‹ Le cancer considéré comme souche tuberculeuseChapitre 29 sur 58 · SUR LA DÉGÉNÉRESCENCE TUBKRCULKUSE · texte numérisé non relu

SUR LA DÉGÉNÉRESCENCE TUBKRCULKUSE

compte rendu de la séance, je trouve les révélations suivantes, qui ne sont pas sans importance pour le sujet qui m'occupe, et que, pour cette raison, je ne saurais passer sous silence.

« Cette idée de l'influence des maladies chroniques et du cancer en particulier, dit M. A. Latour [Union médicale^ 41, 1869), il y a bien longtemps que nous l'avons entendu émettre pour la première fois. Tous les anciens élèves de l'École de médecine de Toulouse doivent se souvenir du professeur de clinique médicale Dubernard, professeur très- original, facétieux (si ce n'est dans les moments très-fréquents où il se prenait (le colère noire contre Broussais). Eh bien, ce professeur avait aussi son aphorisme sur la phthisie, et que de fois ne lui avons-nous pas entendu dire : « La jihthisie est la fille pourrie du cancer et de la vérole l »

» A une époque plus rapprochée, mais bien avant toute publication sur ce sujet, nous nous souvenons encore, ajoute M. A. Latour, qu'accompagnant, un matin, dans sa visite d'hôpital, un de nos plus distingués et savants confrères des départements, M. le docteur Bourgeois (d'Etampcs), il émit devant nous cette pensée : Le cancei' semble devenir plus fréquent dans nos campagnes; les cancéreux engendrent les plifJiisiques et la phthisie s'accroît aussi. »

Ainsi nul doute, cette sorte de métamorphose du cancer, qui s'opère en projetant des germes de phthisie dans les lignées, avait préoccupé plus d'un praticien ;

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