PORT-SAÏD, SUR LA MÉDITERRANÉE I
qu'il a été expliqué a l'occasion du tracé, la Comivait choisi, pour l'emplacement du port d'entrée du r la Méditerranée, un point de la côte situé à 28 kB ,â t de l'emplacement de Péluse adopté dans l'avant-
Dttcriplion du golfe de Péluse
{Eitralt du rapport de la Comminlon internationale)
de Péluse s'étend de la pointe de Damiette, a l'ouest, au cap 'Est. Il a 15 milles de longueur sur lt milles de profondeur, et il
i N. N, E. Il peut être divisé en deux baies secondaires séparées rtie un peu convexe qui avance dans la mer; la baie de l'Est est luse proprement dite; la baie île l'Ouest est celle de Dibeh. it le golfe, la plage est formée de sable fin sans aucune partie Elle se compose d'un étroit cordon littoral ou Lido, de 100 fc de large environ, et qui n'a pas généralement plus de 1",50 de -dessus de la basse mer. Malgré son faible relier, le Lido n'est pas les vagues dans les temps ordinaires, parce que, dans ces parages, aux abords du rivage, par suite de la faible déclivité de la partie : qui s'étend sous la mer, atteignent tout au plus, même dans les , 2 mètres de hauteur. Lu sable pur de la plage se prolonge sous la ucun mélange, jusqu'aux profondeurs de 8 à 9 métrés. Ce n'est qu'an mmence la vase, et il faut aller jusqu'à 10 mètres pour trouver la qui s'étend ensuite indéfiniment dans les grands Tonds de la Médite de Damiette s'atterrit, tandis que le cap Casius présente des entes d'érosion. La parlie saillante du rivage entre les baies de : Pfluse éprouve des érosions analogues; le cordon littoral est sur :s étroit, et il repose sur un dépôt du limon du Nil formé jadis dans ;aleh, ce qui prouverait qu'il a reculé. Quant au rivage de Péluse, nement pas varié sensiblement depuis vingt siècles; les ruines de t aujourd'hui à la même distance de la mer qu'au temps de Stradépflts limoneui du lac Menialeh, desséchés sur ce point, n'en sont ; par un mince cordon de sable dont la largeur n'a pu s'accroître puisqu'elle ne dépasse pas 100 ù 150 mètres. Le rivage du golfe de
projet, et qui, d'après la nouvelle carte hydrographique dressée par M. Larousse, formait une espèce de cap entre le fond du golfe et la pointe de Damiette, et où le fond de la mer à partir de la plage présentait la plus grande déclivité. À ce point de la côte, la ligne des fonds de 8 mètres se trouvait à 2.300 mètres seulement de distance de la plage, et les
Péluse n'a donc pas sensiblement varié de forme et de position depuis les temps historiques. Les atterrisse ment» et les érosions qu'il éprouve sur quelques points sont dus à des causes locales dont l'effet séculaire est à peu près nul. Le cordon littoral qui le borde de Damiette au cap Gasius peut être considéré dans son ensemble comme immuable.
Les vents sont très réguliers sur la côte d'Egypte. Les vents d'O. N. 0. soufflent les deux tiers de Tannée, et ils dominent principalement en hiver ; ce sont ces vents qui amènent les tempêtes, d'ailleurs fort rares dans ces parages. Les vents de N. N. E. sont beaucoup moins fréquents et moins violents ; cependant ils sont presque aussi redoutés dans le golfe de Péluse, parce qu'ils le battent en plein. Les vents d'Est sont rares et toujours faibles. Quant aux vents de Sud, ils sont rarement violents, et comme ce sont des vents de terre, ils ne sont pas dangereux. Dans les beaux temps, et principalement en été, les brises solaires s'établissent dans le golfe ; elles soufflent Sud-Est et Nord-Est ou Sud- Ouest et Nord-Ouest, selon que le vent régnant tient de l'Est ou de l'Ouest. La permanence de ces brises alternatives de terre et de mer, qui soufflent du Nord pendant le jour et du Sud pendant la nuit, faciliterait les mouvements d'entrée et de sortie du Canal.
Les courants dans le golfe de Péluse n'ont qu'une faible intensité. Ils varient avec le vent et la houle. Quand la mer est calme et le vent très faible* le courant suit la direction de l'E. N. E. à l'O. S. 0. ; sa vitesse est de 2 milles par jour environ. Au 1 Nord du golfe, il existe un autre courant plus sensible, d'après ce qu'on peut inférer de la route que doivent suivre les bâtiments qui se rendent d'Alexandrie sur les côtes de Syrie, et que la dérive porte au Sud, même quand il n'y a pas de vent du large. Le courant généra 1 de la Méditerranée, qui longe les côtes de gauche à droite en regardant la mer, n'entre pas dans le golfe de Péluse ; il est dévié au large par le gisement de la côte vers Alexandrie et par les eaux douces qui sortent du Nil; il n'est sensible que près des caps avancés, où sa vitesse par seconde est de 2 à 4 décimètres au plus. Ainsi il n'y a dans le golfe de Péluse, quand le temps est beau , que des courants très faibles essentiellement irréguliers. Us sont produits , soit par les remous du courant général qui passe au large, soit par le vent régnant, soit par les eaux douces qui sortent du lac Menzaleh. Quand la mer est grosse, et qu'elle est soulevée par les vents forts et persistants de la partie Nord, le courant porte toujours en côte à l'entrée du golfe. Il y accumule des masses d'eau, qui s'écoulent le long de la plage dans la direction du vent régnant. Ce courant littoral accidentel, qui charrie les sables que la vague a détachés du fond, porte donc tantôt à l'Ouest, et tantôt à l'Est, selon le vent, et par conséquent le plus souvent à l'Est.
Toute la partie Ouest du golfe de Péluse offre aux bâtiments un mouillage parfaitement sûr; ils y sont abrités par la pointe de Damiette contre les venLs dominants du Nord-Ouest, et ils y trouvent un fond dont la tenue est partout excellente.
Le niveau moyen habituel de la Méditerranée dans le golfe de Péluse est à
TRAVAUX DE PUEM1EII ÉTABLISSEMENT t PROJETS
nds de 10 mètres à une distance d'environ 8.530 mètres'; ndis que, dans la baie de Péluse, il fallait s'avancer isqu'à 7.500 mètres en mer pour trouver les fonds î 8 mètres. C'était là aussi que les atterrisse ni en ts étaient moins a craindre, comme le prouvaient des traces évi- ;ntes d'érosions sur la saillie de la plage. Là, également, on seulement la côte était plus accore et plus avancée au irge, mais encore, par suite de la saillie de la pointe de amiette, elle était moins exposée aux vents dominants ne dans la baie de Péluse. Si l'on eût reporté le port plus î Nord-Ouest, dans la baie de Dibeh, sous la pointe de amiette, les bâtiments n'auraient pu se relever par un vent î Nord-Est, et l'on eût, en outre, allongé encore le parcours il canal ; dans l'emplacement choisi, au contraire, l'apareillage serait facile par tous les vents, et un bâtiment
',68 au-de»sous du niveau moyen habituel de la mer Rouge. (De nouveau» vellementi ont fait voir plus tard que ' cette donnée n'était pas tout à fait acte). Ce niveau moyen s'élève de 0-.34 par une tempête de la partie Nord, s'abaisse de u-,32 par une tempête de la partie Sud. La marée monte et iscend, au maximum de 0",Î2 ; et, en moyenne, de 0*,09 dans les quadraires, et de 0-,) 8 dans les Syiygies. »
(Voir plus loin, dans une note insérée au chapitre concernant les modificaons apportées en 1859 par le Conseil supérieur des travaux au projet de la immission Internationale, les résultats de nouvelles observations hydrograliques faites pendant ladite année 1859.)
i. D'après la carie du golfe de Péluse figurant dans l'album de dessins inexé au rapport de la Commission Internationale, les distances des lignes ■s différents fonds à la terre se trouvaient Aire les suivantes :
DiMuum Fonds de 4 mètres-.. 500 mètres.