‹ Le cancerChapitre 8 sur 18 · MÉDECINE · texte numérisé non relu

MÉDECINE

Sur la valeur du séro-diagnostic de la fièvre méditerranéenne. — Pendant assez longtemps, la séroréaction agglutinante de la fièvre méditerranéenne fut considérée comme absolument spécifique, mais au bout de quelques années, à la suite d’erreurs manifestes, de nombreux praticiens mirent sa valeur en doute et cessèrent d’y avoir recours. Fort heureusementMM. Nègre et Raynaud cherchèrentles causes qui faussaient les résultats de la séro-agglutination dans le diagnostic de la fièvre de Malte et montrèrent que moyennant certaines précautions il est cependant possible de l’utiliser en toute sécurité.

MM. Ch. Nicolle et Conor, qui depuis longtemps pratiquaient cette réaction et qui avaient été amenés à ne plus lui accorder une confiance entière, ont appliqué les données établies par MM. Nègre et Raynaud; comme ceux-ci, ils ont constaté que les raisons qui portaient à rejeter le séro-diagnostic de la mélitococcie n’étaient \ qu’apparentes, et qu’il suffit pour l’utiliser, avec Je j minimum de chances d’erreur, de chauffer à 56° le sérum à examiner et de choisir comme réactif un échantillon deilf. melitensis bien authentique. ( Annales de V Institut Pasteur de Tunis , 111, 1912).

Deux facteurs, en effet, enlevaient à la méthode toute sa valeur. Le premier consistait dans ce fait que certains sérums, provenant de sujets normaux ou atteints d’affections n’ayant rien de commun avec la fièvre de Malte, agglutinaient le M. melitensis. MM. Nègre et Raynaud ont réduit à néant cette cause d’erreur en montrant que l’agglutinine banale qui existe dans ces sérums,, de même que dans celui des mélitococciques. ne résiste pas à un chauffage de 2 minutes à o6°, aior> que cette opération laisse intacte l’agglutinine spéci tique.

Le deuxième facteur qui altérait les résultats 'de la réaction résidait dans la nature du microbe employé comme réactif. Jusqu’à ces derniers temps, en se basant sur une étude biologique trop sommaire, on croyait que les microcoques isolés de fièvres méditerranéennes cliniquement typiques étaient tous des il/. melitensis , i[ n’en était pourtant pas ainsi, puisque MM. Nègre et - Raynaud ont pu établir qu’il existe un microbe capable de causer une affection absolument identique à la fièvre de Malte, mais qui n’est pourtant pas un vrai M. melitensis, puisqu’il n’est pas agglutiné par le sérum d’animaux préparés avec ce dernier. On sait donc maintenant qu’il existe un M. paramelitensis , et qu’à côté de la fièvre méditerranéenne vraie on peut trouver des fièvres paraméditerranéennes qui sont a la piemièie ce que les fièvres paratyphoïdes sont à la vraie lièvie tvphoïde. Cette notion étant acquise dans tous les cas de fièvre de Malte supposée, il faut, pour faire dispaiaîtie le deuxième facteur d’erreur, essayer l’agglutination non seulement avec le M. melitensis, mais encore avec le M. paramelitensis. Alb- b-

NOTES ET ACTUALITÉS

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