IV **! V I
.d'eaux d'étiage par le canal principal. Nous donnerons ici quelques détails sur l'origine de ce canal :
Anciennement, pendant les inondations, l'Ouady-Toumilat était entièrement couverte d'eau qui y arrivait en grande quantité par les canaux venant de la partie supérieure de la province de Cherkieh et par ceux de la province de Calioubieh. Lorsqu'il était nécessaire de faire écouler cette eau pour cultiver les terres, on ouvrait, à l'Est de Ras-el-Ouady, une digue qui la retenait, et, par cette ouverture, l'eau s'écoulait en grande partie dans les bas-fonds de la portion extrême de la vallée, notamment dans le lac Maxamah et jusque dans le lac Timsah 1 . Dans certains bas-fonds de la vallée, pourtant, l'eau formait des marais dont l'assèchement n'aurait pu être obtenu qu'au moyen de canaux d'écoulement coûteux. Méhémet-Ali, désirant faire jouir cette petite province de tous les avantages que sa position pouvait lui procurer, voulut qu'elle fût arrosée, non plus par suite d'une inondation nuisible, mais bien par des moyens offrant toute sécurité et pouvant procurer l'irrigation, non seulement pendant les crues du Nil, mais encore pendant les étiages. Dans ce but, il fit construire des digues pour empêcher les eaux d'écoulement de la province de Cherkieh d'arriver dans l'Ouady sans nécessité et, ensuite, pour les faire écouler par de nouveaux canaux dans le lac Menzaleh ; en même temps, il fit creuser un canal ayant sa prise d'eau, à Zagazig, sur le Bahr-Moèze (ancienne branche Tanitique) et construire en aval de cette prise d'eau, sur le Bahr-Moèze même, un barrage. Le Bahr-Moèze avait à cette époque de l'eau en abondance toute Tannée ; en fermant le barrage, on élevait ses eaux et l'on pouvait ainsi les faire entrer dans le nouveau canal, qui fut appelé Canal de l'Ouady. Ce nouveau canal utilisait en partie les anciens canaux.
A partir du moment où, comme il est expliqué précédemment, le canal de l'Ouady a cessé complètement d'être alimenté d'eaux d'étiage parle Bahr-Moëze, et même pendant les périodes antérieures où il n'a pas été suffisamment alimenté, il a été pourvu à cette alimentation, plus ou moins régulièrement, par les eaux du Bessoussieh et du Cherkaouieh. Le canal de l'Ouady n'a donc pas cessé d'être un canal Séfi.
Description de l'avant- projet