‹ Le canal de Suez (volume 3)Chapitre 51 sur 141 · I. — Tracé · texte numérisé non relu

I. — Tracé

(PLAKCHB8 XI BT XIl)

Nous avons rappelé ci-dessus, avec les considérations à l'appui basées sur les dimensions d'alors des plus grands navires du commerce, les décisions successivement prises, en premier lieu par la Commission internationale adoptant pour le Canal la profondeur de 8 mètres et une largeur de 80 mètres à la ligne d'eau, plus tard par le Conseil supérieur des travaux conservant la profondeur de 8 mètres mais réduisant à 58 mètres la largeur à la ligne d'eau.

Nous avons maintenant, en ce qui est du tracé môme du Canal, à rappeler tout d'abord que la Commission internationale avait décidé d'adopter le tracé de l'avant-projet des ingénieurs du Vice- Roi, « tracé dont la direction générale se justifiait par la configuration naturelle des lieux et où, dans l'intérêt de la navigation, on avait évité autant que possible les sinuosités et où n'avaient été admises que des courbes à grand rayon»; mais, en même temps, et avant d'entrer dans les détails du tracé d'exécution finalement adopté par le Conseil supérieur des travaux, nous devons faire remarquer d'une manière générale que les vues mentionnées précédemment concernant les dimensions des navires auxquels le Canal aurait à livrer passage, telles (jjue ces vues avaient cours au moment des études définitives

le navire en fer Persia (ligne Cunard) construit en 1856, d'un tonnage de 3.300 tonneaux, d'une force de 900 chevaux et ayant les dimensions suivantes : longueur, 114",92 ; largeur, 13-,77 ;

5* En 1857, le mouvement maritime anglais passant par le cap de Bonne- Espérance avait été de 2.620 navires, avec un tonnage total (jauge légale) de 1.875.000 tonneaux, ce qui correspondait à un tonnage moyen d'environ 700 tonneaux par navire ;

Au tonnage total ci-dessus, il y avait d'ailleurs lieu d'ajouter environ 200.000 tonneaux pour le trafic des grands steamers faisant le service entre Suez et l'Extrême-Orient ;

6 # D'après le Premier répertoire général du Bureau € Veritas », publié le !•» mai 1870, le nombre total des navires à vapeur de la marine marchande

Conseil, loi les même, d'ailleurs, qu'elles avaient déjà été nises par la Commission internationale, permettent de ïpliquer comment, nonobstant les considérations qui lient dicté la décision de la Commission, le Conseil lérieur des travaux n'a cru pouvoir finalement, sous la ssion de circonstances qui vont être expliquées ci-après, >pter pour l'exécution un tracé ne remplissant que très

tte époque, c'est-à-dire au moment de l'ouverture du Canal à la navigation, t de 4. 07!.

îr ce nombre, il n v avait que 218 navires d'un tonnage supérieur à tonneaux.

:» îtB navires se subdivisaient d'ailleurs conformément aux indications du eau ci-dessous :

Page 1