THE THREE KINGS OF CHICKERAROO
A ship of several thousand tons, And mounting seventy something guns, Ploughed every year the Océan blue Discovering Kings and countries nv,\\.
The braviî Kear-Admiral Bailey Pip, Commanding that superior ship, IVrceivcd one day, bis glasses through.
The Kinffs Ibat c.'mie from Chickeraboo.
« Aux termes de Tartiele 5 du traité d'Amiens, de 1802, la Grande- Bretagne s'engageait à restituer toutes les possessions espagnoles
occupées ou conquises par les troupes britanniques. Belize n'a pas été rendu, parce que ce n'était pas une conquête, mais un établissement autorisé par des concessions espagnoles et sous la souveraineté espagnole. La comparaison avec les îles Falkland ne semble pas convain-
« Dear eyos, » said Admirai Pip, « I see a Tliree flourisliin^ islands on our lee ; c And, bless me ! most oxtraordinary tliing ! « On every island stands a King!
« Come, lower Ihe Admiral's gi^ » lie cried.
(f And over the dancing waves I' 11 glide,
« Thaï low obeisance I mav do
« To Ihose tliree Kings of Chickeraboo. »
The Admirai piilled to the islands Ihree, The Kings saliiled him graciouslee ; The Admirai, pleasçd at his welcome warm.
Pulled out his printed alliance form.
c Your Majesty, sign me this, I pray, « I come in a friendly kind of way— « I come, if you please, with Ihe best intents « And Queen Yictoria's compliments. •
The great Kear- Admirai Bailey Pip Embarked on board his joUy big ship; Blue Peler hew from his lofly fore And off he sailed for his native sliore.
Admirai Pip directly went To the Lord at the head of the government, Who made him, by a stroke of a quill, Baron de Pippe, of Pippetooville.
Ambassador, yes, and attachés, too, Are going to sa il for Chickeraboo ; And see, on the good ship's crowded deck, A Bishop who is going ont there on a spec*.
And let us hope that blissful things Will come of alliance with darkey Kings.
Oh, may we never, whatevor we do, Déclare a war with Chickeraboo.
On poul affirmer que le satirique auteur do cette simple ballade y fait connaître davantage respril de la diplomatie anglaise depuis deux siècles, que tous les volumes sur la matière à la portée du public. La traduction enlèverait la plus grande partie de sa saveur à celle pièce originale commentée à nouveau et confirmée deivchef dans les différentes régions du globe par les derniers événements que tout le monde a encore présents h la mémoire.
cante, car ces îles furent cédées par la France à l'Espagne en 1765. L'Espagne les a, à son tour, cédées d'une façon absolue à la Grande- Bretagne en 1771, mais elle n'en a abandonné la possession qu'en 1820. Buenos-Ayres occupait ces îles comme pénitencier et les colonisa plus tard en 1831. A la suite d'une difficulté survenue entre les colons et des navires américains faisant la chasse des phoques, le navire de guerre des États-Unis Lexiton dispersa l'établissement et transporta ses colons à Buenos-Ayres, et ce n'est qu'en 1835 que la Grande-Bretagne mit en avant ses prétentions en s'appuyant sur la cession de 1771.
« Pour Belize cependant, il n'y a pas eu de cession. Si la souveraineté de l'Espagne a été détruite par la conquête de 1798, elle a été rétablie par le traité d'Amiens en 1802, et bien que, après ce traité et pendant l'occupation de Bonaparte, les hostilités se soient renouvelées, le traité de 1805 stipulait que la paix devait régner entre l'Espagne et la Grande-Bretagne et aussi une annulation complète de toutes les hostilités commises pendant la dernière guerre. Depuis la conclusion de ce traité, l'Espagne et la Grande-Bretagne ont vécu en paix, et on ne peut admettre que lord Granville cherche à prouver qu'une possession légale puisse résulter plus tard pour la Grande-Bretagne de la violation de ce traité en temps de paix. On ne connaît de conquête d'aucune partie du Honduras depuis 1802; mais s'il y en a eu, cet acte de conquête ne pourrait s'accorder avec l'arrangement réciproque de 1809, de rétablir le statu quo ante betlum.
€ D'un autre côté, on sait que les établissements de Belize ont été créés grâce à certaines concessions limitées accordées par l'Espagne, et qu'ils étaient soumis à sa souveraineté, et que longtemps après le traité de 1809 l'occupation n'était considérée généralement que comme un établissement et fut appelé ainsi par lord Clarendon jusqu'en 1854, dans une note à M. Buchanan; il resta dans cette condition jusqu'au 12 mai 1862, époque à laquelle une commission royale Térigca en colonie complète, cl la fit dépendre du gouvernement de la Jamaïque.
« Si la Grande-Bretagne a changé « rétablissement » entretenu pour des coupes de bois de Campèche et d'acajou en une colonie britannique
organist^e, — el cela csl admis, — on si ccl établissement a rmjiii'-tL'Siir les limites du IciTiloireoccupiî par les colons on 1850, — et les rapports (iu Guatemala et du Mexique indiquent que c'est en effet le cas, — cet acte est contraire au trailii Clayton-Iîuhver, et constitue une violalion de l'une de ses clauses les plus importantes. La pauvreté de cette partie de l'argumentation de lord Granville ressort de ce qu'il prétend que le gouvernement des Élats-lînis, par une convention postale, a admis la position prise par la firaiide-ltretagne. On ne peut considérer une convention postale négociée en ISfiO comme impliquant la reconnaissance de la situation politique du district de Belize. C'est une interprétation forcée de cette convention que de prétendre qu'elle constitue un empêchement de son propre fait au sujet d'une question qui n'était dans la pensée d'aucune des deux |>arlies signataires de la convention, et que les mômes parties essayaient de conclure d'une façon satisfaisante, par d'autres voies toutes différentes; et d'ailleiii-s le département des postes n'a aucune action polilique quand il traite avec les départements analogues d'autres gouvernements.
« Si, cependant, les États-Unis avaient accepté la convoreion de Belize en une co'(uiic par le gouvernement de Sa Majesté en violation du traité, cela ne constituerait en aucune façon une reconnaissance que le traité fût toujours en vigueur pour les États-Unis, quaiul il a été ainsi violé.
« Donc, convaincu que les arguments présentés jusqu'ici par les Etals-l'nis demeurent intacts, le Pi'ésidenl s'en tient aux opinions cx|iosées dans les instructions du 8 mai 1S82. »
M. Freiitighuysen termina son plaidoyer pour l'abrogation d'une partie au moins du traité de 1850 en affirmant son désir siticère d'arriver à un ariangement amical de la question.
Lord Granville répondit summairenieiit le 17 août 1885 à la note précédente en s'étonnant de l'insistance des États-Unis à vouloir prouver que l'arrangeraeiil pris avec le Honduras l'avait été en violation du traité Clayton-ltuhver, puisque le président Ituchauan s'en était déclaré nfliciellement satisfait en 186U.
Les tristes événements survenus en Egypte, en détounianl l'attention du Uoyaumi'-Uni. ont sans doute empêché cette puissance de
reprendre la discussion avec plus de détails et d'accentuer sa manière de voir. Il est juste de reconnaître, du reste, que, malgré la justesse de la plupart des arguments mis en avant avec beaucoup d'habileté par la chancellerie britannique, les prétentions exorbitantes, la mauvaise foi insigne et l'avidité impudente affichées par une grande partie du public anglais à propos du canal de Suez créent des précédents de nature à excuser presque les impatiences malsaines de certains Yankees et pouvant peut-être, quoique de fort mauvais aloi, servir de point d'appui aux réclamations futures du secrétaire d'État Bayard, le chef du ministère du nouveau président M. Cleveland.
Déjà le président Arthur, dans son dernier message, àlaveilledequitter le pouvoir,a recommandé auCongrèsde ratifier le traitésigné à Washington, le 1" décembre 1884, entre M. Frelinghuysen et M. Zavala, ancien président du Nicaragua et représentant de cette république pour l'exécution d'un canal interocéanique. Cette convention, par laquelle le Nicaragua devait recevoir près de 21 millions de francs en échange de tous ses droits et de l'abandon d'une bande de terre large de plus de 4 kilomètres tout le long du canal, du rio San Juan et du Grand lac, mettait à la charge exclusive des États-Unis les frais de construction du canal projeté et lui garantissait les deux tiers des avantages à en retirer. Des protestations fort vives, appuyées sur le traité Clayton-Bulwer, s'élevèrent en Angleterre contre cette convention qui fut jugée, aux États-Unis même, comme un /ofc, une tentative suprême pour obtenir du Congrès des sommes importantes pour les travaux préliminaires, mais qui auraient été destinées, en réalité, à satisfaire des besoins peu avouables ou à favoriser des spéculations de terrains éhontées. On affirmait, en outre, que le président Arthur n'avait consenti à patronner cette affaire si louche que pour jeter des bâtons dans les roues de l'administration qui allait lui succéder. Le Costa-Rica, de son côté, protesta de la manière la plus explicite contre l'oubli qui était fait de ses droits par le Nicaragua contrairement aux dispositions des traités Mora-Marlinez de 1858 et Castro-Navas de 1884, en ne le faisant pas participer aux débats, en négligeant même de le nommer et de réserver ses droits comme riverain intéressé. Le Sénat des États-Unis, se rendant compte des raisons cachées et véreuses qui avaient motivé la
HlSTOBiOUE ItES NÉGOCIATIONS, nèf^ocialioii ilu (.■outrât Frcliiighuyseii-Zavala îiiiisi qiifi ilii liieii fniuli'des proteslatioiis anglaises et costa-riciennes, refusa, au mois de janvier 188Î), la ratification de celle convention. Cette épée de Damoclès, suspendue au-dessus de la Compaf,mie du canal de Panama, est donc encore une fois remisée, mais si, dans l'avenir, certains politiciens des États-Unis finissaient par avoir la majorité et cntrainaîenl leur pays à demander péremploirenient, (jneiques inconvénients qu'il en pût découler, l'abrogation pure et simple du traité Clavton-Duhver en passant outre aux stipulations lus pins formelles, ils risfjucraîenl beaucoup, car, eu effet, dans l'élat de leurs forces navales, si la Grande- Bretagne n'est pas trop absorbée ailleurs, si l'espèce de réveil qui se manifeste pour la politique extérieure en France depuis l'expédition de Tunisie ne sombre pas dans la multiplicité et la concordance fâcheuse des aventures coloniales poursuivies au Tonkin, à Madagascar et au Congo, les deux plus puissantes flottes du monde auront facilement raison des Ëtats-Unis sur une question essentiellenient maritime. Au surplus, chaque année qui s'écoule rend de moins en moins probable une intervention qui n'a pas de raison d'élre. Les travaux de Panama se poursuivent, lentement il est vrai et en gaspillant inutilement, faute de savoir-faire el de prévision, beaucoup d'argent, mais enfin ils avancent et. gnk'e à la facilité merveilleuse qu'a eue jusqu'à présent M. Ferdinand de Lesseps jiour faire sortir l'argent de la poche de ses concitoyens fanatisés par le succès de Suez, ils finiront par s'achever avant que les projets par le Nicaragua soient hors des langes qui les envelopperont longtemps encore. Loi-s de l'ouverture du canal interocéanique, si les marines de France et d'Arigielerre, occupées à d'autres exploits, ne pouvaient garantir le bon droit colombien contre l'cnvahissemeut des Etats-Unis, il en résulterait bien un grand malheur pour l'inlluence politique anglaise et française dans lenumde, la prépondérance réelle passerait sans doute entre les mains de ceux qui détiendraient en maître la clef de ce détroit artificiel, mais au point de vue humanitaire, pour les transactions commerciales, même pour les possesseurs en titre du canal, il ne saurait en découler aucun dommage appréciable autre que ta diminution indiquée de la part légitime d'intluence due aux grandes puissances maritimes européennes et cnnAtt-
tuant pour l'équilibre général un utile contrepoids à la trop grande expansion de rAmérique anglo-saxonne.
Sans crainte, par conséquent, devant l'étranger relativement aux intérêts matériels, notre patriotisme doit néanmoins faire des vœux ardents et sincères pour le triomphe définitif des principes vraiment libéraux stipulés dans mon contrat de concession avec le gouvernement colombien. Fasse donc le ciel que lorsque les forces humaines auront brisé la vieille et colossale barrière qui sépare encore les deux mers, on puisse voir leurs eaux soumises et dociles porter sans restriction ni entraves les flottes de toutes les nations à la conquête bienfaisante d'Eldorados presque inaccessibles aujourd'hui et conséquemment ignorés. Un courant ininterrompu de transactions productives, véritable Pactole moderne, entourera alors notre globe transformé, faisant circuler partout la civilisation et la richesse. Le canal de Panama sera le vrai corollaire, l'utile complément du Bosphore de Suez, et le dix-neuvième siècle en achevant sa carrière jettera avec orgueil aux générations futures les noms de ceux dont la hardiesse réfléchie aura contribué à la réalisation de ces deux œuvres éternellement grandioses et fécondes pour tous, quoi qu'en disent des détracteurs intéressés ou à courte^ vue auxquels la bonne foi, l'impartialité ou le sens élevé des choses paraissent faire complètement défaut.