RECRUTEMENT DES OUVRIERS INDIGENES
Au début de Tannée, il y avait \ Port-Saïd, au village arabe, 600 fellahs avec leurs familles. Dès le mois do lévrier, le chantier de Kantara, de son cdté, occupait de 500 à 600 Arabes des frontières de Syrie qui étaient venus également s'installer avec leurs familles dans le village créé par la Compagnie; enfin aux six chantiers du seuil d'El Guisr, où se complétait le montage des appareils de déblais, il y avait de 200 à 250 travailleurs indigènes libres dans chaque chantier.
Dans les villages de la Basse-Egypte, à l'exception de ceux situés autour dn lac Menzaleh, où les Cheiks, bien probablement à Finstigation du fermier de la pêche du lac, empêchaient les ouvriers de se rendre sur la ligne des travaux, aucun obstacle n'était apporté au départ des fellahs.
Dans le courant de février, le Président de la Compagnie arrêta les termes d'un avis appelant sur les travaux les ouvriers indigènes et destiné à être affiché dans tous les chantiers de Tlsthme et à être répandu dans les villes et dans les principaux villages de la Moyenne et de la Basse-Egypte par les agents et correspondants de la Compagnie '.