dans une éclaircie, il aperçut un instant la mer et un grand navire au mouillage dont l'aspect lui prouva qu'il était en bonne voie. Malheureusement les éperons abrupts, les arêtes étroites barrées par des arbres gigantesques aux multiples racines entrelacées, les rochers aux parois coupées à pic, l'usure complète de ses souliers, le retardèrent de telle sorte, qu'il n'arriva au rivage que quelques heures après le départ du croiseur. Grâce aux menaces de retour du Dupetit-Thouan et à l'intelligente fermeté qu'il déploya, M. Reclus sut en imposer ans Indiens d'Acanli. Il se lit délivrer les lettres, les vivres que j'avais laissés pour lui, se fit prêter des pirogues et obtint même un guide pour refaire plus commodément une partie an moins de la route qu'il venait de parcourir. Abandonné à lui-même non loin de la ligne de partage des eaux, M. Reclus se dirigea par une nouvelle crête qui le conduisit à l'arête principale, d'où il rejoignit le point qu'il avait franchi pour la première fois quelques jours auparavant.
Ses hommes furent remplis d'enthousiasme; quoique passant leur existence dans les bois et plus Indiitués que qui que ce soit à chercher leur route d.nus les forêts impèiiélrables ;'i d'autres qu'aux Indiens, el
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à certains sang-nifil(5s éprouvés, ils ne revenaient pas (i'adniiralion sur la précision avec laquelle ils avaient été menés à Acanti sans fausses roules, sans hésitations, et sur la pica sûre et relativement facile que M. Reclus leur avait fait tracer à travers une cordillère ensorcelée, absolument inconnue et redoutée des Indiens eux-mêmes. La commisération pleine de mépris qu'ils on! ordinairement pour le citadin blanc et efféminé qui ne sait pas manier le machete et se dépêtrer du milieu d'un fourré de lianes fit place à une confiance sans bornes et à une foi absolue dans la science des marins de sa trempe '.
Les piquets furent retrouvés les uns après les autres, et M. Reclus accomplit avec promptitude, malgré les doléances de ses gens, épuisés de fatigue, une seconde traversée de l'isthme, qui le ramena à Yaviza et de là à Panama avec le reste de IVspédition.
Outre les éludes sérieuses et complètes dont il vient d'être parlé ou les (enlatives qui avaient précédé, les vieux chroniqueurs Pierre Martyr, Hernandez de Oviedn, Andagoya, Enriquez de Guzman, Cieza de Léon, Navarrcle, Diaz del Casliilo, Pedro Simon, Gomara, le compatissant prélat Las Casas, le poète descendantdesIncas,GarcilazodelaVega, Duran, Acosta, Juan Rodriguez Fresle, Avila, Solis, Ilerrera, Ximenes, Rt le savant évèque historien Piedrahita, etc., nous ont laissé des liocumenls d'autant plus précieux qu'ils ont pris part presque tous à la découverte ou à la conquête. Plusieurs marins distingués ont achevé l'hydrographie des deux côtes si étendues du grand isthme américain.
I , l,a trouée failc de Yaviza à AcaiiU, h travers une contrée enliËrement inconnue, est devenue aujourd'hui un chemin suiri par les caucherot et Il-s tagttem pour se rendre du Pacifique â ta mer des Antilles. Une cenLiine d'hommes de couleur, originaires di! Carltia^ène, sachant leurs communications parterre assurées, »e sont établis â Acanti; ils ont été suivis par qnplqui-a petits marchands d'ahord installés A Vaviia, alors que ce village élait prospère. La tribu du cacique, ou capitaine Ouisapilcle, n'est plus asseï forte actuellement pour repousser l'invasion ; ses Indiens seront donc forcés ou de céder la place aux eaurfi«rot ou de vivre en bonne intelligence avec eux. L'Ëtat de Panama s'est occupé de In fondaliun de ce nouveau centre de population dû indirectement â nos travaux et y a nommé les autorités indispensables, après avoir obtenu de l'Etat de Cauca que leurs limites mutuelles seraient reportées au sud d'Acanli, de façon à laisser admînislrativement ce hameau naissant i la eomarca du Darien, dont le chef-lieu est maintenant transporté à Pinogana. Si te canal citl dû passer par Acanti, ceUe condescendance de l'Ëlnl de Cauca eût été grosse de conséquences et l*nurait privé de la quutivparl sur les revenus bmis A laquelle lui eût donné droit un des articles de la concession que j'ai obtenue -i Bogota.
Les espagnols furent les premiers à dresser les caries marines de cette région. Partout où manquent les observations nouvelles on peut leur accorder une certaine confiance; malgré leur ancienneté, les longitudes seules sont Cautives d'environ 5 minutes de degré, mais les détails sont relevés avec soin et dignes de la réputation de la brillante armée navale de Castille : Christophe Colomb, Améric Vespuce, Bastidas, la Cosa, Nino, Alominos, Fidalgo, etc., eurent de savants et conscicncieuï continualeui's.
Le eoraniodore Owen, en 1825, pour l'Atlantique, les célèbres campagnes de l'amiral Fitz-Rny dans le Pacifique, de 1828 à 1856, firent le plus grand honneur à l'Angleterre, ainsi du reste que les travaux des commandants Barnett, Forster, Hall, Belcher, Kellef. Wood, Inskip, Lawrence, Smith, Haydon, Coluptt, Parsons, etc.... Li France est représentée, en dehors dra noms déjà cités, comme ayant aussi fait des recherches dans l'intérieur des terres par les de Rosamel, les de I^pelin, les de Bosencoat, les Fleuriais. les fitats-Unis, par Findlaj, Imray, etc.... Bien que ces ofiiciei's, spécialement occupés d'hydrographie, aient négligé de faire la géodésie et la topographie de la région visitée, qu'ils n'aient mesuré ni les cotes du terrain ni jaugé les rivières, et qu'ils n'aient pu donner que des appréciations incertaines sur le pays même, ils ont non seulement rendu de véritables services à la science et â la navigation, mais ils ont contribué d'une façon effective, parla détermination rigoureuse de la configuration descÔtes, à la solution de la question du canal interocéanique.
Enfin, en dehors des explorateui's dont j'ai résumé les travaux, plusieurs autres ofticiers, diplomates, ingénieurs, archéologues, géologues, botanistes, zoologistes, ethnologues, pliilologues, historiens, géographes, économistes ou simples touristes, ont inondé les deux mondes de publications se rapportant plus ou moins à l'isthme américain, quelquefois sans y avoir jamais mis les pieds. Citons en passant parmi ces écrivains la plupart distingués : Albert, Alcedo, Alvarado, Arlach. Antenrieth, Ayccnena, Bannister, Belot, Bionne, Bidwell, Berendt, Boyle, de Bolmiliau, Brandin. Burney, Byam, Cabarru.s, Carmichael.Chapmann, Chaivurey. Ciiurehill. (Hoquet. Coohrane, Cockburn, CoUinson, Coutin, Dale, ileliiis. Balrymple, Benain, Buflot de Mofras,
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Dumarlroy, Dunlop, Dunn. Kaslon, Kisembach. Edwards, Eynia.Foole, Forsler, Francourl, Freiiel, Frantzîus, Friedricksthall, Frœbcl, Gage, Galiiido, Gavarrete, Gemeii, Giordan , Gireni, Griswold, Uale, Ilall, Haniiltoii, Herran, .Icrfreys, Juan. Latham, Lawrence, Liot, Luca, Mac- Queen, Mac-Culleii, Marcel, Marure, Mercer, Molina, Mollicn, Morelel, Murphy, Myonnet, Paez, Paredes, Pelletier, Phillips. Pitmann, de Paiva, Purdy. O'Leary, Oliver, Otis. Radiyuet, Ramircz, Reichardt, Saiiipcr, Sarapson, Sancho, Scarlett, Seemann, Smilh, Sloul, Suckau, Sullivan, Troliopp, Ulloa, del Valle, de Valtemare, Vigne, Wafer, Watts. Wells, Wood, etc. Encore plus que les précédents les savants cohnubiens Zea, Caldas, Mulis, Acosta, Mosquera, Groot, Uricoechea, MM. Triana, Torres Caicedo, Uribe et, dans d'autres pays, le célèbre Alexandre de llumboldt, le prince Louis-Napoléon Bonaparle, Micliel Chevalier, de Rosny, d'Eichthal, les docteurs Saffray, Peterniann, Moritz Wagner, les abbés Brasseur de Rourbourg, Domenecb, MM. André. Kclley. Leroy- Beaulieu,Lévy, Mano, Wiener, Malte-Brun, Peralta. lesèruditssi connus Cléments Markham, Alphonse Pinart, les amiraux Fitz-Roy, Davis et Ammen, ont surtout beaucoup contribué à répandre dans le public studieux les connaissances diverses relatives à cette belle région ou à ses alentours.
Les compilations cartographiques du colonel Codazzi. éditées sous la direction de MM. Ponce de Léon et Paz. par les soins du gouvernement colombien sont fort intéressantes. La partie descriptive est due à la plume de M. F. Ferez. Codazzi avait parcouru et mesuré, au moins barométriquement, une bonne partie de l'intérieur de la Colombie. Doué d'un grand flair géographique, il connaissait bien les documents incomplets restés à Bogota, el il savait interroger avec fruit les natifs. Malheureusement, Codazzi n'eut pas l'occasion, dans ses fréquents voyages, de venir personnellement sur les lieux pour cooi-donner avec son habileté habituelle les renseignements qu'il avait pu se procurer sur certaines portions de l'isthme.
Les travaux de compilation de l'amiral Davis, qui ont servi de base aux explorations onJonnées par les États-Unis, sont surtout remarquables par la iiellelé, la concision et la valeur des renseignements fournis, tous puisés aux sources les plus autorisées. On peut en dire
autant des publications plus récentes du savant diplomate colombien M. R. S. Pereira.
Dans cet ordre d'idées, il serait injuste d'oublier MM. Virlet d'Aoust, Sebillot, Âiriau, Pouchet, Sautereau et Anthoinc de Gogorza, malgré les projets souvent étranges ou baroques patronnés par eux. Le dernier, qui, ainsi que cela a été dit, avait du reste eu le mérite de provoquer deux reconnaissances faites, il y a quinze ans, par la Tuyra, n'a cessé depuis de faire beaucoup d'utile propagande en faveur d'un tracé à niveau par le Darien.
Les individus, peu nombreux à la vérité, qui combattent, par mesquine jalousie ou pour tout autre motif peu avouable, l'idée de rouverture d'un bosphore interocéanique et les hommes qui s'en occupent activement, sont loin de nuire au progrès de l'œuvre en butte à leurs sarcasmes. Leur polémique à un effet directement opposé à leurs intentions.
Ainsi donc un grand nombre de forces intellectuelles très diverses, servies par d'énergiques volontés, ont concouru à la réalisation prochaine d'une entreprise désirée depuis tantôt quatre siècles.
Heureux ceux qui, arrivés comme nous à l'heure propice, bénéficient des efforts accumulés par tant de générations et ont la gloire d'associer leurs noms plus étroitement que tous autres à l'exécution de celte œuvre grandiose, hardie et féconde.