Voir p
régisseur, M. Hardon, partit pour TÉgypte avec le fondé de pouvoir appelé à le représenter pendant son absence» M. Feinieux.
lis assistèrent tous deux, le 25 avril 1859, sur le point de I étroit lido séparant le lac Menzaleh de la Méditerranée qui avait été définitivement adopté pour le débouché du canal maritime, à Tinauguration de l'ouverture des travaux par M, de Lesseps accompagné d'une délégation de quatre membres du Conseil d'administration, du directeur général des travaux, M. Mougel Bey, et des trois ingénieurs sous ses ordres, MM. de Montant, Laroche et Larousse, et du médecin en chef de la Compagnie, M. Aubert-Roche.
Pendant la première année de fonctionnement de la régie intéressée on ne put naturellement s'occuper que de travaux préparatoires.
Ces travaux ont été les suivants :
A Port-Saïd : ouverture d'une rigole de communication entre le lac Menzaleh et les établissements du port; construction d'un appontement et organisation des moyens de déchargement des navires; construction d'un phare; construction de baraquements, de chalets, de maisons, de magasins; installation de deux machines distillatoires ;
Organisation des transports pour les communications par mer entre Port-Saïd et Alexandrie, pour les communications entre les divers points de l'isthme, enfin pour les communications de l'isthme avec l'intérieur de l'Egypte;
Organisation des services d'approvisionnements ;
Recherches et reconnaissances de carrières;
Recherches de points d'eau et construction de puits :
Etablissement de campements sur la ligne du canal ;
Enfin, importantes commandes de matériel.
En même temps que s'effectuaient ces travaux préparatoires parles soins du délégué de l'entrepreneur régisseur, sous le contrôle des ingénieurs de la Compagnie, ceux-ci avaient repris les opérations et les études sur le terrain pour la
42 HISTORIQUE DE l'eXÊCUTION DES TRAVAUX
reconnaissance du tracé, la vérification du profil en long et rétablissement de profils en travers; en même temps, aussi, les agents de la régie faisaient, séparément, de nouveaux nivellements en vue de la confection d'un plan coté à Taide duquel l'entrepreneur fit l'étude d'un nouveau tracé qui, se pliant davantage, au moyen de courbes nombreuses, aux ondulations du sol, présentait une réduction d'environ 11 millions de mètres cubes de déblais sur le chiffre du tracé de la Commission internationale. Ce nouveau tracé, avec des modifications proposées par le directeur général des travaux réduisant l'économie de cube à 9 millions de mètres, fut soumis, en août 1859, à l'examen du Conseil supérieur des travaux qui approuva le tracé ainsi modifié, lequel fut en conséquence définitivement adopté par la Compagnie ^