NATURE DU CHARGEMENT
Matériel
et
tpproTisioa'*
Tonoeaux
Matériaux du Mex
Toaneaux
Briques
de Damielte
Milliers
Le mouvement total de la rade, pendant Tannée 1863, a été de 339 navires jaugeant ensemble 62.995 tonneaux.
Accidents de rade. — Une tempête du nord-ouest régna sur la rade les 15 et 16 décembre amenant la perte de deux navires dans les circonstances suivantes :
ANiNÉE 1863-1864 307
Une goélette de 25 tonneaux appartenant à la Compagnie, venant de Damiette, chargée de briques, était mouillée au large, par 8 mètres de fond. Le tangage fît casser ses écubiers trop faibles, et Tenu pénétra dans la cale; pour ne pas sombrer sur rade, l'équipante, d'un commun accord, fila la chaîne, hissa le foc, et le navire alla s'échouera la côte, à 3 kilomètres dans l'est du port.
Un navire grec, de 154 tonneaux, chargé de blocs du Mex. était mouillé derrière l'Ilot. A la suite d'un coup de vent survenu pendant la nuit du 14, l'équipage, croyant bien faire, largua les amarres de derrière, de sorte que le navire, rappelant sur son ancre, se trouvait en travers et exposé à tous les brisants de l'Ilot; il mouilla une seconde ancre et resta toute la journée du 15 dans cette position. La nuit, le vent rt'doubla, les chaînes cassèrent, et le navire fut jeté à la côte à 9 kilomètres dans l'est du port.
TRANSPORTS A l'iNTÉRIEUR
La rigole maritime avait été terminée jusqu'au lac Timsah et mise en eau le 18 novembre 1862, en sorte que les transports purent se faire désormais sur la rigole même jusqu'à son extrémité, c'est-à-dire depuis Port-Saïd jusqu'au lac. Il y avait un grand intérêt, au point de vue des relations de toute la région nord du canal maritime avec le Delta, à mettre la rigole maritime le plus tôt possible en communication avec le canal d'eau douce. Or, cette communication ne pouvait avoir lieu par le lac même dont le remplissage ne (levait avoir lieu que plus tard. On commença, pendnnt le second semestre de 1863. la construction sur le bord du lac d'un canal, dit de communication, d'environ 2.500 mètres de longueur, mais qui ne fut prolongé jusqu'à l'écluse d'aval du canal d'eau douce, et par conséquent ne commença à fonctionner qu'à partir du mois de juin de l'année suivante.
Par suite de l'achèvement de la rigole maritime en novembre 1862 et de l'avancement progressif de la dérivation de Suez du canal d'eau douce, commencée immédiatement après l'achèvement de la rigole maritime, et qui fut terminée à la fin de 1863, les transports par terre pour l'alimentation en eau douce des chantiers se trouvèrent très notablement réduits pendant Tannée 1863. Dans le courant de l'année précédente, ces transports spéciaux avaient exigé jusqu'à 1.000 chameaux par jour, ce qui, avec les besoins des autres services, portait à 1.600 le nombre total des chameaux entretenus, partie appartenant à la Compagnie, l'autre partie en location. Pendant l'année 1^63, le service des transports par terre n'eut plus à opérer que sur de petites distances, soit pour satisfaire aux besoins des contingents, soit pour alimenter le service des travaux de tout ce qui lui était nécessaire.
A Port-Saïd, un chenal, dit chenal du Cheik Karpouty, fut creusé le long de la berge du Canal maritime pour établir une communication régulière entre le lac Menzaleh et le port et assurer ainsi les relations de Port-Saïd avec tout le littoral du lac, notamment avec Damiette. Jusqu'alors, la communication avait lieu par la rigole maritime, grâce à un boghaz qui avait été ménagé dans la digue Afrique de la rigole vis-à-vis du Cheik Karpouty, point d'arrivée et de stationnement des barques du lac, à 3 kilomètres environ de distance du port. Mais, par suite des grandes variations du niveau du lac, le l)oghaz n'élAit pas toujours praticable. Il y avait d'ailleurs grand intérêt à supprimer une ouverture qui rompait la continuité de la digue de la rigole- maritime. Les dragages entrepris pour l'ouverture du chenal du Cheik Karpouty durent être interrompus par suite du besoin que l'on eut des dragues qui concouraient à ces dragages pour les travaux de la rigole maritime. A la fin de l'année, le chenal était ouvert sur une longueur de 640 mètres; il devait être prolongé d'environ 400 mètres pour arriver jusqu'aux grandes profondeurs du lac.
308 HISTORIQUE DE l'eXÉGCTIOM DES TBÀVAUX
A Zagazig, le Gouvernement, sur la demande de la Compagnie, construisit un petit embranchement du chemin de fer, depuis la gare jusqu'à lOuady. Pour compléter l'œuvre, la Compagnie, des on côté, installa à rextrémilé du branchement, le long du canal, une gare destinée à remplacer remplacement qu'elle occupait dans la gare de Zagazig pour le dépôt de ses marchandises. Ces installations épargnèrent à la Compagnie de coûteux camionnages.
Sur une autre demande de la Compagnie, une nouvelle station, n*17, avait été établie par le Gouvernement sur le chemin de fer du Caire à Suez^ Le service de cette station commença à fonctionner en septembre. Toute la portion des contingents destinée au canal d'eau douce — et c'était alors la plus importante — fut dirigée désormais par le chemin de fer jusqu^à cette station n* il où les ouvriers trouvaient des agents de la Compagnie pour les guider et des chameaux en nombre suffisant pour le transport de leurs bagages. On économisa ainsi beaucoup de temps et de fatigue à ces ouvriers. Quant à la partie des contingents destinée aux travaux du canal maritime vers El Guisr et vers Toussoum, ils continuèrent à suivre la voie de Zagazig.
Comme l'année précédente, les transports sur le lac Menzaieh, sur la rigole maritime et sur le canal d'eau douce présentèrent de très grandes difficultés pendant la période de l'étiage du Nil :
Sur le lac Menzaieh, le service de l'eau douce eut particulièrement à souffrir des eaux basses, Tentrepreneur des transports sur le lac étant obligé d'aller chercher l'eau douce fort loin et de traverser avec ses barques un véritable lac de boue -,
La rigole maritime, complètement isolée maintenant du lac Menzaieh par la digue Afrique, n'était plus alimentée qu'à son origine, à Port-Saïd, et sa section était insuTfisante pour assurer une bonne alimentation jusqu'à son extrémité; on avait essayé de remédier à la situation en établissant dans la digue, près de Kantara, un pertuis communiquant avec une anse du lac ; mais par suite de la baisse des eaux, ce pertuis avait bientôt cessé de fonctionner. Indépendamment des obstacles résultant des eaux basses, la navigation sur la rigole fut en outre fréquemment entravée, tantôt par suite de ruptures des berges qui laissaient l'eau de la rigole s'écouler dans les bas-fonds voisins, tantôt par suite de l'existence de hauts fonds dans le lit même de la rigole;
Sur le canal d'eau douce, une baisse extraordinaire des eaux s'élant produite en juillet, toute navigation se trouva interrompue; les barques parties de Zagazig ne pouvaient môme plus arriver jusqu'à Tel-el-Kébir. Un pareil état de choses entravait gravement les travaux; la presque totalité des chameaux étaient employés au service des contingents et l'on était obligé de leur faire faire un travail excédant leurs forces 2.
Par suite des difficultés de navigation qui viennent d'être signalées, les
1. Le Président de la Compagnie, à la fin d'une de ses tournées dans l'Isthme, en mars, avait, en quittant Gebel-Géneffé pour rentrer au Caire, reconnu une ronte nouvelle qui lui avait été indiquée : on franchissait la montagne par un sentier qui pouvait être rendu facilement praticable, et, en descendant de l'autre côté, on arrivait en une heure et demie, au pas, au sommet d'une courbe du chemin de fer. Le Président demanda au Vice-Hoi de faire établir sur ce point une station, faisant remarquer à son Altesse que, par la nouvelle voie, pour l'arrivée sur les travaux des contingents de la Haute et de la Basse-Egypte ainsi que pour beaucoup de transports et pour les relations entre le Caire et Toussoum ou Ismaïlia, le trajet à partir du Caire pourrait se faire en une seule journée.
2. Les entraves apportées à la marche des travaux par l'insuffisance d'alimentation du canal d'eau douce furent signalées au Président de la Com-
approvisionnements et le matériel s'accumulaient, d'un côté k Rantara, de Tautre à Zagazig et à Gassassine, sans pouvoir aller plus loin, sinon par très faibles portions et au prix de dépenses excessives. A Zagazig, notamment, s'était produite une agglomération de plus de 15.000 colis, où Ion venait enlever à dos de chameau ceux de ces colis qui faisaient absolument défaut dans le désert. On se rend aisément compte du dséordre inévitable qui régnait au milieu d'un amas aussi considérable de colis de toute espèce, forcément confié à la garde d'arabes pour la plupart peu ou point connus, et des nombreuses soustractions de colis qui se produisirent. [Le service de Tlntendance parvint, par d'énergiques efforts, au début de la crue du Nil, à enlever et transporter tous les colis en moins d'un mois.] Il est à noter encore que, pendant les périodes de navigation difficile, les Raïs partis de Zagazig avec an chargement, lorsqu'ils rencontraient un obstacle dans leur trajet, allégeaient leurs barques en jetant sur la berge, à lendroit quelconque où ils se trouvaient, les colis de surcharge, ce qui était une nouvelle cause de pertes et de détournements.
Des circonstances semblables se produisirent dans les transports sur le lac Menzaleh et sur la rigole maritime : des colis, des madriers, etc., étaient abandonnés sur les berges et n'étaient retrouvés que trop tardivement pour éviter les pertes.
Les transports efTectués pendant Tannée 1863 & destination des divers magasins se sont répartis ainsi qu'il suit :
D'Alexandrie 4.000 tonneaux.
Du Mex 2.500 -
Du Caire 6.500 —
De Zagazig 200 —
De Damiette 2.500 —
De Port-Saïd 5.600 —
D'Ianiailia 300 —
Importance totalb dbs transports EFPBCTcâs. . . 21 .tiOO —
Dans ces transports ne sont pas compris ceux effectués des magasins vers les chantiers.
pagnie, vers la fin d'août, par un rapport du directeur général des travaux que le Président porta à la connaissance du Vice-Roi.
Les intérêts de la Compagnie — disait le rapport — en ce qui était du remplissage du canal d'eau douce à mesure de la crue du Nil, avaient été méconnus et sacrifiés, on aurait dû tenir une balance égale entre les intérêts des cultivateurs et ceux de la Compagnie, et il n'en avait pas été ainsi. Malgré la crue du Nil, ce n'était que pendant les derniers jours que les eaux avaient commencé à affluer dans le canal d'eau douce assez abondamment pour y rendre la navigation possible : on avait attendu, pour fermer les barrages des canaux inférieurs au canal de l'Ouady, c'est-à-dire pour permettre aux eaux de se diriger vers le canal d'eau douce, que les eaux des dits canaux eussent atteint un niveau dangereux pour les riverains.
Ainsi, d'un côté, on regorgeait d eau, pendant que de l'autre côté, il y avait disette. La situation qui avait été ainsi faite & la Compagnie avait entravé ses travaux et toutes les opérations de transports et d'approvisionnements et l'avait entraînée à d'énormes sacrifices pour parer au retard du rétablissement de la navigation sur le canal d'eau douce.
310 HISTORIQUE DE l'eXÉCLTION DES TRAVAUX
APPROVISIONNEMENTS DK DENREES
Observations générales. — Les approvisionnements confiés a« service de intendance générale furent assurés pendant Tannée 1863 par les mêmes moyens et sur les mêmes bases que Tannée précédente.
Pour un assez grand nombre d'objets supprimés dans les magasins, le personnel devait se pourvoir directement auprès du commerce libre qui avait pris un assez grand développement dans les campements.
L'épizootie qui sévit d'une manière très grave en Egypte, pendant plus de six mois, avait donné lieu à des craintes sérieuses pour Talimentation du personnel européen, par cette raison surtout que tout déplacement de bétes à cornes était interdit et qu'aucune des autorités auxquelles la Compagnie s'était adressée n'avait voulu donner d'autorisation pour Tenvoi de bestiaux au désert de quelque lieu qu'ils provinssent. Dans celte situation critique et dont il était impossible de prévoir le terme, la prudence faisait une loi de prendre d'urgence des mesures extraordinaires, ce qui motiva Tachât d'une assez grande quantité de bœuf bouilli de Russie pour assurer Talimentatioa pendant trois ou quatre mois.
L'épizootie, d'une part, et l'extension de la culture du coton en Egypte, d'autre part, avaient fait hausser les prix de toutes choses.
Le service de la boucherie, en particulier, avait eu fort à souffrir de l'existence de l'épizootie. L'adjudicataire de ce service, malgré les plus actives démarches, malgré de grands sacrifices, n'avait pu assurer qu'imparfaitement le service. La Compagnie avait dû également faire des sacrifices et s'était vue obligée quand même d'élever beaucoup le prix de la viande, mesure qui avait eu pour elfet de mécontenter k la fois acheteurs et vendeurs : les acheteurs, parce que la mesure grevait leur budget plus ou moins modeste ; les vendeurs, parce que la concurrence du petit commerce libre laissait invendu le produit des abats.
La fourniture du vin avait été confiée, par un marché non limité comme durée, à un industriel, le sieur Tuaillon, qui devait en assurer le débit dans les campements. Ce ne fut pas sans difficultés que ce fournisseur parvint à remplir à peu prés les conditions de son marché.
Un traité pour la fourniture et le débit dans les campements de diverses denrées était sur le point d'être conclu avec le fournisseur du vin. Du reste, même sans traité, M. Tuaillon s'emparait déjà de la clientèle, en sorte que la Compagnie pouvait, sans danger, procéder à la réduction progressive de ses propres magasins.
A la fin de Tannée, des propositions pour la fabrication et la fourniture du pain dans les circonscriptions d'Ismallia, de Rantara et de Port-Saïd étaient à Tétude et paraissaient susceptibles de recevoir une prompte solution. Des traités à ce sujet une fois passés, la Compagnie se trouverait affranchie du soin de pourvoir aux approvisionnements de farins et n'aurait qu'à fournir les locaux à titre gratuit pendant un certain temps et à exercer un droit de contrôle et de surveillance sur les boulangers traitants.
Ainsi qu'il a été expliqué précédemment, les interruptions qui se produisirent dans la navigation, soit par insuffisance d'eau dans le canal d'eau douce, soit par une baisse extraordinaire des eaux dans le lac Menzaleh, soit par diverses autres causes étrangères au service de l'Intendance, amenèrent sur un certain nombre de points une agglomération considérable de culis, dont le contenu fit souvent défaut dans les campements et qui occasionna de nombreuses pertes et des déchets importants.
Magasins. — L'ensemble du service des magasins comprenait, comme Tannée précédente, treize établissements (dont trois d'une grande importance, et deux qui furent supprimés à la fin de Tannée), savoir : .Alexandrie,
le Mex, le Caire, Samanoud, Dainiette, Port-Saïd, Ras-el-Ech, Rantara, El Guisr, Isinalliaf Toussoum, Chalouf et Zagazig. Leur stock normal pouvait être évalué à 3 millions de francs, et leur mouvement annuel, soit en entrée^ soit en sortie, à 8 millions.
Lo voie dans laquelle la Compagnie était entrée de confier à Tindustrie privée la fourniture et le débit, à ses risques et périls, de tout ce qui sa rattachait à Talimentation des européens ; la suppression déjà, prononcée de la fourniture par la Compagnie des objets de lingerie, d'habillement, de toilette, de ménage, etc., devait naturellement faire décroître désormais les évaluations ci-dessus.
Le magasin de Damiette, qui était précédemment le dépôt presque général de la Compagnie fut à peu près complètement supprimé dans les derniers mois de Tannée. 11 ne fut provisoirement conservé qu'en raison du petit nombre d'objets que Ton ne trouvait pas sur la place.
La boutique de détail de Port-Saïd et les magasins de Toussoum et de Samanoud furent supprimés à la fin de Tannée.
Le magasin d'El Guisr était en voie de suppression.
Les boutiques de détail gérées par des personnes des deux sexes en dehors -de la responsabilité des magasiniers furent partout supprimées: la Compagnie avait eu peu à se louer de la gestion de ces agents ; elle décida, d'ailleurs, que sur les points où un local de détail serait reconnu nécessaire, ce local demeurerait sous la responsabilité du magasinier.
A Ismaîlia, malgré toute l'activité déployée dans les constructions, on ne parvenait pas à satisfaire à tous les besoins du personnel. L'industrie privée ne commença à s'y développer que dans les derniers mois de Tannée.
CONTINGENTS ÉGYPTIENS
Ainsi qu'il a été mentionné au compte rendu de la marche des travaux pendant Tannée 1862, Son Altesse Saïd Pacha, à la suite de sa visite dans TIsthme en décembre 1861, avait fixé à 20 000 hommes l'importance des contingents mensuels d'ouvriers fellahs à fournir à la Compagnie, et ce chiffre, sauf les manquants indépendants de la bonne volonté du Prince protecteur -de l'œuvre, avait été maintenu pendant toute Tannée 1862.
Après le décès de Saïd Pacha, survenu le 18 janvier 1863, les contingents, 40US le règne de son successeur Ismaïl Pacha, continuèrent pendant les premiers mois de 1863, d'être de 20 000 hommes.
Dans le courant de juin, il fut décidé que, momentanément, on ne ferait plus de recrutement dans la province de Keneh-Esneh (Haute-Egypte) où le typhus s'était déclaré dans sept villages. Il devait résulter de cette mesure une réduction de 1.500 hommes dans le chiffre des contingents mensuels, et le Vice-Roi avait fait connaître l'impossibilité où il se trouvait déparer à cette réduction en chargeant davantage les provinces de la Basse-Egypte où les travaux de l'agriculture exigeaient un grand nombre de bras; Son Altesse avait en outre fait remarquer que l'augmentation des nombres de travailleurs à fournir par les provinces aurait pu être interprétée comme une intention •d'augmenter les contingents mensuels précédemment consentis.
I^e chiffre des contingents fut donc momentanément fixé à 18.500 hommes. Mais les Moudirs des provinces chargées de fournir ces contingents ne s'astreignaient guère à envoyer sur les travaux leurs effectifs complets, en sorte que le chiffre de 18.500 hommes présentait mensuellement d'importants -déficits. C'est ainsi, notamment, que pour les deux mois de juillet et août, le -contingent ne fut que d'environ 14.000 hommes.
Au commencement de septembre, le Président de la Compagnie signala la situation au Vice-Roi, sollicitant de Son Altesse la restitution à la Compagnie
312 HISTORIQUE DE l'eXÉCUTION DES TRAVAUX
pendant les trois derniers mois de l'année des manquants des mois précédents, seul moyen — faisait-il observer — de rendre la campagne aussi fructueuse que la Compagnie avait été en droit de l'annoncer, comptant sur la promesse de la permanence du contingent mensuel de 20.000 hommes.
Les contingents des mois d'octobre et de novembre s'approchèrent du chiffre de 18.000 hommes; mais, en décembre, le contingent ne fut plus que d'environ 13.000 hommes >.
Les contingents, pendant Tannée, furent répartis, suivant les besoins, sur le canal d'eau douce (pour travaux d'amélioration), sur la branche de Suez et sur le canal maritime entre Port-Saïd et le lac Timsah, et entre le lac Timsah et Toussoum.