‹ Le canal de SuezChapitre 81 sur 207 · PÉRIODES DE TRAVAIL · texte numérisé non relu

PÉRIODES DE TRAVAIL

NOMBRES d'odtriehs

Du 28 avril au 14 mai

Da 18 mai au 5 juin

Du 7 au 29 juin

Du 11 au 25 juillet

Du 7 au 29 août, 2.793 hommes. f Du 17 au 28 août, 2.978 — .»

Du 7 au 22 septembre, 4.890 Du 18 au 25 septembre, 2. 705

Du 1" au 6 octobre, 527 Du 24 au 31 octobre, 990

Courant de novembre

Du 8 au 26 décembre

Gourant de janvier 1862

Cube total.. .

CUBES

BXBCUTÉS

Mètres cab«s

La longueur totale du canal étant de 34'''>^,855, le cube total des déblais exécutés correspond à un cube moyen d'environ 29 mètres cubes par mètre courant.

BATIMENTS ET ABRIS

A mesure du développement des travaux, le personnel dirigeant et le nombre des ouvriers d'art européens s'étaient accrus en proportion et il avait fallu multiplier les b&timents pour logements, bureaux, cantines, etc. On s'était d'ailleurs efforcé partout, excepté bien entendu pour les camps volants, de substituer aux tentes — dont le séjour occasionnait de fréquentes indispositions et par suite des interruptions de travail plus ou moins longues — des constructions fixes où les ouvriers fussent à Tabri de la grande cbaleur du jour et de la fraîcheur et de Thumidité des nuits.

On avait dû multiplier également les bâtiments pour magasins, ateliers détachés, hangars, écuries, etc.

Enfin, dans le but d'encourager les efforts faits par le commerce libre pour venir s'implanter dans l'Isthme, on avait jugé utile de mettre à sa disposition des logements et des magasins dans les centres principaux de population européenne, notamment à Port-Saïd et & El Guisr.

Port-Saïd, — Maisons d'habitation et abris divers, — Les plus grands efforts continuèrent d'être faits pendant tout le cours de l'année pour activer le plus possible la construction de logements pour les ouvriers européens. Malgré ces efforts, il y eut constamment insuffisance; d'où, — et cela au grand détriment de la santé générale, — à la fois encombrement dans les-

maisons existantes et nécessité pour un grand nombre d*ouvriers d'tiabiter sous la tente. L'Entreprise, malgré les plus pressants besoins, avait dû se résigner à ne plus faire venir d'ouvriers.

Un grand nombre de maisons à trois et à quatre chambres, sur fondations en pilotis, des deux types précédemment décrits, furent construites pendant Tannée.

Huit des chalets commandés à la maison Fréret furent montés à Port-SaTd. Us avaient les destinations suivantes :

Les chalets 1 et 2, montés Tannée précédente sur le iido, étaient occupés, ainsi qu'il a été dit déjà, Tun par Tingénieur chef de division, Tautre par le représentant de l'entrepreneur ;

Les chalets 3, 4 et 5, établis également sur le Iido, au delà des précédents, étaient destinés à Tinstallalion du service de santé : Tun des chalets pour la pharmacie et le logement du médecin et du pharmacien; un autre pour Thdpital ; le troisième pour le couvent des Sœurs du Bon Pasteur attachées à Th6pital et chargées de diriger une école de petites filles.

Le chalet 6, installé au coin de la rue de TArsenat, destiné à servir de chapelle pour le culte catholique.

Enfin, les chalets 1 et 8, installés non loin du grand magasin central, devaient servir de logements.

Les trois chalets destinés au service de santé ayant été reconnus comme trop exigus, on se décida à les monter sur rez-de-chaussée en maçonnerie. Les escaliers d'accès au premier étage étaient à l'extérieur, adossés contre les pignons. On avait adopté cette disposition par économie et aussi pour ne pas réduire les emplacements intérieurs.

Les matériaux nécessaires en chaux et moellons pour les diverses constructions (maisons d'habitation et ateliers de l'Arsenal) venaient du Mex. En outre, des transports réguliers de briques cuites venaient de Damiette. [Ainsi qu'il a déjà été mentionné précédemment, un marché avait été passé par l'entrepreneur avec le gouverneur de Damiette pour la cession par celui-ci, au nom du Gouvernement, de plusieurs millions de briques de démolition ao prix de 5 francs le mille.]

Le village arabe établi sur le Iido, à l'Est du port, prit pendant Tannée un grand développement.

Ateliers de Port-Saïd. — Les bâtiments destinés à l'installation des ateliers de construction et de réparations, dont la construction avait été commencée en 1860, furent achevés en 1861.

Ainsi qu'il a été dit précédemment, ces bâtiments étaient en charpente avec murs en pans de bois garnis de maçonnerie de briques et couverture en nattes de roseaux recouvertes de mortier.

; L^atelier à' ajustage avait 40 mètres de longueur sur 20 mètres de largeur.

I Deux arbres de transmission, placés de chaque côté de l'atelier et supportés par la charpente du bâtiment, le traversaient dans sa longueur; une voie de fer passait au milieu : 150 ouvriers pouvaient y être employés.

11 contenait, savoir :

A l'intérieur : deux machines à vapeur, Tune de 16, Tautre de 8 chevaux, la première pouvant suffire pour mettre les deux arbres de transmission en mouvement, 15 machines à percer, 4 machines à raboter, 3 machines à mortaiser, 4 machines à tarauder, une machine à rainer, une machine à aléser les cylindres, une double forge et son ventilateur, 9 tours, 2 meules à affûter, une machine à épointer et 40 étaux d'ajusteur.

A Textéf ieur :

Une machine à aléser les cylindres, 4 poupées de tour et 3 ventilateurs.

Cet atelier était en pleine activité dans les derniers mois de Tannée ; il y manquait encore cependant la grue de montage et les deux meules à meuler.

212 HISTORIQUE DE l'kXÉCUTION DES TRAVAUX

Dès le mois de juillet, on y avait fait fonctionner des tours, des maclûnes à percer et une machine à raboter au moyen d'une loco mobile.

L*atelier de fonderie avait 40 mètres de longueur sur 12 mètres de largeur. L'atelier de moulage y était installé. Vingt fondeurs, 20 manœuvres et 10 modeleurs pouvaient y être employés.

Il contenait, savoir :

Deux cubilots avec leurs tuyères, Tun de 900 et l'autre de 1.800 kilogrammes, un moulin à sable, 2 grues à double mouvement, une machine A vapeur de 8 chevaux, un ventilateur, un fourneau pour fonderie de cuivre et une étuve en construction.

Jusqu'à la un de Tannée, le petit cubilot avait seul fonctionné.

L'atelier des forges avait, comme l'atelier de fonderie, 40 mètres de longueur sur 12 mètres de largeur. Soixante ouvriers pourraient y travailler.

Il contenait, savoir :

Un marteau-pilon de 4.500 kilogrammes, une machine de 8 chevaux, uq ventilateur et un four à réchauffer.

Il devait être pourvu, en outre, de 12 doubles forges.

L^atelier n'était pas encore terminé à la fin de l'année.

Un gourbi de 72 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur servait provisoirement d'atelier de forges : on y comptait 8 forges fixes avec soufflets, 15 forges volantes, 23 enclumes, 2 tas de cloutier et 4 étaux.

L'atelier de chaudronnerie n'était pas encore installé.

Le bâtiment qui lui était d'abord destiné ayant dû recevoir une autre destination, on en construisait un autre ayant 50 mètres de longueur sur 8"',30 de largeur.

L'atelier devait contenir les machines suivantes, provisoirement placées en plein air, savoir :

Onze machines à percer, 2 poinçonneuses, 4 grandes cisailles, 2 grands tas pour dresser les tôles, une grande machine & cintrer, un tas avec cisailles, 3 cisailles poinçonneuses.

L'atelier de scierie avait 40 mètres de longueur sur 20 mètres de largeur.

Il contenait, savoir :

Une machine de 16 chevaux mettant en mouvement l'arbre de transmission placé dans un couloir en maçonnerie au-dessous du sol dans le sens de la longueur de l'atelier, 3 scies verticales, une scie à ruban, 3 scies circulaires, une machine A raboter, une machine A tenons, une machine à mortaiser.

Cet atelier était en activité dès le mois de juillet. 11 ne restait plus alors à y monter que deux machines-outils.

L'atelier de menuiserie avait 48 mètres de longueur sur8",30 de largeur.

11 contenait 10 établis neufs et 20 établis provisoires. 40 menuisiers pouvaient y travailler.

L'atelier de charpente était en plein air.

Son matériel se composait de sonnettes, chèvres et autres engins indispensables.

Ras-el'Ech. — Le campement de Ras-el-Ech fut établi dans le courant de Tannée.

Il comprenait à la fin de Tannée les constructions suivantes situées, toutes, sur la rive Asie du canal, savoir :

Deux maisons mobiles du type de 12 mètres sur S'iGO, Tune pour Tagent de la Compagnie, l'autre pour Tagent de TEnti'eprise ;

Trois hangars pour ateliers et magasins;

Un gourbi-maison à deux compartiments à Tusage des voyageurs ;

Trois autres gourbis-maisons pour les employés, divers gourbis pour cuisines, cantines, etc.

Un yillage arabe comprenant 6 gourbis et des tentes était annexé au campement.

Un campement mobile était installé sur la ligne du Canal à 3.600 mètres au sud de rile de Ras-el-Ech. Ce campement, en outre de 15 gourbis flottants, comprenait 40 tentes, dont trois grandes pour le magasin et les employés.

Kaniara. — Constructions érigées pendant Vannée : maison dite des administrateurs; logement pour l'employé de la Compagnie; cave devant servir de soubassement au logement du magasinier; cuisine et diverses cantines.

Le campement de Kantara, situé à TEst du canal maritime et établi suivant une ligne normale à Taxe du canal, présentait une longueur d'environ 300 mètres ; les maisons étaient érigées de chaque côté d'une rue de 20 mètres de largeur ; le centre du campement se trouvait à une distance d'environ 660 mètres de Taxe du canal.

Il comprenait à la fin de Tannée les constructions suivantes, dont quelquesunes n'étaient pas encore complètement achevées, savoir :

Maison dite des administrateurs ;

Logements respectifs avec cantines, pour les administrateurs et les chefs de service, pour le chef du campement, pour les employés de l*** classe, pour les employés de 2* classe, pour les ouvriers;

Bureau de la Compagnie ;

Cave et magasins, atelier, boulangerie ;

Hôpital ;

Sakieh avec abreuvoir et réservoir ;

Village arabe situé près du Canal.

El Ferdane (Chantier I du seuil cTEl Guisr). — L'installation du campement d*EI Ferdane avait été commencée, on se le rappelle, en décembre 1859.

Pendant l'année 1860, indépendamment de l'achèvement de la maison commencée l'année précédente, on avait construit trois autres maisons.

En 1861, furent érigées les deux nouvelles constructions suivantes : un bâtiment pour l'hôpital et le logement du médecin ; un autre bâtiment composé de cinq chambres pour le logement des employés célibataires. Les gros murs de ces bsitiments étaient faits avec les moellons extraits des fouilles et avec mortier de terre; les cloisons intérieures, en briques crues.

En résumé, à la fin de Tannée, le campement d'El Ferdane, situé, — ainsi que les cinq autres campements du seuil d El Guisr décrits ci-après — à l'ouest du canal maritime, et établi à une distance de 1.160 mètres de Taxe du canal, se trouvait comprendre les constructions suivantes :

Logements respectifs du chef de chantier et des employés ;

Bureau de la section des études ;

Magasin et écurie ;

Hôpital et logement du médecin ;

Cuisine.

Le village arabe situé h une distance de 230 mètres de Taxe du canal était composé de gourbis pouvant contenir 250 hommes et de 115 cases construites en terre et plaquettes de pierres que Ton trouvait à la surface du soL

Chantier H du Seuil. — Ce campement, installé à 100 mètres de distance de l'axe du canal, fut établi dans le courant de Tannée.

11 comprenait une maison contenant neuf chambres, dont huit pour logements et une pour bureau, et un magasin.

Le village arabe, situé à peu de distance du campement, était composé de gourbis, les uns en terre, les autres en branchages et roseaux, pouvant abriter 1.200 hommes. Le village contenait un puits d'eau saumàtre. Une maison fut construite près du village pour le logement du cheik.

21 i HISTORIQUE DE L^EXÉCUTION DES TRAVAUX

Chantier III du Seuil. — Ce campement, installé à 240 mètres de Taxe da Canal, fut établi comme le précédent dans le courant de Tannée.

Il comprenait une grande maison pour les logements et le bureau des emplo3*és et un magasin construit en branchages et roseaux.

Le village arabe, situé à une distance de 115 mètres du campement, était composé de 90 gourbis en branchages et roseaux et de 50 cases en pierres et terre pouvant, ensemble, abriter 800 hommes. Une maison fut construite prés du village pour le logement de cheik.

Chantier IV du Seuil. — Ce campement, installé à 330 mètres de l'axe du canal, fut établi, comme les deux précédents, dans le courant de l'année.

11 ne comprenait qu'une grande maison pour le logement des employés.

Le village arabe, situé à une distance d'environ 140 mètres du campement, renfermait 100 cases, dont 16 avec une petite cour, et pouvait loger 800 ouvriers. Une maison fut construite près du village pour le logement du cheik. Un four à briques se trouvait près du village.

El Guisr, Chantier V (PI. xxviii). — L'installationdu campement d'El Guisr — comme on l'a vu précédemment — avait été commencée vers la fin d'août 1860.

On avait construit en hâte trois grands bâtiments en pans de bois brut et en pisé pour magasin et pour logements d'employés et d'ouvriers européens. Les ouvriers arabes étaient logés dans des gourbis en branchages.

Nonobstant le projet de créer une ville à Timsah, le Seuil devant, pendant plusieurs années, être le centre principal de travaux considérables, on ne devait rien négliger pour assurer le bien-être de tous ceux, employés et ouvriers, qui allaient être appelés à vivre dans le désert.

Pendant toute l'année 1861, on travailla sans relâche à ériger de nombreuses constructions à usages divers. Tous les matériaux, autres que ceux de la maçonnerie : les bois, la menuiserie, les ferrures, etc., provenaient d'Alexandrie d'où ils étaient transportés par chemin de fer jusqu'à Zagazig, puis par eau jusqu'à G assassine, et de là, jusqu'au Seuil, en trois jours de marche, par caravanes de chameaux.

Les travaux ne purent pas toujours être poussés avec l'activité désirable : on manquait d'ouvriers d'art et surtout de matériaux, principalement de portes et fenêtres que l'on reconnut plus expéditif et économique d'acheter en fabrique à Alexandrie plutôt que de les demander aux ateliers d'El Guisr.

Par suite de l'insuffisance de logements, les employés et ouvriers, obligés de. vivre sous la tente, eurent beaucoup h soufl'rir pendant l'été.

Pendant la première moitié de l'année, comme il fallait aller vite, on n'avait fait que des installations provisoires. Aussi, au bout de quelques mois, eut-on à reconstruire plusieurs des installations primitives. Le campement étant destiné à conserver une grande importance pendant toute la durée des travaux du canal, la solidité des travaux était une condition indispensable. On avait heureusement des matériaux à portée dans les tranchées du canal : on trouvait, en elTet, des pierres en quantité plus que suffisante dans les déblais du chantier lui-même et surtout dans ceux du chantier VI. Comme la seule dépense était celle des transports, les moellons revenaient moins cher que la brique crue employée jusque-là. On se passait d'ailleurs de chaux pour la construction des murs : la terre pétrie avec une sorte de tuf crayeux ou de marne trouvés également dans les déblais donnait un mortier convenable. On réservait la chaux pour les enduits.

Le campement, établi suivant une ligne à peu près normale à Taxe du canal et, par conséquent, faisant face au nord, s'étendait sur une longueur d'environ 450 mètres et présentait deux larges rues dans le sens de cette longueur. L'habitation de l'ingénieur chef de division était à peu près au milieu de la longueur du campement et se trouvait à une distsmce d'environ 400 mètres de Taxe du canal.

11 comprenait, à la fin de Tannée, les constructions suivantes (en marchant <le l'ouest vers Test) :

Hôpital et logements du médecin et du pharmacien (trois b&timents) ; Boulangerie et boucherie ;

Logement des sœurs de charité chargées de tenir une petite école et une crèche; Chapelle (inaugurée le i"^ janvier 1862) ; Presbytère ;

Magasin central et boutique de détail ; Logements des employés de l'Entreprise (deux b&timents) ; Logements des employés célibataires de la Compagnie ; Habitation du chef de section de l'Entreprise;

— de l'entrepreneur général ;

— de l'ingénieur chef de division, avec logement réservé aux fonctionnaires de la Compagnie ;

Bureaux de l'Entreprise ; Bureaux de la Compagnie ;

Ateliers de menuiserie, de serrurerie, de charronnage ; scierie et tours ; Bureau du campement ;

Logements des employés mariés de la Compagnie ; Bazar pour le commerce libre ;

Logements d'employés de l'Entreprise (deux bâtiments) ; Cercle et hôtel pour les voyageurs (n'a été terminé que vers le milieu de Tannée 1862) ; Senrice des transports : bureau, écurie et parc de chameaux ; Cantine et deux cafés ; Logements d'ouvriers européens (quatre b&timents).

Village d'El Guisr, — En même temps que se construisait le campement (VEl Guisr, on installa comme annexe, au sud du campement, à une distance d'environ 240 mètres, un village arabe.

En outre de 10 cases construites en terre et plaquettes de pierres, dont une trentaine avec cour, et pouvant abriter 500 ouvriers, on avait érigé dans ce village diverses constructions en maçonnerie : un lavoir, une boulangerie, plusieurs cafés et quelques boutiques.

Enfin, près du village, avait été construite une mosquée avec logement pour riman. Le minaret de la mosquée fut utilisé pour l'installation d'un phare destiné à servir de point de repère et de guide aux voyageurs qui' avaient à circuler à travers le Seuil pendant la nuit.

Chantier VI du Seuil. -^ Le campement de ce chantier fut, comme ceux des autres chantiers du Seuil, installé dans le courant de l'année.

11 comprenait une maison avec cour et deux petits pavillons en ailes pour le conducteur chef du campement, deux autres maisons pour les employés et un gourbi pour atelier.

11 y avait deux villages arabes : l'un comprenant 300 cases construites en terre et plaquettes de pierres et pouvant loger 1.500 hommes; plus un petit bâtiment pour le logement du cheik ; l'autre village contenant 38 cases et pouvant loger 150 hommes.

Le Vice-Roi, dans une visite qu'il fit au Seuil dans les premiers jours de décembre, avait témoigné le désir d'avoir une habitation au bord du lac Timsah, près de Tendroit où devait déboucher le canal maritime. Sur l'ordre du Président on se mit immédiatement à l'œuvre pour rétablissement des constructions indispensables qui furent érigées sur le plateau à l'extrémité du chantier VI. Les constructions se composaient d'un bâtiment de 30 mètres sur 14 mètres pour le Vice-Roi et de deux autres bâtiments pour les pachas ou dignitaires formant la suite de Son Altesse. Elles furent terminées dans le -courant de l'année 1862.

216 HISTORIQUE DE l'eXÉCUTION DES TRAVAUX

Ancien campement de Timsah. — li ne fut érigé dans cet ancien campement aucune construction nouvelle.

Le campement comprenait le b&timent des employés, un magasin, des gourbis en nattes et des fours à chaux.

Ville de Timsah. — Les dispbsitions générales du plan de la ville de Timsah furent arrêtées dès les premiers mois de Tannée.

Timsah étant au centre de Tensemble des travaux, le point où, après Tachévement du canal d'eau douce, aboutiraient le plus facilement et le plus économiquement la majeure partie des approvisionnements, le point, également, d*où Ton se rendrait le plus aisément et le plus rapidement sur tous les chantiers de travaux, c'était là que l'Entreprise et la Compagnie désiraient, avec une égale impatience, de pouvoir, chacune, transporter aussitôt que possible son Service central.

Dans le courant de septembre furent commencés les soubassements de deux des trois chalets formant le complément de la commande Fréret, destinés, Tun à servir de maison d'habitation, l'autre à servir d'hôtel pour les voyageurs.

Bir-AboU'Ballah. — On construisit dans ce campement, pendant Tannée, une grande étable pour les bestiaux.

Le campement comprenait, en outre, deux maisons d'habitation avec dépendances diverses.

Toussoum. — Au lieu de construire un campement central pour les travaux du seuil du Sérapéum, on se contenta d'utiliser le campement de Toussouiu, dont les diverses constructions furent remises en état.

Géneffé. — Aucune construction nouvelle.

Rhamsès. — Le Président traça lui-même sur les lieux, dans le courant de juin, les dispositions à adopter pour le campement principal du canal d'eau douce qui devait être établi sur l'emplacement de Tel-ei-Mascouta, l'ancienne ville de Rhamsès.

Avant de commencer les constructions, on dut régaler et niveler le terrain. On trouva sous les décombres de l'ancienne ville des murs épais en briques crues et des vestiges importants de constructions en briques cuites, et le terrain fut déblayé afin de pouvoir utiliser ces matériaux. On trouva également, au milieu des décombres, un nionulythe en granit rose représentant, suivant les uns, la triade adorée à Hhamsès, suivant d'autres, le Pharaon entouré de ses deux fils, tous trois revêtus des coitiures et des attributs de la divinité. La partie postérieure était recouverte de cartouches royaux et de longues lignes d'hiéroglyphes.

La première maison du campement, de 31 mètres sur 9 mètres, fut entreprise dès les derniers jours de juin. Les travaux furent très lents par suite du manque de bois de charpente et de menuiserie. La construction ne fut achevée qu'à la fin de Tannée.

Dès que la partie du canal de Ras-el-Ouady à Maxama fut terminée, le campement provisoire de Tel-el-Kotab avait été transporté à Rhamsès ainsi que le magasin situé à 3 kilomètres du lac. La maison mobile de 5 mètres sur 5 mètres avait été remontée et plusieurs gourbis avaient été contruits.

Maxama. — Un second bâtiment, semblable à celui de Tannée précédente,, fut construit pour les logements et bureaux des employés de la Compagnie attachés au bureau central de la divison du canal d'eau douce. Par suite du manque de bois de charpente et de menuiserie, la construction, oommencée dans le courant de juin, ne put être terminée qu'à la fin de Tannée.

A.NNÉE 1861-1862

TABLEAU RÉS0M6 DE TOUTES LES CONSTRUCTIONS ÉKIOltBS DANS L'ISTHME ET AU MEX POUR BATIMENTS ET ABRIS A LA FIN DE L'ANNÉE 1861.

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