‹ Le Cancer au HavreChapitre 12 sur 18 · HA · texte numérisé non relu

HA

que les chiffres officiels. Ils témoignent seulement des tumeurs malignes déclarées.

Tout dernièrement, on a détaillé, dans les statistiques globales, les causes de décès les plus habituellement observés. L'ensemble de l’humanité donne environ 12 pour cent de décès par cancer. Pour toute la France, la tuberculose serait imputable dans plus de 8 % des décès et le cancer dans plus de 6 %. Ïl apparaît ainsi que le pourcentage 7,59 %, fourni au Havre, est plus élevé que la moyenne générale de la France.

La ville de Strasbourg possède une organisation remarquable et un bureau spécial de statistiques. Les services concentrent méthodiquement tous les chiffres qu'il est possible de se procurer dans une grande ville. Le bulletin récapitulatif de l’année dernière, paru tout récemment, montre pour Strasbourg, une augmentation de 20 % des décès par cancer en une période de trente ans. Sur 100 décès, la classification en montre 14 causés par des affections de l’appareil circulatoire, 12 par le cancer, 9 par la tuberculose. Dans cette région, le Cancer surpasse donc par 3 % la tuberculose.

Les régions de l'Est et du Nord d’Est, avons-nous dit plus haut, semblent plus propices au développement du cancer que celles de l’ouest et du sud-ouest. Les chiffres donnés par cette statistique en semblent un nouvelle preuve.

Il est intéressant de voir que si la ville du Havre offre un pourcentage de décès par cancer moins élevé que la ville de Strasbourg, elle présente une augmentation plus rapide que sa rivale, d'années en années.

boat inf

N’avons-nous pas déclaré, déjà, qu’en 1901, la proportion des décès par cancer était, pour notre ville, de 3,84 % ? ‘En 1930, le chiffre de 7,59 nous apparaît comme un minimum. C'est-à-dire qu’en trente ans, les décès par cancer ont doublé au Havre, et rien ne fait prévoir l'arrêt de cette courbe ascendante.

À côté de cette statistique précise, qu'il nous soil permis de rappeler cette phrase, citée en 1908, par le docteur GuiLor : « Une statistique est loin de valoir l'impression très fondée d’un chirurgien qui exerce depuis seulement dix ans; pour celui-là l’augmentation du cancer est hors de doute. » Nous savons que les avis du docteur Guizror et du docteur LE NouEnE, depuis longtemps chirurgiens au Havre, sont positifs à ce sujet. Ici, point de chiffres, mais « cette impression très fondée » n'est pas une illusion, elle correspond à une réalité et confirme ce que l’étude aride des statis-

. tiques vient de nous apprendre.

“OIA8H np oJJlA e[ op onbr801098 ewroyos

= PT \suoruorooy sapges ho

7/0€7 DED D REP IN US/UELO0U9)

anbi601096 adno

Page 1