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POUR LA FOURNITURE DES TROIS PHARES EN FER

Les conditions principales du marché passé avec les constructeurs étaient les suivantes :

Article premier. — Chaque phare comprendrait la tour, les logements des gardiens, l'appareil d'éclairage et ses accessoires.

Art. 2. — Les phares seraient construits aux emplacements fixés sur les lieux par les ingénieurs de la Compagnie.

Art. 3. — L'édifice du phare se composerait d'une tour centrale appuyée par trois arcs-boutants reliés avec elle, chacun, par trois entretoises, le tout en tôle de fer. La tour centrale serait surmontée

4. Postérieurement, la lanterne vitrée a été entouréed'un grillage métallique pour la préserver du choc des gros oiseaux.

PHARES DE ROSETTE, BURLOS ET DAWIETTE 287

d'une chambre circulaire supportant la lanterne de Tappareil d'éclairage ainsi que la galerie qui l'entoure. L'escalier serait renfermé dans la tour et assemblé avec elle de manière à contribuer à sa solidité.

La tour centrale et les arcs-boutants seraient reliés solidement aux fondations au moyen de sabots en fonte.

Art. 4. — Les dimensions principales étaient réglées comme suit :

Hauteur de la plate-forme au-dessus du sol 48"* »

Diamètre extérieur de la tour centrale 1 80

— — des arcs-boutants 0"',606 et 586

Distances d'axe en axe du pied des arcs-boutants à

la tour centrale 9 »

Pas de l'escalier 2 811

Hauteur des marches 187

Art. 5. — Les échantillons des matériaux seraient, de leur côté, les suivants :

Tour centrale : Première virole tôle de 15 millimètres

Les 14 viroles suivantes — 10 —

Marches en tôle striée de l'escalier — 8 —

Contre-marches — 6 —

Boulons de fondation fer rond de 60 —

Semelle en fonte épaisseur de 30 à 40 -^

Arcs-boutants et entretoises tôle de 10 —

Semelles en fonte des arcs-boutants . épaisseur 30, 40 et 60 — .

Art. 9. — Les fondations seraient exécutées au moyen de béton composé de 1 mètre cube de sable pour 333 kilogrammes de chaux du Theil en poudra sèche. Elles comporteraient un cube total de 228 mètres et étaient supposées devoir être exécutées sans épuisement.

Si, en cours d'exécution, ces dispositions étaient reconnues insuffisantes par suite de la nature du terrain, les travaux supplémentaires seraient remboursés à part aux constructeurs, sur mémoire, avec un quantum de 15 0/0 pour faux-frais et bénéfices ^

Art. 10. — Les logements et magasins comprendraient savoir : une chambre de 5 mètres sur 5 mètres intérieurement; quatre pièces auxiliaires et chambres pour gardiens et une cuisine, de 4 mètres sur t) mètres; un petit magasin de 4 mètres sur 5 mètres et un grand magasin de 13 mètres sur 5 mètres.

Ces logements seraient distribués en deux bâtiments laissant entre eux une cour fermée par un mur en maçonnerie.

Art. 11. — Les bâtiments seraient construits en briques cuites ou en pierre.

Art. 12. — Les caractères de l'appareil d'éclairage de chacun des trois phares seraient désignés par la Compagnie dans un délai de quinze jours.

1. Le second paragraphe de l'article 9 n'a pas eu à être appliqué.

288 ÉCLAIRAGE DE LA CÔTE MÉDITERRANÉENNE d'ÉGYPTE

Art. 13. — Les appareils d'éclairage proviendraient des ateliers d'un constructeur agréé par la Compagnie.

Art. 14. — Un devis des appareils et une nomenclature des accessoires et rechanges seraient fournis le plus tôt possible par les constructeurs et annexés au marché.

Art. 17 et 18. — Les phares devraient être livrés, prêts à entrer en service, dans un délai de neuf mois.

Il serait alors procédé à leur réception provisoire.

Art. 19 et 20. — Les constructeurs seraient responsables de la bonne construction et du bon fonctionnement du phare pendant une durée de 6 mois à partir de la livraison.

A l'expiration de ce délai la réception définitive serait prononcée, s'il y a lieu.

Art. 22. — Les prix de chacun des phares étaient ainsi fixés :

FraDCs

Pour les phares à feu fixe 245.000

Pour les phares à feu tournant 255 .000 *

Les trois phares, qui auraient dû être livrés le 18 novembre 1869, n'ont ét4 terminés, respectivement, qu'aux dates suivantes :

Phare de Damiette le 4 mars 1810 ;

— de Burlos le 26 avril — ;

— de Rosette le 29 — — .

La réception provisoire en fut prononcée le 16 mai suivant. Le procès-verbal de réception constatait que les trois phares avaient été allumés dans la nuit du 1*'' au 2 dudit mois.

"La réception définitive des deux phares de Rosette et de Damiette fut prononcée, à son tour, le 10 novembre 1870. Quelques travaux qui restaient à terminer au phare de Burlos en avaient fait ajourner provisoirement la réception définitive qui n'eut lieu que le 1®' mars 1871. Enfin, la remise des trois phares au Gouvernement égyptien fut ■constatée par des procès- verbaux en date du 14 mars 1871, lesquels

1. En conformité de Tarticle 12 du marché, la Compagnie, dès le 20 mars 1869, avait fait connaître aux constructeurs les caractères définitivement adoptés pour les feux de chacun des trois phares, et qui étaient les suivants :

A Rosette, un feu de second ordre à éclats alternativement rouges et bla,ncs à des intervalles de 10 secondes (on a vu, parla note 1 de la page 278, que les intervalles ont été, un certain temps après Tallamage, réduits à 5 secondes);

A Burlos, un feu fixe de premier ordre ;

A Damiette, un feu fixe de second ordre à éclipses de minute en minute.

Les deux phares à éclipses de Rosette et de Damiette n*étant que de second ordre, alors que le prix de 255.000 francs pour les « phares h feu tournant » impliquait des feux de premier ordre, il fut convenu d un commun accord entre la Compagnie et les constructeurs que le prix ci-dessus serait réduit à 246.750 francs.

PHARE d'aLEXANDRIE 289

mentionnaient que le service de ces phares serait fait, à partir de ladite date et à Tavenir, parles soins du Gouvernement qui en libérait entièrement et absolument la Compagnie, celle-ci étant déchargée désormais de toute responsabilité envers le Gouvernement comme envers les tiers à raison de l'entretien et de l'éclairage des trois phares.

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