‹ Le canal de Suez (volume 5)Chapitre 2 sur 58 · FAUX BRDITS DE PROJETS DE VENTE DC CANAL · texte numérisé non relu

FAUX BRDITS DE PROJETS DE VENTE DC CANAL

Il m'est très facile de répondre à ces demandes en vous communiquant une note remise au Ministre des Affaires Étrangères dltalie le 7 novembre dernier.

Voici cette note :

« J*ayais particulièrement envoyé au khédive d'Egypte un projet de « note au sujet de la question du rachat du canal de Suez mise en «c avant dans une séance du Parlement italien.

«< La Compagnie universelle concessionnaire ne provoque point ce u rachat, mais elle est disposée, dans l'intérêt du commerce général et « de ses actionnaires, à examiner les propositions qui lui seraient faites « par les Puissances intéressées, dans le cas où ces Puissances établi- « raient entre elles un accord pour lequel le Gouvernement Italien « s'est montré disposé à prendre l'initiative.

« Le khédive d'Egypte, tout en regardant une solution comme fort « difficile à obtenir, et sans toutefois se prononcer d'une manière abso- « lue, m'a répondu qu'il y avait lieu de commencer par s'adresser au " grand- vizir.

» Il appartient au Gouvernement Italien de juger la suite qu'il lui con- << viendra de donner à ses premières ouvertures. »

On voit par ce document que la Compagnie ne fait de proposition à personne.- Quant à ces offres, si plus tard elles lui sont faites par les Puissances qui se seraient mises d'accord, elles seront soumises en Assemblée générale aux actionnaires, maîtres exclusifs de leur propriété dont l'immense valeur augmente tous les jours.

Sur le môme sujet, on trouve dans le rapport du Président à l'Assemblée générale des actionnaires du 12 mars 1872 le paragraphe suivant :

Quelques mots, en terminant l'exposé de la situation générale, sur un prétendu projet de vente du canal :

Malgré les déclarations publiées à diverses reprises par votre Président à ce sujet, on a persisté, bien gratuitement, à attribuer à voire Conseil d'administration la pensée de négocier à vil prix l'aliénation du canal. Nous avons dit seulement que des Gouvernements avaient eu l'idée de chercher à se mettre d'accord pour nous faire des propositions et que, si ces propositions nous étaient faites, nous les soumettrions aux actionnaires, propriétaires exclusifs du canal.

Enfin, par une dernière circulaire du 20 avril 1872 adressée aux correspondants de la Compagnie, le Président rassura de nouveau les actionnaires à propos des bruits persistants de rachat du canal dans les ternies suivants :

6 PREMIÈRES ANNÉES D 'EXPLOITATION (l870 A 4874)

Parmi les bruits erroDés de toute nature que Ton répand sans cesse sur rœuvre du canal de Suez, il en est un qui semblait avoir disparu à la suite des nombreuses déclarations faites par la Compagnie : c'est le prétendu projet de vente du canal que Ton continue à attribuer avec persistance au Président et au Conseil d'administration.

Dans une lettre circulaire adressée aux correspondants de la Compagnie le 22 décembre dernier, le Président énonçait les deux faits suivants :

i^ Que la Compagnie n'a fait de proposition à personne ;

2^ Que si, plus tard, des ofTres lui étaient faites par les Puissances qui se seraient mises d'accord, il appartiendrait aux actionnaires, réunis en Assemblée générale, d'adopter telle décision qui leur conviendrait.

Rien, depuis lors, n est venu modifier cette situation.

J'ai cru devoir, en vous fournissant ces éclaircissements, vous mettre à même de faire connaître la vérité aux actionnaires qui se seraient émus de cette nouvelle édition d'un projet de vente du canal.

La progression rapidement croissante des recettes à partir de cette époque, une prospérité qui semblait dès lors parfaitement assurée, enleva naturellement désormais aux adversaires de la Compagnie tout prétexte de parler encore de prétendus projets de vente du canal.

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